CÉSARISME ET CHRISTIANISME
prochent de l'empereur, et Gonslantin se convertit au christianisme.
La révolution chrétienne est expliquée, comme Paul le demandait, dans un sens mystique. C'est le règne des inconnus; ils sont évêques, tribuns, diacres. Ils se font puritains, conservateurs, exclusifs, intolérants, stationnaires. Us tiennent à distance les capacités; ils les calomnient, les excommunient : c'est l'épuration jacobinique. Saint Augustin, évèque d'Hippone, accepte la conversion de Constantin, et l'empire excite la persécution des Donatistes en Afrique. Ceux-ci voulaient conserver surtout la doctrine des Apôtres et se déclaraient socialistes.
L'Eglise d'Afrique comptait trois cents évêques; ils furent poursuivis — comme plus tard le furent les Albigeois, les Vaudois, les montagnards des Cévennes — à la requête de saint Augustin et des évêques du parti de Rome. Après cette soumission à l'empire, Constantin autorise les donations, les legs. Alors, l'insolence des évêques urbains se fait vivement sentir. Ce fut le signal de l'envahissement du clergé et de la spoliation des familles.
(Le point de vue socialiste de cet ouvrage historique devrait être étudié par tous les amis du peuple ; et, comme nous ne pouvons entrer dans la discussion religieuse, nous devons nous prononcer d'une manière absolue pour la liberté de conscience, comme le demandaient Jésus et les apôtres, la séparation des Eglises de l'Etat et la suppression des donations et legs en faveur du clergé.)