XVIII AVANT-PROPOS
des journaux de l'époque, et pouvaient, comme aujourd'hui, fausser l'opinion. A présent qu'il est mort, il est bien plus facile de faire le silence sur l'œuvre admirable et immortelle de Proudhon ; mais nous ferons cesser ce silence. Nous crierons à tous : Lisez Proudhon, étudiez sa doctrine, vous tous qui voulez établir le règne de la liberté et la vraie république. Et avec lui, malgré le succès momentané des chéquards et des pot-de-viniers, nous crierons : A bas les juifs I c'est-à-dire : A bas les usuriers et l'agiotage ! et vive le peuple qui travaille ! Vive Labeur ! comme disait Jeanne d'Arc. Nous serons entendus, car Proudhon est bien le révolutionnaire qui a donné la plus forte critique contre l'agiotage, la ploutocratie et la dictature de gauche ou de droite ; qui a dévoilé les abus avec le plus d'acharnement. Et, fidèle à sa promesse, s'il a démoli, il a édifié en politique le règne de la liberté ; et, en économie sociale, la véritable égalité créée par le travail.
Voyons maintenant ses ouvrages, en commençant par Les Confessions d'un révolutionnaire.