‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 61 sur 459 · I. De Dieu le Pèp,e · texte numérisé non relu

I. De Dieu le Pèp,e

Personne parmi les chrétiens n'a nié la personnalité de Dieu le Père. Il n'est donc pas besoin de la prouver longuement.

P. Le Père est vraiment une Personne divine distincte. C'est de foi par les symboles. V. n.

352. La Sainle-Ecriture dit en effet : Il n'y a qu'un seul Dieu le Père de qui vient tout. I. Cor.

VIII, 6. Le Père célesle qui n'a qu'un Fils unique nous a adoptés pour ses enfants, disons-lui donc avec confiance : Notre Père.

350 ^ II. De Dieu le F'ils.

La divinité du Fils a été attaquée par plusieurs hérétiques, en parliculier par les Ariens qui, à la suite d'Arius, leur chef, osèrent dire que J.-C. était une pure créature, et non consubstanliel au Père. Ils furent condami es en ?do, au concile de Nicée et se divisèrent en diverses branches parmi lesquelles on compte les Eusébiens qui avaient à leur tête Eusèbe de Nicomédie, et les Anoméens. Ces derniers se partageaient en Semi-ariens qui prétendaient que le Fils était semblable au Père, quant à la substance, comme un fils, parmi les honmies, est semblable à son père ; et en Acaciens • qui enseignaient que le Fils était en tout semblable au Père, à l'exception de la substance, comme une statue ressemble à celui qu'elle représente.

Contre eux et contre tant d'Ariens de nos jours, établissons la proposition suivante.

DIEU

P. Le Fils de Dieu est une Personne divine distincte. C'est de foi d'après tous les symboles.

Pr.) Le Verbe' était en Dieu et le Verbe était Dieu. (Jean I, 1). 2) par tous les ariçuments qui établissent la divinité de J, -G. V, n.

563. Disons à N. S. comme Saint-Thomas : Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu ! afin qu'il nous réponde : Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui pourtant ont cru !

357. § m. De Dieu le St- EspRiT. Macédonius, archevêque de Consfantinople, osa nier la divinité du Saint-Esprit, et il fut condamné au premier concile de Conslantinople en 381.

P. Le Saint-Esprit est une Personne divine distincte. C'est de foi d'après les symboles. V. n.

352. Pr. Je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité quiprocède duPère. [Jean XY,26) .

Gardons-nous donc de contrister le Saint-Esprit, et si nous entendons en ce jour sa voix, n'endurcissons pas nos cœurs.

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