CHAPITRE XXXVII
Voyage de l'Elide. — jqux olympiq^eii.
L'Elide est un petit pays dont l'es cotes sont baignées pa^la mer Ionienne, et qui se''divise en trois vallées. Dans la plus sep-
teatrionale. est la ville d'Elis , et un fleuve de même nom , mais moins considérable que celui de Thessalie 3 la vallée du milicii' est célèbre par le temple de Jupiter , placé auprès du fleuve Alphce : la dernière s'appelle Triphjlie.
Ce pays est de tous les cantons du Pélcponèsele plus abondant et le mieux peuplé. Ses campagnes ferlilcs sont couvertes d'esclaves laborieux. L'agriculture y fleurit , parce que le gouvernement a pour hslaboureurs les égards que méritent ces; miles citoyens.
La ville d'Elis est assez récente. Elle s'est' ■formée , à l'exemple de plusieurs villes de la Grèce , et surtout du Péloponèse , par la réunion de plusieurs hameaux. Elle est décorée de temples, d'édifices somptueux, et de quantité de statues dont quelquesunes sont de la main de Phidias. Parmi ces derniers monumens , nous en vîmes où l'artiste n'avait pas montré moins d'esprit que d'habileté : tel est le groupe des Grâces dans le temple qui leur est consacré. Elles sont couvertes d'une dràpeiiu'è' légère et brillante : la première tient urirameau de myrte en l'honneur de Vénus j îiï seconde une rose pour désigner ie printemps • la troisième un osselet, symbole des
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jeux de l'enfance : et , pour qu'il ne manque rien aux charmes de cette composition , la figure de l'Amour est sur le même piédestal que les Grâces.
Rien ne donne plus d'éclat à celte province que les jeux olympiques , célébrés de quatre en quatre ans en l'honneur de Jupiter. Institués par Hercule, ils furent, après une longue interruption , rétablis par les conseilsdu célèbre Lycurgue , et parles soins d'Ipliitus , souverain d'un des cantons de l'Elide. Cent huit ans après , on inscrivit pour la première fois sur le registre public des Eléensle nom de celui qui avait remporté le prix à la course du stade j il s'appelait Corébus. Cet usage continua ; et de là cettesuite de vainqueurs dont les noms, indiquant les différentes olympiades , forment autant de points fixes pour la chronologie.
On allait célébrer les jeux pour la cent sixième fois , lorsque nous arrivâmes à Elis. Tous les habilans de l'Elide se préparaient à cette auguste solennité. Ou avait déjà promulgué le décret qui suspend toutes les hostilités. Des troupes qui entreraient alors dans cette terre sacrée , seraient condamnées à une amende de deux mines (cent quatre-vingts francs ) par soldat.
Les Eléensont radministratioiijdesjeiix olympiques depuis quatre siècles; Ils ont • donné à ce spectacle toute la perfection l dont il était susceptible. A chaque olympiade on tire ausortles juges ou présidens des jeux. Ils sont au nombre de huit , parce qu'on en prend un de chaque tribu. Ils s'assemblent à Elis avant la célébration des jeux , et , pendant l'espace de dix mois ^ ils s'instruisent en détail des fonctions qu'ils doivent remplir. Afm de joindre l'expé-' rience aux préceptes , ils exercent pendant le même intervalle de temps , les athlètes qui sont venus se faire inscrire pour dis-' puter le prix de la course et de la plupart des combats à pied.
Après avoir vu ce qui pouvait nous in-' téresser, soit dans la ville d'Elis , soit dans celle de Cyllène, qui lui sert de port, nous partîmes pour Olympie. Deux chemins y conduisent : l'un , par la plaine , long de trois cents stades j l'autre, par les montagnes. Nous choisîmes le premier. Après avoir vu en passant les villes de Dyspontium et de Létrines , nous anivâmes à Olympie. Celte ville , également connue sous le nom de Pise , est située sur la rive droite de l'Alphée, au pied d'une colline qu'on appelle mont de Saturne.
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L'Alùs renferme dans son enceinte les objels i^ plus inléressans : c'est un bois sacré , fort étendu , entouré de murs , et dans lequel se trouvent le temple de Jupiter et celui de Junon , le sénat , le théâtre, et quantité de beaux édifices , au milieu d'une foule innombrable de statues.
Le temple de Jupiter fut construit, dans le siècle dernier, des dépouilles enlevées parles Eléens à quelques peuples qui s'étaient révoltés contre eux. 11 est d'ordre dorique , entouré de colonnes , et construit d'une pierre tirée des carrières voisines ^ mais aussi éclatante et aussi dure que le marbre de Paros. Il a de hauteur soixantehuit pieds , de longueur deux cent trente, de largeur quatre-vingt-quinze. Un architecte habile , nommé Libon , fut chargé de la construction de cet édifice j et deux, sculpteurs , non moins habiles , enrichirent par de savantes compositions les frontons des deux façades.
