‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 45 sur 459 · Loin de suivre ces règles, les · texte numérisé non relu

Loin de suivre ces règles, les

SA DOCTRINE

protestants ne cherchent à interpréter l'Ecriture que par l'Ecriture même, et par la manière usuelle de parier, et cela par le propre esprit, ou l'inspiration particulière de celui qui l'étudié, ou selon d'autres, d'après la raison humaine. Quelques-uns d'entre eux ont même admis le principe d'accommodation, osant dire que J.-C. et les apôtres ont accommodé leurs paroles aux préjugés du peuple, et ont inventé des histoires pour le morali^r. Ce principe blasphématoire ruine toute révélation. Quant à l'interprétation par l'esprit privé, ou par la raison, nous allons en faire justice.

222.2° De V'inlerprèlation aii- Ihetilique. — Elle ne peut se faire parlcxprit privé-, car ou l'esprit privé (Lonne à chacun l'infaillibilité, et alors il faut admettre que toutes les opinions erronées et contradictoires, qui sont sorties (le cet esprit, sont vraies en même temps, ce qui répui^ne à la plus vulgaire logique ; ou il ne donne pas l'infaillibilité, et, pour lors, il ne suffit pas à découvrir sijrement le vrai sens de l'Ecpiture, et il risque d'entraîner dans l'erreur, comme de fait on le constate sans peine. Elle ne peut se faire par la raison individuelle., car la raison humaine n'est pas infaillible, comme il est manifeste ; et si la raison connaît et juge par ellemême tout ce qu'il y a dans l'Ecriture, toute foi est ruinée, et on tombe dans le rationalisme.

223. Acceptons donc la règle dogmatique, formulée par le Concile de Trente, dont ce que nous avons dit de rinfaillibilité de l'Eglise prouve l'iiiconlestable autorité : Que personne., .se fiant en sa propre prudence dans les choses qui regardent la foi ou les nupurs, n'ose in 1er prêter la Sainte Ecriture, dans un autre sens, que celui qu'a ou et que croit la Sainte Mère l'Eglise, ni contrairement au consentement unanime des Pères. (Ses. 4.)

Déjà Saint Augustin avait dit:

I Je ne croirais pas à l'Evangile, si l'autorité de l'Eglise catholique ne m'y portait. » Ecoulons encore le Concile du Vatican : « Jamais la raison ne peut devenir capable de percevoir les mystères comme les vérités qui constituent son objet propre.

Parleur propre nature, en effet, les divins mystères dépassent les bornes d'une intelligence créée. » {ch.i,De ration, etfide).

{]t il ajoute, ch. 1 : « Si quelqu'un dit que dans la révélation divine il n'y a point de véritables mystères, à proprement parler ; mais qu'une raison bien cultivée, partant de principes naturels, peut comprendre et démontrer tous les dogmes de la foi, qu^il soit anat. »

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