DIGESTION
consommer une certaine quantité de ces sortes d'aliments, pour entretenir en lui la température convenable. En outre, 2° l'exercice de la vie, le fonctionnement des organes, et surtout le travail, produisent une détérioration constante de tous les éléments dont se com le corps animal, qui s’use ainsi continuellemént. Chacun de ses éléments constitutifs devient à son tour impropre à être utilisé de nouveau; il doit être remplacé par des particules nouvelles, et être même rejeté en dehors du corps de l'animal.
est le sang, comme nous le verrons plus tard, qui apporte sans cesse à chaque organe les éléments propres à le reconstituer et qui enlève les éléments hors usage. Le sang lui-même reçoit les substances propres à réparer à mesure tous les tissus, d’une certaine classe d'aliments,
ue pour cela l’on qualifie de rateurs. Ces sortes e se composent aussi d'hydrogène, d'oxygène, de carbone et d'un autre gaz nommé azote (c'est la présence de ce gaz qui fait aussi donner à ces aliments le qualificatif d'uzotés.) Les œufs, la viande, le lait sont de ces aliments réparateurs. II faut done conclure de ces explications que l'animal doit consommer une certaine quantité d'aliments azotés, pour la réparation continuellement nécessaire de ses tissus.
On voit bien, maintenant, pourquoi dans le jeune âge l'appétit est généralement considérable. C’est que le jeune animal à besoin d’une alimentation plus abondante, non seulement pour maintenir sa température et réparer ses tissus, mais aussi pour répondre à sa croissance plus ou moins rapide.
L'un des phénomènes les plus merveilleux qui se produisent dans l'alimentation de l'animal, c'est celui qui consiste en ce qu’un même aliment sert à reconstituer tant de tissus et d'organes divers. Le pain, la viande, le lait que nous mangeons, tout cela deviendra à la fois œil, oreille, os, chair et nerf! Mais combien de transformations n'auront pas à subir toutes ces substances avant de faire ainsi partie des organes et des tissus! Eh bien, c'est précisément l’ensemble de ces transformations,
nécessaires pour que les aliments deviennent assimilables, c'est-à-dire propres à être incorporés dans la substance animale, que l'on nomme DIGESTION. .
Pour bien se rendre compte de la manière dont cette fonction de la digestion s'opère, il est nécessaire de suivre un aliment quelconque à travers les * de l'appareil digestif, et de voir les moditications dont il est l'objet dans chacun de ces organes. L'appareil digestif peut se comparer, en une certaine mesure, à une usine où là matière première reçoit des formes successives en passant
r les machines diverses qui constituent son outillage. oyons donc brièvement comment s'effectue le travail dans les différentes pièces de T* usine digestive
Boucxe.— lei Re trouve l'organe du goût ; ici se fait l'articulation des 808. Mais, surtout, c'est ici que les aliments sont broyés par les dents. II y a tout intérêt à garder la nourriture longtemps dans la bouche, soit
ur la mâcher beaucoup, et la réduire en nne sorte de pâtée, soit pour l'imbiber le plus possible de la salive fournie par les * glandes parotides situées rès des oreilles: ces deux conditions faciliteront de beaucoup le travail subséquent de l'estomac.
ne saurait commettre de plus ges erreur que d'avaler sans mâcher, et de croire ue lon sauve ainsi du tem Ce que l'on obtient lutôt par cette manière de faire, c'est de retarder et entraver les fonctions de l'estomac, à qui l'on impose de la sorte de travailler sur des matériaux qui lui arriven! sans être convenablement préparés.
: Ne Fig. 3.—La bouche et le cou.
Fig. 3.—1, les dents.—3, mâchoire supérieure. —4, mâchoire inférieur —5, la 7, glande parotide.—8, glande aus Iinguale.—0, traché artère.—10, 11, œsophage. 12, colon ne vertébrale. —18, moelle épinière.
DIGESTION Les DENTS sont de trois espèces : les incisives (servant à trancher), les cunines (propres à déchirer), et les
molaires (qui broient les aliments). Tout le monde sait
1 2 3 4 ue les dents ont
S ĩðVw ³ĩ» ANG EU eines, et que leur partie supérieure se nomme couron ne, laquelle est
recouverte d'une substance” très
Fig. 4.—Les 8 dents d'une moitié de la mâchoire dure nommée
supérieure de l'Homme, émail. L'enfant a
20 dents, désignées sous le nom de dents de lait. La seconde dentition, qui comprend 32 dents, se produit depuis sept aus, et ne se complète souvent qu'après l’âge de vingt ans. Au bout de chaque racine des dents, arrivent une artère et une veine, pour la eireulation du sang à l'intérieur, et un nerf qui nous avertit, le cas échéant. des maladies de la dent. :
Chez les animaux, la dentition varie suivant le genre d'aliments qu'ils consomment. Ceux qui se nourrissent de chair (Lions, Chiens, Hyènes, etc.), d'insectes (Chauves- Souris, Taupes, etc.), de fruits (Ours, Singes, etc.), ont un système dentaire qui se rapproche plus ou moins de celui de l'Homme. Les rongeurs (Castors, Lièvres, Rats, etc.), ont quatre longues incisives, pas de canines, mais de larges molaires. Les herbivores n'ont guère que des molaires plates et striées. Chez les Baleines, les fanons remplacent les dents, comme aussi le bec corné en tient lieu chez les oiseaux et les Tortues. Enfin, les Serpents, les Lézards et la plupart des poissons ont des dents nombreuses.
Esromac.—Sorte de large sac membraneux, placé à la partie eee de l'abdomen, du côté gauche.
Toute sa surface intérieure est comme criblée de petits réservoirs, dont on porte le nombre à cinq millions, et qui les cinq molaires.
3E ane are rome she uns)
produisent le suc
trique, qui est ments séjournent
Fig. 5.— Appareil digesti: de
verture de la t les aliments n°
gastrique, substance acide qui 2
fortement sur les ments (i. Car c'est en-
tomae qui est le prinei- — laboratoire de igestion.
Bien divisés par la mastieation et imbibén
conduit respiratoire qui mène aux pou” us d'autre voie à suivre que oO
P Par ses contractions, l'œsophaye
les aliments jusqu'à l'estomac.
ême, lorsqu'il contient des aliments, ement dans ses diverses parties les aliments sont fortement agités €!
imbibés plus complètement par le su 3 abondamment lorsque les ali ans
l'estomac. Le sue gastrique 8
mêle done aux aliments (venus de la bouche à l'état d
te molle), | réduit alors à 1
Fig 6.—1,