CHAPITRE III
Du SUJET DE LA CONFmM.\TION.
Art. I. — Quel est-il ?
877. Tout baptisé est sujet de la confirmation ; et il n'y a que ceux qui sont baptisés qui puissent recevoir ce sacrement. On
peut confirmer validement les enfants et les insensés. Il est permis de confirmer les insensés on doit même le faire. Cr. 992.
Mais aujourd'hui, on ne peut p\us licitement confirmer les enfants, qui n'ont pas l'âge de raison, sans une cause grave, comme par exemple, s'ils étaient en danger de mort, ou si l'Evèque devait resler longtemps sans revenir. « S'il semble qu'on ne doit pas attendre la douzième année dit le catéchisme du Concile de Trente, certainement il convient fort de ne pas le donner avant la septième année. » Celui dont la CojifiriDalion a été douteuse, peut la recevoir sous condition une seconde fois ; mais il faut, dans ce cas, un doute plus fondé que pour le baptême. Celui qui refuse de recevoir la confirmation pèche-t-il gravement? L'opinion commune l'affirme ; quelques théologiens cependant pensent que ce refus ne serait que véniel, s'il ne venait pas du mépris de ce sacrement.
Art. II. — Des dispositions requises dans le sujet.
878. Rien n'estexigéd'un enfant ni d'un insensé. Chez les adultes, l'intention est requise pour la ralidité. V. n° 812. Pour la iicéité, il n'y a pas besoin d'être à jeun ; mais il faut être en état de grâce, et connaître les éléments de la doctrine chrétienne.