‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 301 sur 459 · LA GHARITK ENVERS DIEU · texte numérisé non relu

LA GHARITK ENVERS DIEU

très dangereux aux Ames ; et le contesseur doit tout tenter pour en délivrer ses pénitents, en leur suggérant les motifs de confiance qui sont : la bonté de Dieu, la

f»assiondeJ.-C., la protection de a Ste Vierge, les exemples des pécheurs, qui sont devenus saints ; il doit de plus leur recommander de faire fréquemment des actes d'espérance. 11 ne faut pas cependant toujours croire coupables de désespoir, les personnes pieuses, qui en sont tentées ; il faut présumer qu'elles n'ont pas consenti, si elles accomplissent d'ailleurs tous les devoirs de la vie chrétienne ; qu'on les console donc.

2241. Le découragement, qui ne va pas jusqu'au désespoir, est un péché véniel, mais il abat les forces de l'âme ; il faut donc aussi avoir grand soin d'en triompher.

2° Il pèche aussi gravement contre l'espérance celui, qui reste longtemps sans en faire lesactes.^V. n« 2217. 3" Celui qui pèche contre la foi ruine par là même l'espérance.

2242. II. Par excès ou par présomplion, (et la présomption est grave desou genre), on pèche:

1° en espérant se sauver sans le secours de Dieu, et cette présomption est hérétique; 2<* en espérant faire son salut sans observer les commandements, et cette présomption a aussi la malice de Vhérésie ; 3° en attendant un secours de Dieu pour faire le mal, et ce péché implique la malice du blasphème ; 4° en espérant une grâce extraordinaire, telle par ex. que celle qui a été faite à la Ste Vierge ; S" En s'appuyant sur la miséricorde de Dieu pour pécher plus facilement, si on fait de la miséricorde le motif formel du péché ; il en serait autrement si, en pé-

chant, on comptait encore sur la miséricorde de Dieu, ou si on péchait dans l'espoir de se confesser.

Art. III. — De la charité.

2243. L'espérance tend vers Dieu, en tant qu'il est le bien, la béatitude de l'homme. C'est pourquoi on l'appelle l'amour de concupiscence, ou l'amour irwparfait. Quelques auteurs cependant réservent le nom d'amour imparfait, à l'amour de Dieu pour lui-même, mais non par dessus tout ; mais cette manière de parler est contraire à celle de St Thomas et d'un grand nombre de théologiens. 2. 2, q. 18, a. 8.

La chanté, plus parfaite que l'espérance, embrasse Dieu et s'attache à lui, entant que, connu par la foi, il est en lui-même le souverain bien, infiniment parfait et par conséquent digne de tout amour. On la définit une vertu théologale disposant la volonté à aimei Dieu pour luimême et par dessus tout, et le prochain pour l'amour de Dieu.

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