‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 269 sur 459 · TRAITÉ I. DE LA CONSCIENCE · texte numérisé non relu

TRAITÉ I. DE LA CONSCIENCE

1874. La conscience, dont nous allons traiter ici, n'est pas la conscience psi/chologique que nous avons fait connaître au n»

17 ; ce n'est pas non plus la syn-

dérèze que nous avons définie au n" 36 ; mais c'est un acte de l'intelligence pratique, qui juge de l'honnêteté, ou de la malice d'un acte, qu'on doit faire sur le

LA CONSCIENCE

momenl. Quaml nous agissons, d'une manière délibérée, voici comment nous raisonnons au moins implicitement : // faut éviter le mal, dit la syndérèze ; or, le vol est un mal, dit la raison prali(iue, qui tire des conclusions des principes fournis par la syndérèze. Donc, // n'est pas permis de voler cellemontre, conclut la conscience.

1875. Les fonctions de la conscience sont d'attester que nous avons fait ou non une chose, de nous excuser si elle est bonne, denous^dcci/s^rsielle est mauvaise; et s'il s'agit d'une chose à faire, la conscience /«e la volonté si la chose est mauvaise ; elle rexcite, si elle est bonne.

On divise la conscience de diverses manières ; mais nous rattachons tout ce qu'il y a de plus pratique sur cet important sujet à deux chapitres : le premier traitera de la conscience certaine; le second, de la conscience incertaine.

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