‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 258 sur 459 · DE LA NATURE DES ACTES HUMAINS · texte numérisé non relu

DE LA NATURE DES ACTES HUMAINS

1818. L'acte c'est l'exercice de la puissance. Quand l'homme exerce ses puissances sensilives, '■u inlellecluelles, il fait un acie. Toutefois fout acte de l'homme n'est pas un acte humain par exemple quand l'homme croît par la nutrition, il fait un acte de l'homme, mais qui lui est commun avec les plantes et les brûles. L'acte humain est celui qui est propre à l'homme, on le définit : Un arlc délibéré procédant de la volonté humaine.

C'est, en effet, par la volonlé intelligente et libre que l'homme se dislingue des autres èlres, qui vivent dans ce monde visible.

4819. L'acle que la volonlé accomplit, immédiatement en elle-même, sans le secours d'une autre puissance, et sans que cet acle soit commandé, par un autre acte de la volonlé s'appelle

élicilc; il prend le nom d'impéré ou commandé, s'il est fait sous l'empire d'une autre puissance, ou d'un autre acte de la volonté elle-même. Si l'acte est fait par les seules puissances intérieures de l'homme, on le nomme interr ne ; dans tout autre cas, il est externe. Un acte est bon quand il est conforme à la droite raison ; s'il n'y est pas conforme, il est manvnis. Si n'étant pas conforme à la droite raison, il n'est pas non plus en opposition avec elle, il s'appelle indifférent.

S'il est fait avec le secours de la grâce, il est surnaturel, sinon il est naturel. S'il est digne de récompense, on l'appelle méritoire.

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