V. no
1836. Si cette ignorance grave est recherchée à dessein par un homme, afin qu'il puisse pécher plus facilement, elle s'appelle affectée : et pour lors elle augmente plutôt le volontaire qu'elle ne le diminue, non en elle-même, mais dans sa cause qui suppose une plus grande affection pour le mal.
1837. Ce que nous venons de dire de l'ignorance s'applique en tout point à l'oubli, ou à l'inadvertance. Ceux par conséquent qui ne s'occupent nullement de connaître les jours déjeune pèchent, en ne les observant pas ; il en serait autrement s'ils ne les remarquaient pas une ou deux fois. Voir sur la science des prêtres les n»» 1309 et 3671 ; et sur celle des médecins le n<» 3744.
1838. I II. De la Concupiscence. — Sous ce nom, il ne faut pas entendre le foyer de péché qui est en nous, mais bien les passions qui sont en ellesmêmes indifférentes, et qui deviennent bonnes ou mauvaises, selon la nalurede l'objet qu'elles poursuivent. V. no» 504 et suiv.
Or, il y a la passion antécédente, dont les mouvements préviennent la volonté ; et la passion conséquente, dont les mouvements viennent de la volonté, soit que la volonté inclinée au mal influe par là-même sur les mouvements des passions, soit