LHOMME
simple, elle ne peut, par sa nalure même, être divisée : elle ne le peut qu'à raison du composé dont elle fait partie. Quand vous partagez un lingot de fer, vous ne divisez pas la forme du fer, mais le composé de matière et de forme. La forme .se trouve donc divisée par accident, et reste entière dans chacune des parties. C'est ce qui arrive à certaines plantes, dont chaque bouture a la vie, et c'est ce qu'on constate même dans certains animaux imparfaits. En partageant certains vers, chaque partie a la vie
qui a élé divisée par accident. Pour e.Kpliquer ce phénouiène, quelques auteurs cependant pensent que la vie n'est pas divisée, mais qu'elle reste entière, après la division dans une seule des parties ; tandis qu'une autre vie surgit comme par une sorte de génération, et anime les autres parties. 11 est certain toutefois que cela ne peut arriver dans les animaux plus parfaits, chez lesquels la forme a besoin, pour subsister d'un plus grand nombre d'organes.
TRAITÉ lîl. DE L'HOMME
491. Seigneur, vous avez tout fait avec sagesse ! En effet, la divine Providence a su relier la nature des animaux qui ne subsistent que dans les corps, avec la nature angélique, indépendante de tout corps, par la nature humaine, qui a une âme intelligente comme les anges, animant un corps semblable à celui des animaux.
492. L'homme a élé créé par Dieu, c'est de foi, d'après le Concile du Vatican et d'après ce que nous avons dit, n» 38-4.
Tous les hommes descendent d'une tige unique; cela appartient à la foi, puisque c'est un dogme catholifjue que tous les hommes contractent le péché originel, qui leur a été transmis par leur premier père. Cette vérité est du reste confirmée par toute l'histoire et par toutes les langues, chez lesquelles on remar(|ue une racine connmune.
Les lois physiologiques la prouvent également, car tous les hommes et de toutes les races, en se mariant ensemble, ont des rejetons qui se propagent, v. n»
l*our être complet dans ce grand sujet, nous divisons ce traité en trois chapitres. Le premier traitera de la nature de l'homme; le second, de la grâce
du premier homme; et le troisième, de sa chute.