‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 42 sur 459 · I. De la Parole de · texte numérisé non relu

I. De la Parole de

DlEC ÉCRITE, ou DE l'EcRITURE

Sainte.

L'Ecriture Sainte, c'est la parole de Dieu, écrite sous l'inspiration divine. Nous avons dit au n*" 78, son autorité humaine, c'est-à-dire, son authenticité, son intégrité et sa véracité ; et, à l'aide de cette autorité humaine, nous avons tait connaître l'existence, la divinité, et l'infaillibilité de l'Eglise catiiolique Piomaine; nous pouvons donc maintenant, sans être accusé de faire un cercle vicieux : I démontrer par le moyen de l'Eglise, la divinité des Saintes Ecritures, II indiquer quelle est la traduction authentique de nos Saints Livres, et m donner la vraie règle de l'interprétalion des Ecritures.

208. I. De la Divinité des Saintes Ecritures. — Comme nous l'avons dit, les Livres Saints, soit de rancien, soit du nouveau Testament, tels (juc nous les avons énumérés au n>» 75 et suiv., et dans le nombre précis que nous avons indiqué, sont canoniques, et ils ont toujours été regardés comme contenant la parole de Dieu et la règle de la foi. Le concile de Trente a tracé le canon, ou Igi règle de l'énumération de ces Livres par ces pa-

roles : Le synode œcuménique reçoit et vénérée tous les Livres, tant de Vancien que du nouveau Testament, puisqu'un seul et même Dieu est l'auteur de l'un et de l'autre, lia jugé qu'il fallait joindre à ce décret le catalogue de ces Livres, afin que tous sachent, sans en pouvoir douter, quels sont ceux que le Concile reçoit. Ce sont les suivants: Ici vient rénumération telle que nous l'avons donnée au n" 75 et suiv:

Si qwlqu'un ne reçoit pas pour sacrés et canoniques ces livres entiers, avec toutes leurs parties, tels qu'ils se trouvent dans Vancienne édition de la Vulgate, qu'il soit anal. (Sess. 4). Cet analhème est lancé contre Luther qui rejetait les Livres deutérocanoniques. (Voir le Conc.

du Vat. de revelatione • chap. 2.) Quand le concile de Trente dit qu'il faut recevoir toutes les parties de cesLivres, telles qu'elles se trouvent dans la Vulgate, cela doit s'entendre d'après Hurler, de chaque texte de la Vulgate certainement dogmatique et reçu dans l'Eglise depuis de longs siècles comme étant la parole de Dieu. Bien qu'il y ait des divergences dans le mode entre la Vulgate et le texte original, il n'y a point de texte dogmatique dans la Vulgate qu'on ne trouve dans le texte original ; et entre l'un et l'autre, il n'y a jamais de contradiction sur un point de dogme.

C'est donc de foi (pie tous ces Livres, soit lesprolocanoniques, soit les deutérocanoniques, sont tous divins et inspirés. Tous, du reste, se trouvaient énumérés dans le canon du pape Gélase I, en l'année 494, et dans le III'"* Concile de Carthage, en l'année o97. Les schismatiques et toutes les sectes orientales les regardent comme sacrés.

l'kgijse catholîql'e romaine

C'csl inspirés par le Sl-Espril, (j II' on l parlé les saints hommes de Diea, dit Sl-Pierre, à propos (lesauteurs des Ecritures. (II Pet .

Page 1