TRAITÉ IV. DE LA PÉNITENCE
1037. La pénitence, comme vertu morale, est une branche de la vertu de justice, qui incline à réparer l'oifense faite à Dieu par le péché, par le moyen de la douleur et de la satisfaction. V. Il" !2O07. Comme vertu chrétienne, elle est surnaturelle, puisque l'homme ne peut sans la grâce, se repentir comme il faut. Elle suppose nécessairement la douleur du passé et le propos pour l'avenir; le seul changement de vie ne suffirait pas, comme l'a pensé Luther.
L'acte de cette vertu, c'est la contrition dont nous parlerons au no 1042,
1038. Comme sacrement, la pénitence se définit: un sacrement qui consiste dans les actes du pénitent et dans celui du prêtre absolvant légitimement, par manière de jugement. L. 43i.
C'est de foi d'après ce que nous avont dit n" 75(5, (|ue la pénitence est vraiment et propreuient un sacrement.
Nous devons trader, couime à l'ordinaire, du sacrement en luimême, du ministre et du sujet