‹ Abrégé du catéchisme de persévérance, ou, Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion depuis l'origine du monde jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 92 sur 222 · PAR L'ESPÉRANCE.—DE L'EUCHARISTIE (SUITE · texte numérisé non relu

PAR L'ESPÉRANCE.—DE L'EUCHARISTIE (SUITE

Q. Par qui étaient offerts autrefois le pain et le vin qu'on consacrait à l'autel ?

R. Autrefois le pain et le vin consacrés à l'autel étaient offerts par les Fidèles, qui faisaient eux-mêmes le pain de leur Communion : les empereurs et les impératrices 8e conformaient À cet usage.

Q. Comment communiaient les premiers chrétiens ?

R. Les premiers chrétiens Communiaient debout, à limitation des enfants d'Israel, qui avaient mangé ainsi l'Agneau Pascal, figure de l’Eucharistie.

Q. Communiaient-ils sous les deux espèces ?

R. Ils communiaient sous les deux espèces : cet usage a cessé à cause du danger de répandre le précieux sang et de la difficulté de se Procurer du vin dans les pays du Nord qui se convertirent plus tard à la foi.

Q. Comment recevaient-ils l'espèce du pain ?

R. Ils recevaient l'espèce du Pain, les hommes dans leur main nue, et les femmes dans leur main droite couverte d’un linge fin et très-blanc : ils portaient ensuite dax:s leur bouche le corps sacré du Sauveur, et buvaient son précieux sang dans un calice Commun, soutenu par les diacres.

Q. Communiaient-ils quelquefois sous une seule espèce ?

R. Ils communiaient quelquefois Yois sous une seule espèce, par exemple le Vendredi saint.

Q. Envoyait-on la Communion à ceux qui ne pouvaient pas assister au saint Sacrifice ?

- À Ceux qui ne pouvaient pas assister au saint Sa. crifice, on envoyait la ( ‘ommunion par les diacres ; Car les premiers chrétiens n'auraient pas cru pouvoir se soutenir dans la vertu sans ce pain des forts.

Q. Leur était-il permis d'emporter l'Eucharistie dans leurs maisons ?

R. Il leur était permis d'emporter l'Eucharistie da 6 leurs maisons et de se communier eux-mêmes, surtout à l'approche de la persécution. .

Q. Leur était-il permis de l'emporter avec eux dans leurs voyages ?

R. 11 leur était permis de l'emporter avec eux dans leurs voyages, comme un guide et un préservatif assuré contre tous les dangers du corps et de l'âme; et leur piété était si grande, qu'il n'était pas à craindre que le Sauveur, devenu leur compagnon de voyage, souffrit aucune irrévérence de leur part.

Q. Comnient conservait-on l'Eucharistie dans , les Eglises ?

R. On conservait l'Eucharistie dans des tabernacles faits en forme de tour ou de colombe, suspendus audessus de l'autel ; la tour exprime la force de ce Sacrement; et la colombe, la douceur, l'innocence et la candeur qu'il communique à nos âmes.

Q. Quels sont les avantages même temporels de la sainte Communion ?

R. Voici quelques-uns des avantages mêmes temporels de la sainte Communion: lo elle conserve la sainteté et empêche une foule de désordres qui nous rendraient malheureux ; 20 elle fait pratiquer beaucoup de vertus dont nous retirons des avantages temporels ; 30 elle seule inspire les œuvres de charité etde dévouement si utiles à la société.

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute de Dieu ;.et, en témoignage de cet amour, je renouvellerai chaque anniversaire de ma première Communion.

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DE PERSÉVÉRANOE 221

XXXVIIIe LEÇON.

DE NOTRE UNION AVEC NOTRE-SEIGNEUR, LE NOUVEL ADAM, PAR L'ESPÉRANCE,—DE LA PÉNITENCE.

Q. Qu'est-ce que le Sacrement de la Pénitence ?

R. La Pénitence est un Sacremeni institué par Notre- Seigneur Jésus-Christ, pour nous rendre la vie divine et pous remettre tous les péchés commis après le Baptême : en sorte Qu'il n'est aucun péché, quelque grand qu'il puisse être, qui ne soit remis par le Sacrement de Pénitence bien reçu.

Q. Combien y a-t-il de parties dans le Sacrement de Pénitence ?

R, Il y a deux parties dans le Sacrement de Pénitence : les actes du pénitent et l'absolution du prètre.

Q. Quels sont les actes du pénitent ?

R. Les actes du pénitent, qui forment la matière du Sacrement de Pénitence, sont la contrition, la confession et la satisfaction.

Q. Que faut-il faire pour Lien recevoir ce Sacrement ?

R. Pour bien recevoir ce Sacrement, il faut : 10 examiner sa cnnscience ; 20 se repentir de ses péchés ; 30 les confesser ; 40 en faire pénitence en satisfaisant à Dieu et au prochain,

Q. Qu'est-ce qu'examiner sa conscience ?

R. Examiner sa conscience, c’est chercher les péchés qu'on a commis afin de s’en confesser. Cet examen doit être: Io exact: il faut s'examiner avec beaucoup de soin sur tous les péchés, de penséss, de paroles, d’actions ou d'omissions, qu'on a pu commettre ; 20 impartial: il faut s'examiner sans se flattar, comme nous examinerions un étranger.

