‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 175 sur 459 · I. Pour In validU(\ le · texte numérisé non relu

I. Pour In validU(\ le

caractère épiscopal, ou avec la délégation apostolique, le caractère sacerdotal sont de rigueur.

II. Pour la licéité, il est requis de confirmer ses propres sujets dans son propre diocèse.

Celui qui les confirmeraitailleurs pécherait gravement; mais si des confirmants étrangers se présentaient au ministre dans son propre diocèse, il pourrait les admettre, en présumant le consentement de leur Evêque. Il n'est pas requis que le ministre soit à jeun. Probablement on peut donner la Confirmalion, sans faute grave, en dehors de l'église, dans un lieu décent.

D'après l'opinion commune, on peut la donner tous les jours de l'année, le malin et le soir.

874. A moins qu'il ne soit impossible d'en avoir, on doit donner au confirmant un parrain ou une marraine.

Cette obligation est grave, à moins d'une coutume légitime contraire. Pour pouvoir validement 6tre parrain ou marraine dans la Confirmation, il faut ôtre désigné par le confirmant, ou si celuici est un enfant, par ses parents ou par I'Evêque ; il faut de plus qu'il touche le confirmant d'une manière physique (ce qui se fait en mettant la main droite surrépauledroiteduconlirmant); enfin il est requis qu'il ait été confirmé lui-même auparavant, sans cela il pécherait gravement selon l'opinion commune, ne serait pas vraiment parrain, et par conséquent ne contracterait pas la parenté spirituelle. Dans les missions on peut, si on ne trouve pas de parrain, confirmer d'abord quelques uns, qui serviront de parrains aux autres, D.

Pour la licéité, il faut employer un seul parrain, ou une seule marraine, qui ne soient pas les mômes que ceux du hapicme, à moins d'une raison particulière. Les impubères, les excommuniés, les pécheurs publics ne peuvent être licitement admis. Il faut que le parrain ou la marraine, soit du même sexe que le confirmant ; les parents ne iieuvent pas servir de parrain ou de marraine à leur propre enfant, ni un des époux à l'autre. Il est défendu d'employer le même parrain pour tous les confirmants, et si I'Evêque lui-même veut servir de parrain, il doit le faire par procui'eur. Celui qui administre le sacrement de confirmation, et le par-

DIEU SAKCTIFICAÏEUR

rain ou la marraine, conlraclent la parenté spirituelle, comme celui qui baptise. M. -liiO;^ et suiv.

87o. L'Evèque, en donnant la Confirmation, doit porter l'amict sur le rochet, ou, s'il est relig^ieux, sur lesurplis, puis l'étoleet la chapede couleur blanche, la mitre et la crosse. A la rigueur Tétole SLil'lit, mais ce serait grave de n'avoir aucun de cesvêtenients sacrés.

Ce n'est pas grave d'omettre le soufflet, ni de ne pas employer le cierge. Le curé doit inscrire avec soin les noms des confirmants, et de leurs parrains et marraines.

Art. III. — De l'obligation d'administrer ce sacrement.

87(J. A moins qu'une iinpossisibilité morale ne l'excusât, un Evêque pécherait gravement, s'il restait 8 ou 10 ans, sans parcourir son diocèse, au moins dansles principaux centres, afin d'y donner la confirmation, v.

n" 3454. 11 y a des théologiens, qui (ont une faute grave à un Evêque. de ne pas donner la confirmation à un moribond qui la demande ; d'autres probablement l'excusent de tout péché.

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