‹ Abrégé des œuvres de ProudhonChapitre 11 sur 170 · AVANT-PROPOS XVI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XVI

confédération des cités créerait la véritable unité et la force. Pour Fégalité, il a montré que le régime inorganique et anarchique de la propriété donnait la force suprême au capital sur le travail. Et il nous a fait voir que c'est par la mutualité sociale et la solidarité que nous arriverons à organiser le travail, chose indispensable et nécessaire à la durée d'une constitution libérale.

Nous n'analyserons qu'à la fin de ce volume sa correspondance, si pleine d'intérêt. Elle nous dépeint l'homme, le philosophe, le révolutionnaire aux prises avec les difficultés de la vie et luttant jusqu'à la mort contre les partisans de l'autorité, jacobins de toutes les sectes. Nous en donnerons des extraits importants qui suffiront pour faire voir le triomphe moral de l'homme de bien, et combien Proudhon a eu d'admirateurs pendant toute sa vie si agitée. A cette époque, il n'était pas facile aux usuriers, aux agioteurs, aux partisans d'un pouvoir fort, de faire le silence sur les déclarations, les accusations que Proudhon livrait tous les jours par le livre et le journal à l'attention de ses amis, de ses contemporains, pour stigmatiser les richesses mal acquises et les faux républicains. Il parlait trop haut, il démasquait trop vigoureusement les imposteurs, il mordait trop fort ; il fallait bien, bon gré, mal gré, se défendre et essayer de lutter contre lui ; mais malheureusement, avec la domination de l'argent, ses ennemis possédaient le plus grand nombre

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