Q. Quels sont les moyens de bien faire l'examen de conscience ?

R. Les moyens de bien faire l'examen de conscience sont : la prière, une foi vive, le recueillement et l’habi-

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ABRÉGÉ DU CATÉOHISME

Q. Depuis quel temps faut-il s'examiner ?

R. Il faut s'examiner depuis la dernière bonne confession, parce que les péches accusés dans des confessions mauvaises ne sont pas pardonnés, et il faux les confesser de nouveau.

Q. Quand on a examiné sa conscience, que faut-il faire ?

R. Quand on a examiné sa conscienca, il faut s’exciter à la contrition,

Q. Qu'’est-ce-que la contrition ?

R. La contrition est une douleur de l'âme et une détestation des péchés qu'on à commis avec le ferme propos de ne plus les commettre, On distingue deux sortes de contritions : la contrition parfaite et la contrition imparfaite, qu'on appelle attrition.

Q Qu'est-ce que la contrition parfaite ?

R. La contrition parfaite est la douleur d'avoir offensé Dieu, parce qu’il est infiniment bon et que le péché lui déplait : la contrition imparfaite jointe au vœu:du Sacrement de Pénitence, suffit pour remettre les péchés,

Q. Qu'est-ce que la contrition imparfaite ?

kR. La contrition imparfaite est la douleur d'avoir offersé Dieu, parce que le péché mérite l'enfer, prive du ciel et renferme une grande laideur: elle suppose un commencement d'amour de Dieu, et, pour remettre les péchés, il faut qu'elle soit jointe au Sacrement de Pénitence,

Q. Que renferme la contrition ?

R. La contrition renferme deux choses : Lo le repentir des péchés ; 20 le ferme Propos de les éviter à l'avenir.

Q. Quelles sont les qualités de la contrition ?

R. La contrition doit être intérieure : elle doit être dans le cœur et non pas seulement sur les lèvres ou dans l'imagination ; souveraine : le péché mortel doit nous déplaire plus que tout autre mal, parce qu'il nous prive du plus grand de tous les biens, qui est Dieu ; surnaturelle : elle doit être produite en nous par la

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grâce du Saint-Esprit et fondée sur des motifs connus par la foi; universelle : elle doit s'étendre à tous les péchés mortels sans exception.

Q. Qu'est-ce que le ferme propos ?

R. Le ferme propos est la résolution de ne plus offenser Dieu et de réparer l'injure qu'on lui a faite ou le tort qu'on a causé au prochain: il doit avoir les mêmes qualités que la contrition,

Q. Que faut.il faire pour avoir ia contrition et le ferme propos ?

R, Pour avoir la contrition et le ferme propos, il faut: lo les demander à Dieu par l'intercession de la sainte Vierge, de son bon Ange et des saints pénitents ; 20 se pénétrer de quelqu'un des motifs de contrition, en se représentant le bon Dieu outragé par le péché, Notre- Seigneur crucifié, le ciel perdu, l'enfer mérité ; 30 ter miner en faisant un acte de contrition du fond du cœur,

Q. Comment peut-on juger si on a le ferme propos ?

R. On peut juger qu'on a le ferme propos, quand on fut des efforts sérieux pour se corriger, en fuyant les occasions du péché et en suivant les avis du confeseur,

Q. Quand on s'est excité à la contrition;, que faut-il faire ?

R. Quand on s’est excité à la contrition, il faut se confesser.

Q. Qu'est-ce que la confession ?

R. La confession est une accusation de ses péchés faite à un prêtre approuvé, pour en recevoir l’absolution. .

Q. Comment faut-il dire ses p’chés ?

R. Il faut dire ses péchés simplement, sans s'excuser, aisant ce qui est nécessaire, et rien que ce qui est nécessaire ; humblement, avec une grande confusion iniérieure et extérieure de les avoir commis; purement, en se servant de paroles modestes ; douloureusement, avec un sincère regret de les avoir commis; sincèrement, en

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224 ABRÉGÉ DU CATÉOHISME

les disant tels qu'ils sont, sans les diminuer ni les augmenter, ni les déguiser, ni les cacher; entièrement, en accusant tous les péchés mortels, et an moins les circonstances qui en changent l'espèce ; et, si on ne peut en savoir le nombre, il faut dire à peu près.

Q. Toutes ces conditions sont.elles également indispensables ?

R. Toutes ces conditions ne sont pas également indispensabies ; les trois premières sont très-utiles, les trois dernières sont nécessaires.

Q. Si on avait eu le malheur de cacher un péché mortel, que faudrait-il faire ?

R. Si on avait eu le malheur de cacher un péché mortel, où qu'on croyait mortel, il faudrait recommencer les confessions dans lesquelles on l'aurait caché, dire le péché qu'on a caché, et de plus, dire qu'on l’a caché.

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je serai tou- Jours fidèle à me confesser souvent.

XXXIXe LEÇON.

DK NOTRE UNION AYEC NOTRE-SEIGNEUR, LE NOUVEL ADAM, PAR L'ESPÉRANCE.—DE LA PÉNITENCE (SUITE).

Q. Que remarquez-vous sur ces paroles de Notre- Seigneur: Recevez Le Saint-Esprit: ceux à qui vous remeltrez les péchés, ils leur seront remis ; ells seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ?

R. Je remarque sur ces paroles, qu’un double pou-

voir est confié aux Apôtres et à leurs successeurs : le

pouvoir de remettre les péchés et le pouvoir de les retenir; mais ils ne peuvent les remettre et les retenir s'ils ne les connaissent pas et ils ne peuvent les connaître si les pénitents ne s'en confessent pas.

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