Ce superbe temple est divisé par des colonnes en trois nefs. A peine on y est entré que les regards se portent rapidement sur la statue et sur le trône de Jupiter. Ce chef-d'œuvre de Phidias et de la sculpture fait au premier aspect une impression que l'examen ne sert qu'à rendre plus profonde.
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La figure de Jupiter est en or et en ivoire, et, quoique assise, elle s'élève presque au plafond du ternplc. De la main droite elle tient une victoire , également d'or et d'ivoire j de la gauche, un sceptre travaillé avec goût , enrichi de diverses espèces de métaux , et surmonté d'un aigle. Ija chaussure est en or, ainsi que le manteau , sur lequel on a gravé des animaux y des fleurs et surtout des lis. <•
Le trône porte sur quatre pieds , et sur des colonnes intermédiaires de même hauteur que les pieds. 11 est tout brillant d'or, d'ivoire , d'ébène et de pierres précieuses, partout décoré de peintures et de bas-reliefs. Phidias profita des moindres espaces pour multiplier les ornemens.
Au-dessus de la tête du dieu , dans la partie supérieure du trône , on voit d'un côté les trois Grâces qu'il eut d'Eurjnôme, et les trois Saisons qu'il eut deThémis. On distingue quantité d'autres bas-reliefs, tant sur le marchepied que sur la base ou il'estrade qui soutient cette masse énorme, la plupart exécutés en or et représentant, \q.s, divinités de l'Olympe. Aux pieds de Jupiter on lit cette inscription : « Je suis l'ouvrage de Phidias ^ Athénien^ fds de Charmidès. Outre son nom , l'artiste ,
pour éterniser la niéiuoire et la beauté d'un jeune homme de ses amis , appelé Pantarchs , grava son nom sur un des doigts de Jupiter.
On est frappé de la grandeur de l'entreprise , de la richesse de la matière , de rexcellence du travail, de l'heureux accord de toutes les parties ; mais on l'est plus encore de l'expression sublime que l'artiste a su donner à la tête de Jupiter. La divinité même y paraît empreinte avec tout l'éclat de la puissance , toute la profondeur de la sagesse , toute la douceur de la bonté. Auparavant les artistes ne représentaient le maître des dieux qu'avec des traits communs, sans noblesse et sans caractère distinctif. Phidias fut le premier qui atteignit, pour ainsi dire , la majesté divine. Dans quelle source avait-il donc puisé ces hautes idées? Il répondit à ceux qui lui faisaient cette question , en citant les vers d'Homère , où ce poète dit qu'un regard de Jupiter suffit pour ébranler l'Olympe.
Du temple de Jupiter nous passâmes à celui de Junon. 11 est également d'ordre dorique, entouré de colonnes, mais beaucoup plus ancien que le premier. La plupart des statues qu'on y voit , soit en or , soit en ivoire, décèlent un art encore gros-
sier, quoiqu'elles n'aient pas trois cents ans d'antiquité. On célèbre auprès de ce temple des jeux auxquels président seize femmes, respectables par leur vertu, ainsi que par leur naissance.
En sortant de là nous parcourûmes les routes de l'enceinte sacrée. A travers les
Ïdatanes et les oliviers qui ombragent ces ieux , s'offraient à nous de tous côtés des colonnes , des trophées, des chars de triomphe, des statues sans nombre, en bronze, en marbre , soit pour les dieux , soit pour les vainqueurs.
Pendant que nous admirions ces ouvrages de sculpture , nos interprètes nous faisaient de longs récits, et nous racontaient des anecdotes relatives à ceux dont ils nous montraient les portraits. Après avoir arrêté nos regards sur deux chars de bronze, dans l'un desquels était Gélon , roi de Syracuse , et dans l'autre Hiéron, son frère et son successeur , ils nous firent remarquer tout auprès la statue de Cléomèdc. « Cet athlète, nous dirent-ils, ayant eu le malheur de tuer son adversaire au combat de la lutte, les juges , pour le punir, le privèrent de la couronne : il en fut affligé au point de perdre la raison. Quelque temps après, il entra dans une maison destinée à l'éducation de
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la jeunesse, saisit iiiie colonne qui soutenait le'toit , et la renversa. Près de soixante enfans périrent sous les ruines de l'édifice.
« Cette jument , que vous voyez , fut surnommée le vent à cause de sa légèreté. Un jour qu'elle courait dans la carrière , Philotas qui la montait , se laissa tomber. Elle continua sa course, doubla la borne , et vint s'arrêter devant les juges , qui décernèrent la couronne à son maître , et lui permirent de se faire représenter ici avec l'auteur de sa victoire.
