‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 166 sur 459 · Il est certain que N. S · texte numérisé non relu

Il est certain que N. S

a institué immédiatement le baptême ; et, d'après l'enseignement le plus commun, il l'a fait, en recevant lui-même le baptême de Jean ; car dès lors les apôtres commencèrent à baptiser. Le baptême est devenu nécessaire, quand N. S. a dit: Allez., enseignez toutes les nations, les baptisant^ etc. C. R. 19, 20.

Les théologiens se demandent si les apôtres ont été baptisés, quelques-uns le nient ; mais Hurler dit qu'il faut embrasser l'opinion qui l'affirme.

ART. m. Des effets du baptême.

835. Le baptême enlève tous les péchés et toutes les peines dues au péché; il donne la grâce sanctifiante, et imprime dans l'àme un caractère. C'est de foi contre les prolestants. Le décret du Concile de Florence, aux Arméniens dit : (( L'effet de ce sacrement, c'est la remise de toute

LE BAPTEME

faute originelle et actuelle, et de toute peine due pour la faute. »

Et le Concile de Trentea formulé cetanathème : «Si quelqu'un nie que par la grâce, conférée par le baptême, la culpabilité du péché originel n'est pas remise, qu'il soit anathème. » Sess. 5, can, 5.

836. Par le baptême, comme le dit encore le décret aux Arméniens, nous devenons les membres de J.-G. et nous sommes incorporés à l'Eglise. Nous devenons capables de recevoir les autres sacrements. Le baptême a la vertu d'enlever même les pénalités de cette vie, comme les maladies, mais il n'obtient pas ce résultat en ce monde, afin que nous soyons conformes à Jésus- Christ. Si nous souffrons avec lui, c'est afin que nous soyons glorifiés avec lui; mais le baptême obtiendra tous ces heureux effets, à la résurrection générale, comme nous l'avons déjà dit n° 5-44.

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