I. — Or les paroles de N. S
sur le pain sont les suivantes :
] [oc est eiiim corpus meum, qui seules constituent la l'orme de la première consécration, d'après l'opinion commune et très probable. Cependant je n'ose pas dire improbable l'opinion, qui soutient que la forme commence aux mots : Qui pridie , dit St Liguori. Aussi la rubrique veutelle que si la consécration est invalide, on reprenne à : Qid pridie.
898. II. Sur la forme du vin, il y a la même controverse que ci-dessus touchant, les paroles :
S'imiii modo. Les auteurs pensent communément, quela forme essentielle est toute dans ces paroles : Hic est enim calix Sim- (juinis mei ; mais une opinion probable soutient que les paroles suivantes : novïct œterni Teslamenti, etc. sont aussi de l'essence du sacrement. Si donc on les avait omises, il faudrait répéter sous condition toute la forme en recommençant à: Simili modo.
(L. G. 222.) Les paroles : Hœc quoliescnmque, etc. ne sont pas essentielles. L'omission volontaire du seul mot enim. serait grave, d'après plusieurs auteurs ; et il pécherait très gravement celui ([ui ajouterait à la forme quelques paroles, lors même que ces paroles ne changeraient pas le sens. Si on ne se souvient pas d'avoir dit toute la forme, il ne faut pas la répéter ; mais si on doute, avec une vraie probabilité, d'avoir omis quelque chose d'essentiel, il faut répéter la forme
DIEU SANCTIFICATEUR
SOUS condition.
899. Est-il requis pour la validité, que celui qui prononce la forme y s'entende lui-même ? On le nie communément, cependant quelques auteurs l'affirment; et leur opinion est probable. On ne pourrait donc excuser de péché mortel celui, qui proférerait de manière à ne pas pouvoir s'entendre, les paroles de la consécration. Il risquerait de rendre le sacrement invalide, ce qui est certainement illicite.(L. 1.6. 41 4.
900. Bien qu'il y ait dans l'Eucharistie une double matière et une double Ibrme, il n'y a cependant en réalité qu'un sacrement, car il n'y a qu'une signification, celle de la réfection spirituelle.
Ce que nous venons de dire de la matière et de la forme s'applique au sacrement à faire injieri. Quant au sacrement fait in fado esse, c'est-à-dire, quant aux hosties consacrées, il est probable que la réunion des espèces et du corps de N. S. est comme la matière du sacrement, et que la signification sacramentelle, c'est-à-dire la réfection de l'âme, est comme la forme. Ce sacrement est formellement le même partout où il y a des hosties consacrées, puisque c'est partout le même corps deN. S,; mais il est numériquement multiple, et cela en proportion du nombre des espèces séparées par une distance morale. (S. 5215)
Art. II. — De l'institution divine.