POUR FGKCTION DE GUÉRIR LES
AUTRES. Les médecins, les chirurgiens, les pharmaciens pèchent gravement, s'ils ignorent les choses nécessaires à l'exercice de leur art, s'ils négligent de soigner leurs malades, s'ils exigent des honoraires injustes, multipliant les remèdes superflus, ou les visites inutiles, (a) Les médecins et les chirurgiens pèchent gravement, si sans consulter de plus habiles, ils entreprennent de guérir une maladie, ou une blessure graves qu'ils
OBLIGATIONS DES LAÏQUES
sont incapables de Iraiter, s'ils procèdent avec léniérilé dans leurs opérations ou l'emploi des remèdes, s'ils dispensent sans raison des lois de l'Eglise, s'ils donnent de mauvais conseils, (v. g. si consulimt abortum vel onanismiun) ; s'ils n'avertissent pas à temps les malades et ceux qui les entourent de recevoir les sacrements ; s'ils négligent de baptiser les enfants venus au monde même longtemps avant terme ; s'ils refusent leurs services aux pauvres, ce qui est toujours contre la charité, et ce qui blesse aussi la justice dans le cas où ils reçoivent des communes un traitement à cette fin. Ceux qui sont stipendiés par les communes ne peuvent pas prendre la fuite en temps de peste ; les autres le peuvent, à moins qu'il ne reste personne pour soigner les pestiférés.
3745. (6) Les médecins pèchent, quand ils emploient un remède probable, lorsqu'ils en connaissent un autre certain, ou en employant des remèdes au sujet desquels ils ne savent pas s'ils sont salutaires, ou nuisibles à un malade, lors même qu'il n'y a pas d'espoir de guérison.
Si le remède est probablement utile et probablement nuisible, on ne peut l'employer, à défaut d'un autre, que lorsqu'il n'y a plus d'espoir de guérison. Voir n» H40.
3746. (c) Un médecin pèche gravement en hâtant la mort d'un malade, même quand il n'y a point d'espoir de le guérir, ou en l'enivrant afin qu'il souffre moins.
3747 . (d) Les pharmaciens pèchent en donnant des remèdes vieillis, et sans vertu par conséquent, ou des remèdes qui puissent amener la stérilité, etc.