‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 238 sur 459 · LES FINS DERNIÈRES · texte numérisé non relu

LES FINS DERNIÈRES

suffit cependant que la révocation du coBsentement ne soit pas certaine. M. 2086. Sans ces deux conditions, le mariage ne pourrait avoir aucun fondement. Voir no 1690.

1696. S'il est possible de fulminer celte dispense, on le fait de la même manière que pour les autres, en y ajoutant le mot m rudice. Le principal avantage de cette dispense, c'est que dès qu'elle est obtenue, il n'est pas requis que la partie qui ignore l'empêchement, soit informée de la nullité du mariage, ni renouvelle son consentement ; bien plus, la dispense in radice peut revalider le mariage, sans que ni l'un nil'autredes époux soient avertis de son invalidité, qu'ils ignorent.

1697. Les facultés ordinaires,

3ue Rome accorde aux évêques, e dispenser des empêchements, ne suffisent pas pour qu'ils puis-

sent accorder les dispenses in radice ; mais il est nécessaire pour cesdernières, qu'ils obtiennent un pouvoir spécial ; et lors même qu'il l'aurait obtenu, l'Evêque ne pourrait pas dispenser validement, s'il n'y avait pas une raison urgente de ne pas avertir les époux de la nullité de leur mariage. G. 905. Cette dispense est accordée régulièrement pour le for interne; mais elle peut être accordée aussi, dans le for externe ; et pour faire cesser le scandale, elle doit être divulguée d'une manière discrète, et être inscrite au moins dans le registre secret de l'évêché, v. n. 1686.

Nous avons traité soit en général, soit en particulier des sacrements, par lesquels les grâces du Dieu sanctificateur découlent abondamment sur nous. Il ne reste donc plus qu'à parler de Dieu consommant les hommes par la gloire.

DISSERTATION IV

DE DIEU CONSOMMATEUR

1698. Nous avons vu Dieu créant, et ensuite gouvernant toutes ses créatures par sa providence naturelle, et les hommes par sa providence surnaturelle, en les rachetant et les sanctifiant dans la voie. Il ne nous reste plus qu'à le considérer consommant ses

créatures dans leur terme. Nous allons doncdans un double traité parler I des fins dernières de l'homme jusqu'à la consommation des siècles, et II de la consommation des siècles, ou de la fin du monde.

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