‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 307 sur 459 · DU TROISIÈME PRÉCEPTE · texte numérisé non relu

DU TROISIÈME PRÉCEPTE

2369. Le premier commandement a proscrit l'infidélité à Dieu; le second, l'outrage fait à son nom ; le troisième nous commande de servir Dieu, comme il le mérite, et cela publiquement par le culte extérieur. Souvenez-vous de sanctifier le Sabbat. Ex. XX. 8.

Ce précepte quant à la substance est naturel ; car la raison nous dit que l'homme doit donner quelque temps aux choses de Dieu. Dans la loi ancienne, il était cérémoniel quant à la circonstance du samedi ; et comme tel il a été aboli. Aujourd'hui l'obligation de sanctifier le jour du dimanche est de droit ecclésiastique, quant au jour et quant à la manière de le sanctifier, c'est l'opinion la plus commune.

Quelques auteurs soutiennent cependant qu'elle est de droit divin.

2370. L'Eglise a fixé le dimanche, au lieu du samedi, en souvenir du premier jour de la création, de la Résurrection de N. S., de la descente du St Esprit, et afin que les chrétiens n'eussent pas à sanctifier le même jour que les Juifs. Ce précepte atteint tous les fidèles, au moins dès l'âge de sept ans.

Nous devons dire 1 ce qu'il ordonne, II ce qu'il défend.

Art. I. — Ce qu'il ordonne.

2371. Il ordonne, sous peine (le faute grave, d'entendre la messe, c'est ce qui ressort du droit canon et de la pratique universelle. Il n'ordonne toute-

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