En effet, heur de pro
fesser remonte, sans interruption, jusqu'à la création de l'univers,
Apres avoir ouvert devant vous les deux grandes sources (le la vérité, l'Ecriture et la Tradition, V'Abréyé du C'atéchisme vous fait d'abord étudier Dieu et l'homne. C'est ainsi que, pour connaître une famille, on commence par faire connaissance avec les parents ct avec les enfants ; on passe ensuite aux rapports qui les unissent, Nous élevant jusque dans le ciel, nous contemplons Dieu en lui-même ; puis descendant sur ln terre, nous l’envisageons dans ses œuvres, Où ses perf ctions adorables se réfléchissent comme dans un miroir. Tout nous prèche son existence, son unité, sa puissance, sa sagesse et sa bonté infinie. ®
Après avoir promené notre admiration sur le magnifique spectacle de l'univers, nous y mettons Je comble en la fixant sur l'homme, le chef-d'œuvre des mains de Dieu. Nous le considérons dans son âme et dans son Corps, aussi bien que dans sa destinée au milieu des créatures. Nous examinons ensuite les liens et les rapports qui l’unissent à Dieu, son Créateur et son Père.
Vous verrez Adam et Eve, parfaitement heureux tant qu'ils sont fidèles à la Religion, perdre leur bonheur et devenir la proie de toutes les misères, du moment où, se révoltant contre leur Créateur et leur Père, ils brisent la sainte société qu'ils avaient avec lui. Toutefois Dieu, plein de miséricorde, n'abandonne Eas ses enfants. Ii promet à l'homme un Réparateur de sa faute, qui rétablira le lieu sacré et lui rendra avec usure les biens qu'il a perdus, Croire en ce Répurateur, espérer en lui,
l'aimer, urir ses priè
res à ses mérites futurs, sera désormais pour l'homme
l'indispensable condition du salut.
Cependant, il est décidé dans les conscilà de la sagesse éternelle que ce Réparateur ne viendra sur la terre qu'après une longue suite de siècles. En attendant, Dieu prend soin d'entretenir dans le nir du grand Libérateur, par une foule de Figures, de Promesses et de Prophéties. Toutes lannoncent ou donnent son signalement d'une manière si précise, qu'il est impossible à l'homme, à moins d'un aveuglement vo- Jontaire, de douter qu'il ne viennent, ou de le méconnaitre quand il viendra.
Nous faisons Passer devant vos yeux toutes ces admirables figures, toutes ces Promesses et toutes ces prophéties, dont nous Montrons l'accomplissement parfait en Notre-Seigneur J ésus-Christ. Nous vous expliquons ensuite de quelle manière Dieu prépare les esprits À reccvoir le Messie, et Comment, par la succession des quatre grands em pires des Assyriens, des Perses, des
8 Grecs et des Romains, il dispose toutes choses au miraculeux
établissement de son règne éternel,
De cette belle histoire ressort, lumineuse comme le soleil, cette vérité fondamentable, que Jésus-Christ était la fin de tous Les évènements du monde ancien, aussi bien que le type de toutes les Jigures et l'objet de toutes Les pre- Phéties. Or, le Fils de Dieu n'est venu en ce monde que Pour nous sanver, Il suit de là, que le salut de l'homme par Notre-Seigneur Jésus-Christ a été le but de tous les desseins de Dieu et le centre auquel tout se rapporte, dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de lu grâce,
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‘use comme le eus-C'hrist était in, aussi bien doutes les prcce monde que it de l'homme ut de tous Îles é se rapporte,
de lu grâce,
Quoi de plus propre à nous pénétrer de reconnaissance et à nous donner une haute idée de nous-mêmes ? Telle est la première partie de cet Abrégé.
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La seconde, qui commence à la venue du Messie, contient l'histoire du Rédemp’eur et l'explication de sa doctrine. Après quatre mille ans d'attente, le Fils de Dieu daigne se faire homme. 11 veut naître, vivre et mourir, non-Sculement afin de nous servir de modèle par ses exemples. Vous le suivrez pas à pas depuis la crèche jusqu’à la croix, Ses œuvres admirables, ses discours, ces miracles, les mystères de sa vie, de sa mort et de sa résurrection, vous prouveront tout à la fois qu'il est hômme, mais homme exempt de la corruption du péché; et qu'il est Dieu, mais Dicu Sauveur, dont l'unique pensée fut de nous délivrer du mal et de nous mettre en état d'arriver, après la mort, à une félicité sans mélange et sans fin. Sa vie si sainte vons est présentée comme le modèle obligé de la vôtre, dans tous les âges et dans toutes les positions ; car il a dit : Je vous aï donne l'exemple afin de vous apprendre à faire comme J'ai fait 1. Et ailleurs : Je suis La voie, et la vérité, et la vie. 2.
