CHAPITRE XV
Des magistrats d'Athènes.
Le peuple s'assemble dans les quatre derniers jours de l'année pour nommer aux magistratures. Il déclare ses volontés par la voie des suffrages ou par celle du sort.
Les places qu'il confère alors sont eu très grand nombre. La première et la plus importante des magistratures est celle des archontes. Ce sont neuf des principaux citoyens, chargés, non seulement d'exercer la police, mais encore de recevoir en première instance les dénonciations publiques et les plaintes des citoyens opprimés. Leur personne, comme celle de tous les autres magistrats, doit être sacrée. Quiconque les insulterait par des violences ou des injures, lorsqu'ils ont sur leur tête une couronne de myrte, symbole de leur dignité, serait exclu de la plupart des privilèges des citoyens, on condamné à une amende; mais il faut aussi qu'ils méritent, par leur conduite , le respect qu'on accorde à leur .rplace.
Les trois premiers archontes ont chacun
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en particulier, un tribunal où ils siègent, accompagnés de deux assesseurs qu'ils choisissent eux-mêmes. Ces six derniers ne forment qu'une seule et même juridiction. A ces divers tribunaux sont attribuées diver-' ses causes.
Après l'élection des archontes , se fait celle des stratèges ou généraux d'armée, des hipparques ou généraux de la cavalerie, des officiers préposés à la perception et à la garde des deniers publics, de ceux qui veillent à l'approvisionnement de la ville , de ceux qui doivent entretenir les chemins , et de quantité d'autres qui ont des fonctions moins importantes.
Un des plus utiles établissemens d'Athènes est une chambre des comptes, que l'on renouvelle tous les ans dans l'assemblée du peuple, et qui est composée de dix officiers. Les archontes, les membres du sénat, les commandans des galères, les ambassadeurs, les aréopagisles , les minisires mêmes des autels, tous ceux, en un mot, qui onleu quelque commission relative à l'administration, doivent s'y présenter , les uns en sortant de place , les autres en des temps marqués : ceux-ci, pour rendre compte des sommes qu'ils ont reçues; ceux-là, pour justifier leurs opérations j d'autres enfin
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pOQr montrer qu'ils n'ont rien à redouter de la censure.