‹ Abrégé du Voyage du jeune Anacharsis en GrèceChapitre 7 sur 65 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

So ABBJÎGÉ DU VOYAGE

« Les diverses combinaisons des trois termes produisent différentes sortes de syllogismes, qui la plupart se réduisent à celle que nous avons proposée pour modèle.

« Les résultats varient encore suivant que les propositions sont affirmatives ou né-' gatives , suivant qu'on leur donne , ainsi qu'aux termes , plus ou moins d'universa-' lité ; et delà sont émanées quantité de règles qui font découvrir, au premier aspect, la: justesse ou le défaut d'un raisonnement.

« On se sert d'instruction et d'exemples pour persuader la multitude , de syllogis-i mes pour convaincre les philosophes.

« On supprime quelquefois une des propositions, faciles à suppléer. Le syllogisme s'appelle alors enthymème ; et , quoique ■imparfait, il n'en est pas moins concluant. Exemple : Toute "vertu est une habitude/ donc la justice est une habitude : ou bien, ' la justice est une njertu; donc elle est une habitude.

«Toute démonstration est un syllogisme, mais tout syllogisme n'est pas une démonstration. Il est démonstratif, lorsqu'il est .établi sur les premiers principes , ou suï ceux qui découlent des premiers j dialectique, lorsqu'il est fondé sur des opinions qui paraissent probables à tous les hom-

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mes, ou du moins aux sages les plus éclairés; contentieux, lorsqu'il coucliit d'après des propositions qu'on veut faire passer pour probables et qui ne le sont pas.

«r Le premier fournit des armes aux philosophes qui s'attachent au vrai ; le second aux dialecticiens, souvent occupes du vraisemblable ; le troisième aux sophistes, à qui les moindres apparences suffisent. »

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