AVANT-PROPOS XI
voir quelqu'un de plus autorisé que moi suivre cette ! voie ; cependant j'ose espérer que ses vrais amis et ' admirateurs me pardonneront ma hardiesse en raij son de ma bonne foi, de ma bonne volonté et de ma sincère admiration pour son œuvre entière, si franchement et loyalement française et socialiste.
Il est utile de dire au peuple combien Proudhon l'a aimé, et tout ce qu'il a fait pour l'instruire ; car, malheureusement, il a été calomnié par les politiciens de toutes les écoles, qui ne visent qu'à escalader le pouvoir et à s'enrichir.
Proudhon a écrit pour le peuple, et le peuple n'a pas le temps de lire et d'étudier une science aussi complexe, qui embrasse l'histoire des grands socialistes de tous les temps et de tous les pays. Il est donc indispensable de simphfîer cette encyclopédie, pour que le peuple puisse en profiter, non seulement en France, mais en Allemagne, en Angleterre, en Italie, en Espagne et ailleurs, où alors elle pourra être traduite, n'étant plus aussi volumineuse.
Proudhon ne sera apprécié que lorsque les ouvriers pourront le lire et seront capables de le comprendre et d'appliquer ses théories. Jusqu'à ce moment, la bourgeoisie parasite se gardera bien d'en parler, la logique de Proudhon étant irréfutable.
Que dire de Proudhon ? Par lequel de ses ouvrages commencer ce travail ? Toute son œuvre est sublime, ressemble à l'Evangile et le complète, en ajoutant à la