« Cet autre athlète porta sa statue sur ses épaules , et la posa lui-même dans ces lieux. C'est le célèbre Milon, c'est lui qui dans la guerre des babitans de Crotonc sa patrie , contre ceux de Sjbaris , fut mis à la tête des troupes , et remporta une victoire signalée. 11 triompha souvent dans nos jeux et dans ceux de Delphes ; il y faisait souvent des essais de sa force prodigieuse. Quelquefois il se plaçait sur un palet qu'on avait huilé pour le rendre plus glissant , et les phis fortes secousses ne pouvaient l'ébranler ; d'autres fois, il empoignait une grenade , sans l'écraser, et la tenait si serrée que les plus vigoureux athlètes ne pouvaient écarter ses doigts pour la lui arracher. On raconte encore de lui
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qu'il parcourut le stade portant un bœuf sur ses épaules 3 que , se trouvant un jour Jdans une maison avec les disciples de Pythagore, il leur sauva la vie en soutenant la colonne sur laquelle portait le plafond qui était près de tomber ; enfin , que , dans sa vieillesse , il devint la proie des bêtes féroces , parce que ses mains se trouvèrent prises dans un tronc d'arbre que des coins avaient fendu en partie, et qu'il voulait achever de diviser. »
Cependant les peuples abordaient en foule à Oljmpie , par mer, par terre , de ;toutes les parties de la Grèce 5 des pays les plus éloignés , on s'empressait de se rendre à ces fêtes , dont la célérité surpasse infiniment celle^des autres solennités, et qui, néanmoins , sont privées d'un agrément qui les rendrait plus brillantes. Les fem- ;nies n'y sont pas admises , sans doute à cause de la nudité des athlètes.
Le premier jour des fêtes commence onze jours après la nouvelle lune , et après le solstice d'été. Elles durent cinq jours. A la fm du dernier se fait la proclamatioa solennelle des vainqueurs. Elles s'ouvrirent le soir par plusieurs sacrifices que l'on offrit sur des autels élevés en l'honneur de plusieurs diviiiité.s , soit dans le temple de
Jupiter, soit dans les environs. Les cérémonies se prolongèrent fort avant dans la nuit , et se firent au son des instrumens , à la clarté de la lune qui approchait de son plein , avec un ordre et une magnificence qui inspiraient à la fois de la surprise et du respect. A minuit, dès qu'elles furent achevées , la plupart des assistans allèrent se placer dans la carrière pour mieux jouir du spectacle des jeux qui devaient commencer.
La carrière olympique se divise en deux parties , le stade et l'hlppodrouie. Le slade est une chaussée de six cents pieds de ;long , et d'une largeur proportionnée.
C'est là que se font les coursées à pied , et Jque se donnent la plupart des combats. ; L'hippodrome est destiné aux courses des chars et des chevaux. Un de ses côtés s'étend sur une colline; l'autre côté, un peu plus long , est formé par une chaussée : sa largeur est de six cents pieds, sa longueur du double. 11 est séparé du stade par lin édifice qu'on appelle barrière. C'est un portique devant lequel est une cour spacieuse , faite en forme de proue de navire , dont les murs vont en se rapprochant l'un de l'autre^ et laissent à leur extrémité une ouverture assez grande pour que plusieurs
chars y puissent passer à la fois. Le stade et l'hippodrome sont ornés de statues , d'autels et d'autres monumens.
A la petite pointe du jour , nous nous rendîmes au stade. Il était déjà rempli d'athlètes qui préludaient aux combats , et entouré de quantité de spectateurs : d'autres, en plus grand nombre , se plaçaient confusément sur la colline , qui se présente en amphithéâtre au-dessus de la carrière.
Quand les huit'présidens des jeux, re^ vêtus d'habits magnifiques et de toutes les marques de leur dignité , eurent pris leurs places , un héraut s'écria : « Que le^ coureurs du stade se présentent! » 11 en parut aussitôt un grand nombre , qui se placèrent sur une ligne suivant, le rang que le sort leur avait assigné. Le héraut proclama leurs noms et celui de leur patrie»' Si ces noms avaient été illustrés par des victoires précédentes , ils étaient accueillis avec des applaudissemens redoublés. Après que le héraut eut ajouté : « Quelqu'un peut-il reprocher à ces athlètes d'avoir, été dans les fers , ou d'avoir mené une vie irrégulière ? » il se fit un silence profond , et je ne vis plus dans ces hommes du peuples, prêts à se disputer quelques feuilles d'olivier, que des hommes libres, chargés
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de la gloire de leur patrie. L'espérance cf. la crainte se peignaient dans les regards inquiets des spectateurs; ces sentimens devenaient plus vifs, à mesure qu'on approchait de l'instant qui devait les dissiper. Enfin la trompette donna le signal; les coureurs partireiU , et , dans un clin d'oeil, parvinrent à la borne où se tenaient les présidens des jeux. Le héraut proclama le nom de Porus , de Cyrène , et mille houches le répétèrent. L'honneur qu'il obtenait est le premier et le plus brillant , parce que la course du stade simple est la plus ancienne de celles qui ont été admises dans ces fêtes.
