AVANT-PROPOS XIII
Ja France. Nous parlerons de toutes ces questions à mesure qu'elles se présenteront.
Il me semble qu'il faut d'abord faire voir le résultat de son travail, à quelle solution il s*est fixé pour formuler la science qu'il avait condensée, depuis qu'il avait obtenu la pension Suard. Il Ta bien mise à profit, cette pension, comme il l'avait du reste promis dans sa profession de foi adressée aux membres de l'Académie de Besançon, pour se livrer entièrement à la recherche de la solution du problème social, et pour donner les moyens pratiques d'arriver enfin à la suppression de la misère souvent imméritée des classes pauvres.
En analysant ses ouvrages dans l'ordre oii ils pourront être le plus facilement compris, nous arriverons à connaître la pensée, la doctrine de ce grand philosophe qui, à un talent merveilleux d'écrivain et à la logique la plus serrée, joignait avant tout l'amour de la liberté et de la justice. Alors seulement les classes ouvrières comprendront toute la reconnaissance qu'elles lui doivent.
Si nous prenions d'abord sa Théorie de la Propriété^ qui est un de ses premiers ouvrages, mais qui est une étude de haute morale sur la constitution de la propriété, cela pourrait fatiguer le lecteur. C'est peutêtre à cause de la difficulté de comprendre ce premier ouvrage, par lequel on commence généralement la lecture de ses œuvres, qu'il a été si peu connu des ouvriers. Mais puisque c'est surtout pour eux que