‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 321 sur 459 · DU SEPTIÈME ET DU DIXIÈME PRÉCEPTES · texte numérisé non relu

DU SEPTIÈME ET DU DIXIÈME PRÉCEPTES

*256o . On peut par aclioii

blesser la justice envers le prochain, en lui ravissant ses biens extérieurs. Or le dixième précepte défend de léser ainsi la justice par un acie intéiieur. Il condamne par conséquent le désir de prendre aux autres leur maison ou les biens dont ils ont le domaine. Il pèche donc contre ce commandement celui qui veut causer du dommage aux biens d'aulrui, les prendre, les trouver pour les gartier, lors même qu'il en connaîtrait le maître, taire enfin quelques-uns des péchés extérieurs que défend le septième commandement, et ce péché de désir est grave, si la matière est grave.

2564. Orle septième commandement défend de léser extérieurement le prochain dans les biens de la fortune; et comme cette lésion est la plus commune de toutes, on luidonne ordinairement le nom d'injustice, bien que ce mol convienne aussi proprement à la lésion de la vie, des membres,delà répulalioiiel de l'honneur du prochain, aussi les auteurs rapportent-ilsd'ordiiiaire à ce commandement les notions de la justice.

2565. Or la justice coiniiiulatirc, comme nous l'avons dit, est une vertu morale qui porte l'homme à rendre au prochain ce (jui lui est dû, avec une rigoureuse équité. V. n" 2057.

On l'appelle comiinitative parce qu'elle vient souvent des échanges ou des contrats, l^^lle seule entraîne robligation de la restitution.

25110. Les autres espèces de justices, bien ([u'elles obligent sous peine de faute grave, n'entraitieiit l'obligation de restituer, qu'autant (ju'eii le» transgressant, ou viole en même temps la justice commutative. C'est ce (|ui arrive (piand un juge condamne

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