Les jours suivans , d'autres champions furent appelés pour parcourir le double stade , c'est-à-dire qu'après avoir atteint le but et doublé la borne, ils devaient retourner au point du départ. Ces derniers furent remplacés par des athlètes qui fournirent douze fois la longueur du stade.
Quelques-uns concoururent dans plusieurs de ces exercices , et remportèrent plus d'un prix.
Les vainqueurs ne devaient être cou- !
ronnés que le dernier jour des fêtes; mais à la fm de leur course ils reçurent ou plutôt enlevèrent une palme qui leur était
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■destinée. Ce moment fut pour euxl-e commencement d'une suite de triomphes. Chacuns'empressaitdeles voir , de les féliciter; leurs parens , leurs amis , leurs compatriotes , les soulevaient sur leurs épaules pour les montrer aux assistans , qui répandaient sur eux des fleurs à pleines mains.
Le lendemain , nous allâmes de bonne heure à l'hippodrome, où devait se faire la course des chevaux et des chars. Les gens riches peuvent seuls livrer ces combats qui exigent en effet la plus grande dépense. Comme ceux qui aspirent aux prix ne sont pas obligés de les disputer euxmêmes , souvent les souverains et les républiques se mêlent au nombre des concurrens , et confient leur gloire à des écuyers habiles. On trouve sur la liste des vainqueurs Théron , roi d'Agrigcnte 5 Gélon et Hiéron , rois de Syracuse; Archélaiis , roi de Macédoine; Pausanias , roi de Lacédémone , et quanlité d'autres, ainsi que plusieurs villes de la Grèce,
Pendant que nous attendions le signal, on nous dit de regarder attentivement nu dauphin de bronze , placé au commencement de la lice , et un aigle de même métal, posé sur un autel au milieu de la barrière. Bientôt nous vinies le dauphin
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s'abaisser et se cacher sous la terre ; l'aigle .s'élever, les ailes déployées , et se montrer aux spectateurs ; et au même instant un grand nombre de cavaliers s'élancer dans l'hippodrome, passer devant nous avec la rapidité d'un éclair, tourner autour de la borne qui est à l'extrémité 3 les uns ralentissant leur course , les autres la précipitant jusqu'à ce que l'un d'entre eux, redoublant d'efforts , eût laissé derrière lui ses concurrens affligés.
Le vainqueur avait disputé le prix de la course au nom de Philippe , roi de Macédoine, qui aspirait à toutes les espèces de gloire, et qui en fut tout-à-coup si rassasié qu'il demandait à la fortune de tempérer ses bienfaits par une disgrâce. En effet , dans l'espace de quelques jours , il remporta celle victoire aux jeux olympiques j Parménion, un de ses généraux, battit les Illyriens; Olympias, son épouse, accoucha d'un fds , du célèbre Alexandre.
Après que des athlètes , à peine sortis de l'enfance , eurent fourni la même carrière , elle fut remplie par une infinité de chars qui se succédèrent les uns aux au-, , très. A peine le signal fut donné qu'on villes coursiers , couverts de poussière, se croiser, se heurter, entraîner des chars avec
une rapidité que l'œil avait peine à suivre. Ijeur impétuosité redoublait lorsqu'ils entendaient le son bruyant des trompettes placées auprès d'une borne, fameuse par les naufrages qu'elle occasione. Posée dans la largeur de la carrière , elle ne laisse pour le passage des chars qu'un défilé assez étroit, où l'habileté des guides vient très-souvent échouer. Le péril est d'autant plus redoutable , qu'il faut doubler la borne jusqu'à douze fois j car on est obligé de parcourir douze fois la longueur de l'hippodrome, soit en allant , soit en revenant.
A chaque évolution , il survenait quelque accident qui excitait des sentimens de pitié , ou des rires insullans de la part de l'assemblée. Des chars avaient été emportés hors de la lice , d'autres s'étaient brisés en se choquant avec violence : la carrière était parsemée de débris qui rendaient la course plus périlleuse encore.
Il ne restait plus que cinq concurrens , un. Thessalien, un Libyen, un Syracusain, un Corinthien et un Thébain. Les trois pre- ■"'liers étaient sur le point de doubler la borne pour la dernière fois. Le Thessalien se brise contre cet écueil : il tombe embarrassé dans les rênes j et tandis que ses chevaux se renversent sur ceux du Libyen qui