SON ESSENCE
ab alio; si elle l'avait dans l'essence, comment cette essence qui, dans l'hypothèse, n'aurait pas l'existence et serait réellement distincte d'elle, donnerait-elle ce qu'elle n'aurait pas. Il faut donc conclure que dans fèlre a se, l'essence ne se dislingue pas de l'existence, et par conséquent, l'Etre a se subsiste nécessairement et par luimême. Or, l'Etre qui subsiste par luimême, n'a pas de limites, car s'il en avait, ou elles lui seraient posées par un autre, et pour lors, il ne "serait plus indépendant, il ne serait plus l'être a se; ou elles lui viendraient de luimême, ou de son essence. Or, non seulement l'essence de l'être subsistant par lui-même ne suppose pas de limites, mais plutôt l'idée même de cet être exclut toute limite, comme le néant absolu exclut tout être, même le plus petit. Donc toutes les perfections de Dieu nous semblent dériver de son aséité. Aussi Dieu s'est-il défini luimême : Je suis celui qui suis. (Exod.
III. 14.) Donc l'essence de Dieu considérée logiciuement, c'est Vaséilé.
281. Mais s'il y a controverse , enire les auteurs sur la question
précédente, il est de foi, d'après le Synnbole de St Athanase que Dieu est l'Etre iîicréé ; il est donc TElre premier, car tous les autres ont été créés par lui ; "il est donc l'Etre indépendant qui n'a besoin de personne et de qui tout dépend ; il est donc l'Etre nécessaire dont la nonexistence est impossible ; et tous les autres Etres qui dépendent d'un autre sont contingents, et par conséquent pourraient n'avoir pas existé. Malheur donc à celui qui résiste à Dieu. Qui lui a résisté, et a eu la paix ? (Job.