FONCIÈRE
Abordons cette grande question de la propriété, source de prétentions si intolérables et de craintes si ridicules. Le droit de propriété, si respectable dans sa cause, quand cette cause n'est autre que le travail, est devenu dans Paris et dans la plupart des villes un instrument de spéculation absurde et immorale sur le logement des citoyens. On punit comme un délit l'agiotage sur le pain et les denrées de première nécessité : est-ce donc un acte plus licite de spéculer sur l'habitation du peuple? -j
Ne serait-il pas juste de réduire l'intérêt des maisons * comme celui de l'argent, c'est-à-dire à 2 ou 3 pour 100, frais et impôts compris, au lieu de laisser libre l'usure, le droit d'aubaine des propriétaires?
Que nos représentants entrent dans cette voie, et le salut du peuple est assuré; une garantie plus forte que toutes les lois, toutes les combinaisons électorales, assure à jamais le logement bon marché aux travailleurs et rend impossible le retour de la spéculation locative. En outre, le crédit étant réglé à I pour 100 par la Constitution, l'ouvrier pourra racheter son produit et deviendra propriétaire.