Avant de l'accompægner au ciel, dont il va nous ouvrir l'entrée, nous lui demandons ce que nous avons à faire pour y monter à sa suite. Il vous le dira en vons expliquant lui-même sa doctrine, pendant les quarante
jours qui séparent sa résurrection de son asconsion, En-
fants dégradés du premier Adam » Vous apprendrez que,
1 Joan,, xux, 15,—2 Joan, xi1v, 6,
Pour reconquérir votre dignité perdue, il faut devenir les enfants du second Adam, en vous unissant à luide manière à porter en vous l'image de l’homme céleste, comme vous avez porté l'image de l'homme terrestre. Or, les trois conditions de cette union divine sont : la Foi, l'Espérance, et la Charité. A ces trois grandes vertus se rapportent tonte la doctrine chrétienne et toute l'économie du salut.
La Foi vous est expliquée en elle-même et dans son
bjet, qui est le symbole, En croyant avec docilité les de articles qui le composent, vous unissez votre es- Ptit à celui du nouvel Adam, et se nent les vôtres. Vous veirez que c’est la foi À ce petit nombre de vérités fondamentales, qui vous donne vos lumières et vous délivre de toutes les erreurs grossières, de toutes les superstitions honteuses et crnelles qui déshonoraient les Païens,‘ et qui dégradent encore plus ou moins tous les peuples et tous les homines non catholiques. Vous apprendrez par là à tenir à votre foi du fond de vos entrailles, à la professer av
avec une constante fidélité.
S pensées devien-
ec Un Saint orgueil et
L’Espérance continue votre union avec Dieu, commencée par la foi, Vons apprendrez aussi À connaitre cette vertn en elle même et dans ses qualités, puis dans son objet, qui est la grâce en ce monde et la gloire en l’autre. Viendront ensuite les deux grands moyens d'obtenir la grâce : la prière et les sacrements, L’espérance vous Apparaîtra comme une force bienfaisante qui, élevaut notre volonté au-dessus des biens Passagers de la vie, place Dieu, et les nouveaux
il faut devenir nissant à luide homme céleste, mme terrestre.
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8 non catholi.
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2 Dieu, comi À connaitre qualités, puis ide et la gloigrands moy- SAcrements, force bienfaius des biens S nouveaux
cieux, et la nouvelle terre de l'éternité, et les moyens de les acquérir, en. téte de tous nos désirs et de toutes nos entreprises, C’est unc reine pleine d’immortalité qui ennoblit toutes les pensées de l'homme, le soutient lui-même dans ses Combats et console toutes ses douleurs. Le vives actions de grâces s’échapperont de votre Cœur, pour le Dieu qui vous a donné l'espérance. Des prières non moins v
ives sortiront de vos lèvres, Pour le conjurer
de vous la conserver et de la rendre à ceux qui ont eu le malheur de la perdre,
La Charité couronne l'œuvre du salut, en consommant notre union avec le second Adam. En effet, suivant l'expression de saint Bernard, Ja Foi dit : Dieu a préparé des biens ineffables à ses fidèles. L'espérance dit : Ils me sont réservés. La Charité dit : Je cours en prendre possession 1. Vient ensuite l’objet de la Charité, Dieu et l'homme, que nous ne devons pas aimer seulement de bouche et en paroles, mais en vérité et par nos œuvres. Za Charité de Dieu, dit l'apôtre
saint Jean, consiste à observer ses commandements, ct ses
commandements ne sont pus dificiles 2. Ici se place donc naturellement le Décalogue, de l'Eglise.
ÆEn l’adoptant pour règle de vos actions ct de vos désits, vous unissez votre Cœur au cœur du nouvel Adam : Fa volonté devient la vôtre, et le Décalogne vous ap- Parait comme un bienfait immense.
changé la face du monde.
