‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 43 sur 459 · I. 21). Nous allons donc dire · texte numérisé non relu

I. 21). Nous allons donc dire

1° en quoi consiste la divinité ou l'inspiration des Saints Livres, et 2" à quoi elle s'étend.

209. 1" Vinspiralion est une action de Dieu sur l'Ecrilure, ou sur l'écrivain, en vertu de laquelle l'Ecriture est censée avoir et a en réalité Dieu lui-même pour anleur.

Mais, sur le mode de cette action divine, il y a plusieurs opinions parmi les callioli(iues : — Il en est qui disent (|u'il suflit qu'un livre, écritd'une manière humaine, soil plus tard approuvé par le S»int-Esprit ; mais celte opinion est justement rejetée, car ce mode n'est pas une inspiration proprement dite. (V. Conc. V. de révélât, ch. 2.) - D'autres enseignent quel'inspiration né(ja!ive siUTit, et par là ils entendent une action ae Dieu poussant l'auteur à écrire et l'assistant pour qu'il n'écrive aucune erreur, sans lui suggérer pourtant la vérité. — L'opinion la plus commune des théologiens est exprimée dans la proposition suivante :

Toute l'Ecriture Saintea été écrite nous une inspiration positive . Par inspiration positive, on entend une action de Dieu, ([ui pousse l'écrivain sacré à écrire, qui. pendant (ju'il écrit, l'aide, le dirige, lui suggère ce qu'il doit dire, d'une manière efficace. Aous disons toute l'Ecriture, car toutes les opinions admettent qu'il y a dans les Saints Livres des passages positivement inspirés, par exemple, les prophéties, l'r. t) par VEcriture. Toute l'Ecriture a été divinement inspirée. (inimAll, 16) '■2) Tout ce ipii doit être cru de fui divine, doit être révélé de Dieu; or, toute l'Ecriture doit être crue de foi divine, donc, etc. Si l'inspiration des Saints Livres n'était pas positive, quelle dilTérence y aurait-il entre l'Ecriture Sainte et les définitions de l'Eglise ?

210. 2° A quoi s'étend l'inspiration':^ 1) Il est certain:, il est même de foi, d'après le concile de Trente, que l'inspiration s'étend à chacun des Livres Saints et à leurs diverses parties, V.

n" 208, et par conséquent aux histoires, hien qu'elles ne soient

pas toutes des dogmes de foi, puisqu'il en est qui ne louchent en rien à la foi, ni aux mœurs ; mais, en les niant, on nie implicitement l'inspiration qui est de foi.

2) L'inspiration s'étend-elle aux, plus petites circonstances qui n'ont aucune importance ? A cette question, Palrizi répond : Je n'oserais pas condamner celui qui le nierait, mais je n'oserais pas non plus ie nier moi-même.

o) L'inspiration s'élend-elle à toutes les paroles? C'est controversé entre les théologiens catholiques , qui , tous pourtant s'accordent à dire que certaines paroles de grande importance ont été dictées par le Saint-Esprit, par ex. Le Verbe s'est fait chair, etc.

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