LEUR FIN
coadaire, de s'affranchir du souci du monde.
1862. La fin peut être bonne ou viauvaise ; mais elle ne peut être indifférente ; car la fin c'est le but que poursuit la volonté ; et la volonté ne le poursuit, qu'en tantqu'ilest bon ; car le bien est son objet propre. Par conséquent, ou elle poursuit ce bien selon la raison, ou non ; dans le premier cas la fin est bonne ; dans le second, elle est mauvaise. En sorte que bien qu'il y aitcertainement des actes indifférents en eux-mêmes, comme de se promener, de jouer, il n'y en a point d'indifférents pour l'individu qui les fait, ainsi l'enseignent les Thomistes contre les Scotistes.
18G3. La fin peut donc influer sur l'acte, comme les circonstances dont elle est la principale.
Il est manifeste, en elTet, qu'il n'est pas conforme à la raison de rapporter, à une fin mauvaise, un acte bon. D'oii il suit, que tout acte, soit élicite, soit impéré de la volonté est spécifié par sa fin. Les actes donc dont l'objet est différent, sont de la même espèce, quand ils ont une même fin : ainsi jeiiner, prêcher, lire, en vue de la gloire de Dieu, ce sont autant d'actes de charité ; et un même acte matériel chance d'espèce, quand il est fait en vue de fins de diverse sorte. L. II.