‹ Abrégé des œuvres de ProudhonChapitre 152 sur 170 · LA DÉMOCRATIE OUVRIÈRE FAIT SON ENTRÉE DANS LA SCIENCE POLITIQUE · texte numérisé non relu

LA DÉMOCRATIE OUVRIÈRE FAIT SON ENTRÉE DANS LA SCIENCE POLITIQUE

I Au fond, nos représentants n'ont d'autres idées, d'autres tendances, d'autre politique, que la politique, les [tendances et les idées du gouvernement. Aussi, grâce à jeux, en est-il désormais de la jeune démocratie comme du vieux libéralisme : le monde commence à se retirer de ,ous deux. — La vérité, se dit-il, ne sort pas plus d'un côté que de l'autre (1).

Peuple, écoute bien ceci : aussi longtemps que tu eras nombre et force sans idée de justice, tu ne seras ien, tu ne seras pas le plus fort, la souveraineté ne t'appartiendra point, tes candidats seront dédaignés et tu esteras bête de somme.

Tu ne seras sauvé ni par le Roi, ni par l'Empereur, ni lar le Pape, ni par la dictature soi-disant socialiste ; ne seras sauvé que par toi-même quand tu auras épris possession de ton bon sens.

La devise du paysan est : Expulsion du forain, du ossesseur en dehors; la propriété allodiale contre le

(1) Aujourd'hui, il pourrait faire la même déclaration en par- ,ntda gouvernement républicain et de toutes les oppositions de :iache et de droite et môme du parti ouvrier dit socialiste; le îuple en a assez. Après vingt-sept ans de république, ce sont les lifs qui sont encore les rois de Tépoque.

En 1897, actuellement, la représentation nationale ne peut-elle is être jugée de la même manière ? Le peuple n'a-t-il pas assez de tus ces trarsfuges de la démocratie ? Ce que déclarait Proudhon îrs 1863 ne peut-il être appliqué aux députés d'aujourd'hui ?

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fief. Celle de l'ouvrier des villes est : Suppression du sala riat et droit au travail et à l'aisance. Le paysan veut l terre, absolument comme l'ouvrier veut le capital et Tins trument de travail, et ils sauront les avoir en les payant La cause du paysan est la même que celle du travailleu de l'industrie. La Marianne des champs est la contre-par tie de la Sociale des cités ; leurs adversaires sont le mêmes.

Il faut marier l'agriculture à l'industrie, et, par c moyen, réconcilier les populations des villes et des cam pagnes; reconstituer la propriété selon le principe de 1| mutualité et du droit fédératil ; envelopper la classe agril cole des institutions nouvelles ; résoudre à l'avantage d paysan comme des ouvriers la question du crédit gra tuit, de l'assurance mutuelle, des loyers à bon marche Voilà la mutualité qu'il faut établir.

Le paysan a horreur du fermage, du métayage, comm l'ouvrier, du loyer. Devenu propriétaire, le paysan payer beaucoup plus facilement l'impôt que le fermage.

Les députés de l'opposition, au contraire, ne repre sentent rien, ne savent rien; l'électeur ne sait pas davar tage ce qu'il lui faut. Montrez le mandat des mande taires, des députés ; il n'y en a pas, c'est un mandat pur< ment fictif. Il n'y a pas contrat entre le commettant et député, et s'il fallait formuler le contrat, les électeu: seraient obligés d'avouer qu'ils ne savent s'entendre; i que, ce que la nation connaît le moins, c'est ce qu'el pense, c'est ce qu'elle veut. Tandis que le peuple est cor sumé de la fièvre des réformes, on ne lui offre que d( rafraîchissements doctrinaires. Il n'a pas encore su d( duiredeses principes économiques et sociaux une con titution; mais espérons qu'il ne faillira pas longtem) à cette tâche, et que sur ce terrain il se trouvera enco plus éloigné de la bourgeoisie constitutionnelle, que s le terrain du ti^avail et du capital.

DÉVELOPPEMENT DE l'iDÉE OUVRIÈRE — CAPACITÉ RÉELLE

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