‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 349 sur 459 · L EXCOMMUNICATION · texte numérisé non relu

L EXCOMMUNICATION

fraude, qui porte sur la principale cause de la censure, est nulle.

3051. 3° De quelle manière faut-il absoudre 'f Au for intérieur, on donne l'absolution des censures, avec la forme ordinaire de l'absolution, qu'on emploie ad caulelam dans toutes les confessions. Ce serait pécher £;ravement contre le précepte de l'Ej^lise, que de donner l'absolution des péchés à un excommunié, avant de lui donner l'absolution de l'excommunication, d'après ce que nous dirons au n<» 3053 ; il en serait autrement de la suspense et de l'interdit.

On peut donner, dès le commencement de la confession, l'absolution de la censure, avant de donner l'absolution des péchés.

On peut même absoudre un pénitent de la censure, et le renvoyer ensuite à un confesseur approuvé, pour en recevoir l'absolution de ses péchés. Celui qui peut donner l'absolution dans le for de la conscience, peut aussi très probablement la donner hors de la confession ; v. néanmoins le no 30-48. G. B. 954 ; et alors on emploie la formule prescrite dans le Rituel, qui n'est pas requise sous peine de nullité ; car pour la validité de l'absolution, il suffit de manifester la volonté d'absoudre. L'absolution au for extérieur est nécessaire quand le censuré a été dénoncé, ou si, au moins en dehors de la France, il a frappé notoirement un clerc. Gr. OHo.

Si le crime, à cause duquel l'excommunication a été encourue, était la percussion t,'rave d'un clerc, on exigerait dans l'un et l'autre for, le serment de ne plus le commettre. Cr. 0464. Si on cache une censure en confession, on en reste lié ; il en serait autrement si on l'oubliait involontairement, pourvu toutefois que

le confesseureût le pouvoir d'en absoudre. V. n. 1287. L'absolution donnée par celui que l'erreur populaire croit avoir le pouvoir voulu, est valide; il en serait autrement dans le cas d'une erreur privée.

I IL Des diversr.s espèces de CENSURES, c'est-à-dire : de l'excommunication, de la suspense et de l'interdit.

3052. L De l'excommumca- TioN. 1" Sa nature. C'est une censure qui prive quelqu'un de la communion de l'Eglise, en tout, ou en partie. Quand elle ne privait que de la réception des sacremenlset de l'élection passive aux bénéfices, on l'appelait niineure ; elle n'existe plus aujourd'hui, depuis la constitution Apostolicœ sedis de Pie IX. On appelle majeure celle qui prive de la communion des fidèles, pour tous les biens de l'Eiflise.

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