b) Du Pouvoir d'Admi
MSTKER LES SACREMENTS. —
D'iiprès ce (jue nous avons dit "jy. au ro 137, le souverain PoiilKe
a lo pouvoir plein el immédiat • d'adminislrt-r les sacrements par
lui-même ou par tl'autres à tous
les (idèles de l'univers. C'est de
foi. *
166. B. Du Pouvoir de Gouverner.—L'Eglise est une sociélé parfaite ; la doctrine con- Iraire est condamnée dans la 19® proposition du Syllabus. Or, loule société parfaite a (a) ua pouvoir à exercer sur ses sujets, et (r.) la faculté de posséder des biens temporels; donc et à plus forte raison l'Eglise a ce droit.
(a) Du pouvoir ifii'a l'Eglise sur ses aujets. — Disons {(i) l'élendue de ce pouvoir, (h) les divers droils qu'il comporte.
1G7. («.) Etendue de ce pouvoir.\. La puissance de l'Eglise ne s'élAid pas au.x infidèles :
Est-ce qu'il m'iipparlient , dit saint Paul, de juf/er ceux qui sont en dehors de la foi? (' Cor.
V. 12). Elle ne peut donc user de violence pour les convertir:
mais en verlu de la parole de N. S. : Prècliez l'Erauijile à toute créature, elle a le droit de leur envoyer des hommes apostoliques ; el si les infidèles les repoussent ou les persécutent, l'Eglise peut exciter les princes cliréliens à entreprendre conlre eux des expéditions saintes pour tlél'endre la liberté de l'Evangile.
Les infidèles ne |teuvent être excusés de faute, s'ils refusent de se soumeltre à l'Eglise f|ui est la seule vraie religion, à moins qu'ils ne soient dans une ignorance invincible: c'est ce qui résulte de ce que nous avons dit plus haut n'J 100.
108. 2. Le pouvoir ée l'Eglise s'étend à tous les ckrét'icns, soit comme hommes privés, soit
comme hommes publics, aux rois eux-mêmes et aux sociétés chrétiennes. — Kn sorte que ces sociétés ne peuventrejeterle magislère, ni la puissance de l'Eglise, ni même se montrer indifférentes à l'égard de l'Eglise. C'est certain, quoi qu'en puissent dire les politiciens qui proclament la loi alliée et la séparation de l'Eglise de l'Etat, quoi (pi'en disent les gallicans qui ont prétemlu que le Pape n'avait aucun pouvoirdirect, ni indirect, sur le temporel des rois, et les callioli- (pies-libéraux qui enseignent (|ue la liberté de penser, la liberté de la presse, celle de la conscience et des cultes, sont le droit de tout homme, droit (jue la société doit défendre.
Pr. 1) par ce que nous avons dit au n» 138. 2) L'Eglise est le royaume de Jésus-Christ; or :
Votre roijaume est de tous les siècles. {Ps\C\Ll\\ 13). Demandez-moi el je vous donnerai les nations en héritage. (Ps. Il, 8).
3) par la raison. L'Eglise sans doute n'a pas droit sur la sociélé civile, pour les choses qui sont purement dans le but de celle sociélé, dont la fin est le bien temporel des hommes; et l'Eglise s'élève plus haut que cette fin purement naturelle, elle (|ui a un but spirituel; mais l'Eglise a droit sur la sociélé civile, en tout ce qui, dans celte sociélé, peut ailler la fin de l'Kglise, c'est-à-dire la vie éternelle. L'Eglise l'emporle sur la société civile comme l'àme l'emporte sur le corps, Dieu sur le monde ; elle a le droit de la régir en ce qui est conforme à la fin qu'elle poursuit, et dans ces limites, !a société civile doit se soumelireà l'Eglise, comme un inférieur à son supérieur.
KiO. Dans un cas de conflit entre les deux puissances, c'est