‹ Abrégé des œuvres de ProudhonChapitre 4 sur 170 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

N'est-ce donc pas Proudhon qui, le premier en 1848, avait dénoncé le danger de la centralisation, et qui, depuis cette époque jusqu'à sa mort, a donné la science politique et économique la plus exacte pour établir la Constitution des travailleurs, basée sur la liberté et la justice?

Pourquoi n'en parle- 1-on pas? Je trouve qu'il est temps de faire cesser la conspiration du silence, la plus grave de toutes, organisée contre l'œuvre immortelle de noire grand philosophe socialiste français. Cette tactique jésuitique de la bourgeoisie capitaliste, je la dénonce, je veux la faire cesser, et je crierai assez fort, je l'espère, pour troubler ce silence voulu, et pour ramener enfin la France à une doctrine niorale, libérale et patriotique. Voilà pourquoi, sans consulter mes forces, j'ai entrepris de faire connaître aux ouvriers la doctrine deProudhon, qui a travaillé pour eux jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant plus de trente ans, avec un dévouement absolu et une intelligence supérieure. En 1848, la bourgeoisie capitaliste n'avait pas trop de toutes ses forces pour combattre la doctrine de Proudhon, mais elle ne réussit pas à l'enlamer, et, quand M. Thiers combattait Proudhon à la tribune, ses poches étaient déjà pleines d'actions des mines d'Anzin, rapportant 1,000 pour 100 d'intérêt prélevé sur le travail des ouvriers.

Je me reconnais trop peu de talent pour entreprendre de vulgariser ses ouvrages; j'aurais voulu

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