‹ Abrégé des œuvres de ProudhonChapitre 3 sur 170 · AVANT-PROPOS IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS IX

lion du mépris, mais non celle du progrès. Le collectivisme du juif allemand Marx, importé en France en 1871, à la suite de l'armée prussienne, ne serait qu'une méprisable dictature réactionnaire. C'est cette opposition malsaine, anti-libérale, anti-révolutionnaire et anti-française, qui fait toute la force de l'opportunisme depuis vingt-cinq ans. C'est elle qui lui permet de gouverner paisiblement et de s'enrichir par la corruption la plus- honteuse, sans la moindre crainte d'une opposition qui n'existe qu'à la surface, que tout le monde méprise, plus encore que les juifs opportunistes du gouvernement actuel. Quand nous parlons des radicaux, des jacobins et des parlementaires de toutes les sectes, nous ne les accusons pas personnellement de leur défection à la cause du peuple, qu'ils s'appellent D., P., G., X ou Z. Nous voulons bien ne pas les vouer au mépris public s'ils agissent par ignorance, s'ils sont tombés inconscients dans l'enfer du gouvernement centralisé. Nous voulons bien mettre cette trahison sur le compte de la centralisation corruptrice, qui pervertira, les uns après les autres, tous les députes qui préconisent le progrès par le gouvernement, quand la science a démontré d'une manière irréfutable que le gouvernement est réactionnaire par nature ; mais du moins qu'ils reviennentà résipiscence — ■ car voilà vingt-cinq ans que leur incapacité révolutionnaire fait toute la force des ennemis du peuple — s' ils ne veulent encoreune fois nous ramener l'Empire.

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