suivi des commandements
C'est Ini qui a C’est à lui que vous devez
1 Serm. LXXXII, ]n Cantice.—2 [ Joan, v, E, 2 I Joan, v, E.
26 DISCOURS PRÉLIMINAÏRE de n’étre pas esclaves de toutes ECS passions personnelles ct étrangères qui rendaient les paiens si misérables ct si vils, et qui rendent encore aujourd'hui si malheureux cESi méprisables tous les hommes et tous les pen bles quine prennent pas le Dé ‘alogue, pour base de leur législation et pour règle de Jeur conduite,
Après: vous avoir expliqué les conditions ct l'exéellence de votre union avec le nouvel Adam, que reste-til, sinon à vous signaler les causes qui Paltèrent et la détruisent : les passions et le péché
; puis les moyens Préservatifs de ce mal unique : les ver
tus contraires aux
penchants corrompus du cœur humain ? Toutes ces explications vous apprendront, non-seulement à cennattre; mais encore À bénir, à aimer et à pratiquer toute votre vie cette divinc'Religion, à laquelle le monde est redevable de tout ce qu'il eut et de tout ce qu'il aura jamais de lumières, de vertus, de dévouements, d'institutions bienfaisantes et de lois équitables, par conséquent de gloire et de bonheur. Comme vous le voyez, celte seconde partie du Catéchisme offre un haut intérêt,
La troisième n'est pas moins propre à piquer votre pieuse curiosité. Elle commence à la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. Avec les pêcheurs gali- Iécns, nous sortons du cénacle, nous assistons, au spectacle de PEglise naissante. Vous verrez, d'un côté, la vieille société paienne, toute hideuse de crimes, s’opposer avec la rage du désespoir à l'établissement de la 80-
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ciété nouvelle, Ici, nous vous ferons connaitre les mœurs du vieux monde et celles des premicrs chrétiens, vos pères dans la foi. Dans cette lutte à mort de toutes la Puissance romaine contre quelques hommes du peuple, vous verrez briller, comme le soleil, le miracle qui à fait triompher le faible du fort et les victimes de leurs bourreaux.
Soutenue par la main de Dieu, l'Eglise, votre mère, march: à travers les buchers et les échafauds à la conquête du monde, dissipant sur son passage les ténébres du paganisme, purifiant les mœurs, substituant au droit brutal du fort, l'aimable loi de 1a charité universelle, et, après-trois siècles de combats, montant victorieuse sur le trône de Constantin.
La conservation de l'Eglise n'est pas moins miraculeuse que son établissement ; car les terribles assauts du monde ct du démon continuent dans tous les siècles. Les persécutions sanglantes, les hérésies, les scandales, vi:ndront tour à tour attaquer la Religion e mais Dieu veille sur elle du haut du ciel.
Aux Tyrans, qui cherchent à la noyer dans le sang de ses disciples, il oppose les martyrs, et leur sang répandu devient une semence de nouveaux chrétiens.
Aux hérétiques, dont le but est d'altérer le dépot de la foi, il oppose les conciles, de grands docteurs ou des ordres religieux; qui, confondant les novateurs, assurent le triomphe de la vérité.
Aux scandales, qui tendent à détruire la sainte morale de l'Evangile, il 9pposc l'exemple éclatant des vertus contraires, dans la personne de saintes victimes, quels
quefois dans des ordres religieux tout entiers qui expient
le scandale ct maintiennent la pureté des mœurs.
Enfin, l'hérésie et le scandale attirent sur mes des Calamités, des pestes, différents genres $
les royaudes guerres, des fléaux de Dieu leur oppose des saints ou des ordres religieux qui se dévouent au soulagement de toutes les misères humaines.
C'est ainsi que Notre-Seigne
UT & pourvu à la conser- Vation de son œuvre,
Contre laquelle les portes de l'enfer Ve prévaudront jamais 1. Cela ne suffit pas à son En remontant au ciel, le Fils de Pour sauver tous les hommes,
fût préchée par tout l'univers :
nations 2. De là, les missions.
dans cette troisième partie du C Principales missions depuis l'établissement de l'Eglise jusqu'à nos jours. Cette histoir >, Ri propre votre curiosité, vous fera 10.
d'être nés dans
auteur, Dieu qui était venu ordonna que sa Religion Allez, enscignez toutes les
Vous trouverez donc, atéchisme, l'histoire des
à exciter Comprendre le bonheur le sein de la vraie Religion ;
VOUS apprendra que Dieu ôte le flambeau de l'E aux peuples qui s'en ‘rendent indignes, ct qu'il le transporte à d'autres nations, en sorte que l'Eglise gagne toujours d’un côté ce qu'elle pert de l’autre. Cette conduite, si propre à nous remplir de crainte, vous rendra visible la Providence qui veille sur la Religion ; et vous prendrez la résolution de vivre si chrétiennement que
vous ne méritiez jamais de perdre le précieux don de la foi.