‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 264 sur 459 · HUMAINS · texte numérisé non relu

HUMAINS

Et d'abord de l'essence de cette moralité, et ensuite de ses principes.

Art. I. — De l'essence de la moralité des actes humains.

1847. Le seul acte humain, ou libre, peut être moral, c'est-àdire honnête ou honteux. Les actesd'un être qui n'est pas libre ne peuvent être que physiquement bons ou mauvais ; mais ils ne méritent ni éloge ni blâme.

•1848. Qu'est-ce oui constitue la bonté ou la malice d'un acte moral 1 Ici il faut laisser de côté les systèmes absurdes, qui font dépendre la moralité de l'utilité ou du plaisir, ou de la volonté des hommes, manifestée par l'opinion publique, ou par les lois, ou de la raison de l'homme, que quelques-uns osent dire indépendante de Dieu. Ce sont là en etTet des erreurs manifestes. D'autres veulent que le bien et le mal moral dépendent de la volonté de Dieu, ce qui est vrai dans les choses de droit positif, qui, ne sont mauvaises que parce qu'elles sont défendues : mais ce qui est absurde, dans les choses qui répugnent essentiellement à la nature. D'autres soutiennent qu'un acte est moral par là même qu'il est volontaire et libre. Sans doute, mais la volonté et la liberté sont nécessaires dansles actes mauvais comme dans les actes bons ; la liberté et la volonté sont donc la condition sine quà non de la moralité d'un acte, mais non la raison essentielle de sa bonté ou de sa malice. Il faut donc que quelque chose s'ajoute à la volonté et à la liberté, pour qu'un acte soit bon, et que quelque chose soit retranché à la bonté pour qu'il soit mauvais. L'acte c'est un être. L'être est bon quand il a toute la perfection voulue. • S'il en est privé, il est mauvais. V. n" 312.

1849, Mais quelle est la perfection qui fait qu'un acte est bon ?

C'est sa conformité avec la loi éternelle de Dieu, qui précède

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