CHAPITRE I
DU n.VPTÉ.ME EN Lri-MÊ.ME.
Ar;T. I. De la matière et de
la forme.
830. I I. De la matière. La matière éloignée valide c'est de l'eau naturelle. C'est de foi : « Si quelqu'un dit que de feau véritable et naturelle n'eut pas nécessaire pour le baptême, et par conséquent donne une signification détournée et métaphorique à ces paroles de N. S. J.-C: Si quelqu'un n'est pas né de nouveau de l'eau et du St Esprit, qu'il Sultanat. ïr. ses. 7. can. 2.
La matière licite, hors le cas de nécessité, c'est seulement de l'eau bénite à cette fin. L'eau bénite ordinaire ne peut être employée dans le baptême solennel"; et cela sous peine de faute grave. Si l'eau consacrée pour le baptême faisait défaut, ou si elle était corrompue, il faudrait en bénir d'autre en se servant de la formule spéciale plus courte, qu'on trouve dans le Rituel.
On pourrait aussi ajouter de l'eauordinaire, en moindre quantité,àl'eau baptismale, qui risquerait de s'épuiser; mais qu'on évite de le faire si l'eau baptismale était corrompue, car l'eau corrompue ne peut pas être employée. Il est permis, et même prudent en hiver, de mêler un peu d'eau chaude en plus petite quantité àl'eau baptismale; mais si l'enfant était sur le point d'expirer, on pourrait employer de l'eau froide, si on n'en avait point de chaude, lors même que la mort de l'enlant en devrait être devancée de quelques instants. La Sacrée Congrégation des Rites a déclaré que c'est un abus de ne pas consacrer deux fois l'an, l'eau bapiismale, d'abord le samedi saint, et'ensuite la veille de la Pentecôte. Il est probable que l'emploi de l'eau bapiismale n'est pas prescrit pour le baptême privé; l'eau bénite ordinaire pourrait suffire ; et en
DIEU SANCTIFICATEUR
cas de nécessité une eau quelconque même douteuse doit être employée, si on n'en a pas d'autre. Mais si la matière est douteuse, il faut donner le baptême sous condition.
831. § II. La Matière procJiaincy c'est l'ablution, qui suppose plusieurs gouttes, sans quoi elle ne laverait pas. L'ablution doit être laite sur la tête, ou sur le front, et cela immédiatement; que si, dans un cas de nécessité, on ne pouvait la faire sur la tète, on pourrait la faire sous condition sur tout autre membre et même sur les cheveux et plus tard on la renouvellerait sur le front sous condition. Pendant qu'on verse l'eau de la main droite, il est prudent de laver avec la main gauche le front de l'enfant que l'on baptise, afin d'être plus sûr que l'eau l'atteint immédiatement. Si l'eau n'atteignait que les pellicules qui, sur la tête de l'enfant, tiennent lieu de cheveux, le baptême ne serait pas assez sûr ; il serait invalide si l'eau n'atteignait que les vêtements. Quand l'enfant vient au monde, dans son enveloppe, si on craint qu'il meure quand on le découvrira, on doit faire l'ablution sous condition sur l'enveloppe d'abord, et ensuite la renouveler sous condition sur la tête.
832. Il est certain, et même il appartient à la foi que l'ablution est valide de trois manières, par immersion, comme on le faisait dans les premiers siècles ; par aspersion., comme le faisait St François Xavier, et par infusion, comme nous le faisons aujourd'hui. Chaque église doit garder la manière, qui est de tradition chez elle. D'après le Rituel Romain, une triple infusion est prescrite est cela sous peine de faute grave. S. 42.
833. ^ II. La forme du baptême, ce sont ces paroles : N. Ego te baplizo, in nomine Patris, et Filii et Spiritus sancti. Cela appartient à la foi, d'après le Concile de Trente. Ses. 7. can. 3 et 4. Dans cette forme toutes les paroles sont essentielles, excepté le mot ego et le premier et. La forme est valide en toute langue, et il est même mieux que les gens simples baptisent dans leur langue maternelle. C'est pourquoi nous donnons ici la forme en français : N. Je te baptise au nom du Père et du Fils et du St Esprit.
Chez les Grecs, voici la forme usitée: Baptizetur sercus Christi in nomine, etc. Le baptême donné au nom de J.-C. ou de la Ste Trinité serait au moins douteux et par conséquent gravement illicite, voir n» 767.
Art. II. De l'institution divine.