‹ Abrégé du véritable esprit de St. François de SalesChapitre 35 sur 52 · DU RECUEILLEMENT · texte numérisé non relu

DU RECUEILLEMENT

ARTICLE PREMIER

Des trois exercices spirituels.

Saint François de Sales , fallait grand cas de rois exercices spirituels qu'il jugeait très-propres à faire avancer une' âme dans la dévotion. Ce sont ceux de la présence de Dieu , de l'abandon à la volonté de Dieu et de la pureté d'intention. Il disait qu'il ne fallait que la pratique fidèle de l'un de ces trois exercices pour élever une âme à un degré su* blime de perfection.

* Supplément a YIntrod. à ta Kit dévole, part. I, chap. 12 et 13.

H 2 VÉRITABLE BSPElf

De l'exercice de la présence de Dieu.

L'exercice favori de saint François de Sales é|#it la sainte occupation de la présence de Dieu ; c'est aussi celui qu'il a le {dus recommandé aux religieuses de la Visitation, et que Ton pratique davantage flans leurs maisons. Cet exercice a l'avantage particulier d'avoir été désigné par la propre bouche de Di^a, comme le chemin de la perfection. Qui ne sait que le Seigneur dit à Abraham , le père des croyant?: marche en ma présence et sois parfait, et que 01vid parlant au nom du Messie, disait : Je considérais Dieu toujours présent , parce qu'il est à ma droits pour que je ne sois jamais ébranlé? Le Psalmiste attribue les chutes des pécheurs à ce qu'ils n'ontp* Dieu devant les yeux, et qu'ils ont effacé ses jugements de leur souvenir.

Nous voyons ppjr expérience que la présence des hommes d'une haute dignité tient en respect lespei# sonnes les plus légères. Combien plus cet effet serat-il produit par la pensée de la présence d'un Dieu qui est infini en perfection , et qui est la fin dernière et souveraine de toutes choses? La vue continuité de Dieu est très-utile à ceux qui sont en état de grâce pour les y conserver et les y faire croître , et à ceux qui n'y sont pas pour leur inspirer la résolution efficace d'y rentrer. C'est donc un excellent moyen pour nous faire arriver au port du salut.

DE S. FRANÇOIS DE SALES. l&S

Suite des avis sur l'exercice de la présence de Dfeu.

Ijjpint François de Sales conseillait à ses pénitents l'exercice de la présence de Diea pour leur sertir deptin quotidien ; car coqimepour la nourriture du corps on joint le pain à toute sorte de mets * de môjpe pour la nourriture de Pâme , il n'y a point dAercice spirituel qu'on puisse joindre plus commodément et plus utilement à toutes nos actions, qgg celui de la présence de Dieu.

TLe saint évéque de Genève avait coutume de dire pieux exercice était l'occupation continuelle des bienheureux dans le ciel , selon ce que dit notre îur dans l'Evangile , que les anges voient sans itiMfrruption la face do Père célest^ d'où il contenait que c'était un commencement de la vie éternelle, que de marcher toujours qrfMa présence de Pieu,

4* On lit dans l'ancien Testament que la reine de

jiMsVa estimait bienhenreux tat Serviteurs de Salo-

«nion qui étaient toujours en la présence de ce sage

*w>l. Combien soiiftiUi» heureux les justes , lorsque

À ifileff^fciwmt dans l'état de grâce, qui n'est

anite chose qu'un commencement de l'état de

gloire» mais encore qu'ils se rendent continuelle-

ment attentifs àJa sainte présence dé celui donfla

sagesse est infiniment an-demis de celle de Salo-

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L'exercice &V f%jp£tte comme une sentila sainte oeçu' £&' de temps en temps aux

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aussicejuiqu' ^^JJirces paroles qu'elle pro-

de la Visit r ^/^^^^utes nos tœnrs se somien-

leurs ma f f^^^nct de Dieu! Et si c'est m

d'avoir ^/^%aiinunauté ait communié» elle

comr ^j^L totre sainte communion cfaujotirle P K ,/'

™ /** 0C0M une parole remarquable de notre

/ ^ £a P' U8 grande partie des manquements

t >* '^mettent dans leur devoir les personnes

I '£**> viennent de ce qu'elles ne se tiennent

/ j0 ** ez eû ** Présence de Dieu. »

Ktercice dé l'abandon à la Yolonté de Dieu.

Le second exercice est celui de l'abandon H* volonté de Dieu dont le saint évéque faisait une grande estime , ainsi qu'on le voit dans son Traité' de l'amour de Dieu , ses entretiens et ces lettre* <

Faire en toutes choses la volonté de Dieu > c'est la fleur et comme le faîte de la couronne du saint amour. Car puisque l'amitié fait que les personnes qui s'aiment n'ont qu'une même volonté ; combien plus en sera-t-il de même par rapport à la charité

qui esi un amour de Dieu pur et désintéressé, ayant nour unique objet le bien de la personne aimée.

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