I III. En conservant
L EUCHARISTIE, SACREMENT
l'Eucharistie. I Comment faul-il la conserver?
L'Eucharistie doit être conservée :
loDans les églises cathédrales et paroissiales et dans celles des religieux proprements dits, des religieuses cioiirées, et des hôpitaux. On ne peut sans la permission du Pape la conserver ailleurs. 2" On doit tenir le Si Sacrement dans un tabernacle décent, bien fermé à clef, et cette clef doit être entre les raains du curé, ou d'un prêtre. Le tabernacle doit être doré à l'extérieur, à moins qu'il ne soit de marbre ou d'une autre matière plus précieuse. Et à l'intérieur, il doit être tapissé de soie blanche. On doit le recouvrir d'un conopée, et il est défendu de n'y rien enfermer que le St Sacrement, qui doit être contenu dans un ciboire au moins bénit et fait en or ou en arg'ent, ou en étain doré ; mais non en cuivre, ni en bois, ni en verre. Le ciboire doit être recouvert d'un voile blanc et placé sur uncorporal. Le tabernacle doit être bénit, bien que quelques-uns pensent que ce n'est pas nécessaire. On ne peut placer au-dessus que la croix, et on ne peut rien exposer à la vénération des fidèles devant la porte du tabernacle.
Cf. 2677. Cette porte doit rester ouverte, quand le St Sacrement n'est plus
. enfermé dans le tabernacle. 3o Devant le tabernacle doit toujours brûler une lampe, à moins d'une dispense du Pape.
^e serait une négligence grave de la laisser éteinte pendant un jour entier.
G. 310. Pour l'alimenter on doit employer l'huile d'olive ; mais si on ne peut s'en procurer, le St Siège laisse à la prudence des Evêques le pouvoir de permettre d'employer d'autres espèces d'huiles, autant que possible végétales.
92i. II. Peut-on exposer la Ste Eucharistie ? — Sans l'approbation de l'Evêque, un prêtre revêtu du surplis et de l'étole peut, après avoir allumé six cierges de cire, placer le ciboire sur le corporal à la porte du tabernacle, qui reste ouverte. C'est ce qu'on appelle l'exposition privée. Pour l'exposition publique, ou la bénédiction solennelle du St Sacrement il faut la permission de l'Evêque. Pendant l'exposition duSt Sacrement, il doit toujours y avoir dans l'église quelques adorateurs : six cierges de cire doivent rester allumés ; et aucune relique, ni image, ne doit être exposée sur l'autel. D'après une décision de la C. des U. 4 fév. 1871, il ne convient pas que l'hostie louche le verre dans la custode. Ce n'est pas contre l'esprit de l'Eglise, de nos juurs, d'exposer fréquemment le St Sacrement, pourvu qu'on le fasse avec le respect voulu. Que les prêtns aient soin par
leurs exhortations, et leurs exemples, d'accréditer la pratique si salutaire de visiter le St Sacrement. M. 'lo84. D'après une décision de la S. C. des R. du -13 avril 1883, on ne peut tolérer sur l'autel une illumination de gaz, ni a pari de lumière électrique.
922. m. Que fairedcs hosties, ou des fragments d'hostie que l'on trouve ?
Si un laïc les trouve qu'il avertisse un prêtre; s'il n'y a point de prêtre, qu'à l'aide d'une épingle il place ces hosties, sur une feuille de papier bien propre, et les garde dans un vaseconvenable, en attendant qu'il les remette à un prêtre.
Si le prêtre trouve: 1° Une hostie qui soit certainement consacrée, et non altérée, qu'il la prenne avant les ablutions, ou la donne à ceux qui viennent communier. Si elle n'est que douteusement consacrée, ou douleusement altérée, qu'il la prenne avant les ablutions. Si dans les deux cas précédents, l'hostie n'était pas propre, qu'il l'enferme dans le tabernacle jusqu'à ce qu'elle soit entièrement altérée, s'il a répugnance à la consommer.
2° S'il trouve seulement des parcelles, restesdu saint sacrilice qu'il vient d'offrir, il peut les prendre avant l'ablution, et même après, et même à la sacristie s'il n'a pas quitté les ornements; s'il les avait quittés, qu'il les enferme dans le tabernacle ou les confie à un prêîre, qui doive célébrer après lui. Si c'est impossible, qu'il les prenne lui-même.
Si ces fragments étaient des restes d'une autre messe que la sienne, il ne pourrait les prendre qu'avant les ablutions ; pour les prendre sans être à jeun, il faudrait qu'il y eût à craindre quelque grave irrévérence. G. 312.
3'^ Si un infirme, rejette les saintes espèces il faut les recueillir dans un vase jiropre, et les laisser dans un endroit fermé de l'église, pour les jeter ensuite dans la piscine, quand elles seront entièrement altérées. Si elles sont mêlées à des aliments, il faut recueillir le tout avec des étoupes, le brûler et jeter les cendres dans la piscine.
923. IV. Quand faut-il renouveler les saintes espèces? Tous les huit, ou au moins tous les quinze jours. Le prêtre qui les conserveraient longlemp.s, au risque de les voir s'altérer, pécherait gravement. On ne serait pas sans reproche non plus, si en renouvelant les hosties à temps, on laissait dans le ciboire des i)arcelles anciennes, qu'on ne consommerait pas. On doit consommer les hosties anciennes avant les ablutions. Pour purifier le ciboire, le prêtre doit recueillir les parcelles dans le calice, ou bien verser le vin dans le ciboire, puis le transvaser dans le ealice, et le bnirc cnsuile.
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