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CHAPITRE XXVI

Or.

— Ses combinaisons avec Voxigène, le chlore, Viode , le soufre et le phosphore. — Ses alliages avec le cuivre , V argent et le mercure.

L'or, comme l'argent, paraît avoir été connu de la plus haute antiquité. Ses propriétés particulières , ainsi que sa rareté, l'ont fait regarder par les anciens chimistes comme le plus précieux des métaux ; aussi l'avaient- ils désigné sous le nom de roi des métaux.

Ce métal se rencontre toujours à l'état natif, en grains, en ramifications, en feuilles ou en petits cristaux disséminés dans cer laines roches quartzeuses ou schisteuses et quelquefois en filons. Il se trouve souvent , mais en petite quantité, dans quelques autres minerais, tels que certains sulfures de fer, de cuivre, de plomb, de zinc et de mercure. Il existé aussi dans les terrains d'alluvion et le lit de quelques rivières, sous forme de paillettes et en petite quantité. Plusieurs fleuves en Afrique

Je charrient sous cet état. En France, les sables du Rhône et de TAriège nous on offrent aussi des exemples.

L'or, à l'état natif, n'est jamais parfaitement pur-, il est toujours uni à une petite quantité d'argent ou de cuivre. Son alliage naturel avec ces deux métaux est dans des proportions variables.

Les mines de ce métal existent surtout en Afrique , dans l'Amérique méridionale , dans l'Inde. Les principales mines d'or en Europe sont en Transylvanie.

L'extraction de ce métal est très-simpîe j elle varie cependant suivant l'état où il se trouve. Lorsqu'il est en roche, on bocarde la mine et on la lave dans des sébiles de bois ousurdes tables inclinées pour séparer la plus grande partie delà roche, puis on le fond : mais, comme l'or qu'on obtient peut renfermer du cuivre, du fer et de l'argent, on le fond de nouveau avec du nitre qui oxide les deux premiers métaux et les sépare. Pour lui enlever l'argent, on le soumet aune opération qu'on désigne sous le nom de départ. Celte opération se pratique en alliant d'abord par la fusion l'or avec trois parties d'argent , réduisant l'alliage en grenailles et le traitant à chaud par l'acide sulfurique concentré. L'argent qu'o na ajouté à l'or est dissous ainsi que celui qu'il contenait naturellement , et l'or qui reste insoluble est fondu et coulé en lingots. Quand à l'argent , on le sépare de la dissolution en plongeant des lames de cuivre qui le précipitent entièrement à 1 état métallique.

Les sulfures aurifères sont grillés , fondus au fourneau à manche , grillés de nouveau et traités avec du plomb, qui s'allie avec l'or. On sépare ce dernier métal en affinant l'alliage par la coupellation , comme on le pratique sur les plombs argentifères.

L'or en paillettes, tel qu'on le trouve dans les sables de plusieurs rivières, se relire par leur lavage et en traitant le résidu par [le mercure qui s'allie à l'or et

forme un amalgame qu'on soumet aux mêmes opérations que celui d'argent. ( Voyez Extraction de l'argent par amalgamation. )

Ce dernier procédé est appliqué aujourd'hui au traitement des sulfures aurifères, après les avoir toutefois grillés pour en brûler la plus grande partie du soufre.

Propriétés. L'or est un métal d'une couleur jaune particulière, très-éclatante et brillante lorsqu'il a été poli. C'est le plus ductile et le plus malléable de tous les métaux. On le réduit en fils très-fins et en feuilles minces de ~— de millimètres d'épaisseur \ sa ductilité est si grande qu'il est possible, avec une once d'or, de recouvrir entièrement un fil d'argent , long de cent dix lieues. Il est plus mou que l'argent et jouit d'une moins grande ténacité que celui-ci. Sa densité est de i9,35o.

Exposé à l'action du feu , il entre en fusion au-dessus de la chaleur rouge , à une température de 32° du pyro- . mètre Wegdwood. Il est fixe à la chaleur qu'on produit dans les fourneaux ordinaires , et ne peut être volatilisé que par une forte décharge électrique. Si, lorsqu'il est fondu, on le laisse refroidir, il est susceptible de cristalliser en pyramides quadrangulaires.

L'air et l'eau, à aucune température , ne lui font point éprouver d'altération. Il conserve son éclat brillant par son exposition dans leur milieu , sans s'oxider.

Or et oxigène, oxides d'or.

L'or ne peut s'unir directement avec l'oxigène , mais on obtient ces composés par la décomposition du protochlorure et du deutochlorure d'or.

Le protoxide d'or, admis par M. Berzélius, se prépare en traitant le protochlorure d'or par une solution de potasse caustique; il se précipite en flocons verdâtres ; il est si peu stable qu'il se décompose , même dans l'obscurité, en deutoxide et en or métallique, ce qui prouve

que son existence est douteuse. Il ne renferme, suivant ce chimiste , que le tiers de l'oxigène qui entre dans la composition du deutoxide, et est, par conséquent, formé de :

Or ioo

Oxigène. . . 4>02^

M. Pelletier , en déduisant l'analyse de cet oxide de celle du protoiodure,n'a trouvéque 3,349 Pour 100 d'or.

Deutoxide dïor ou peroxide.

Ce deutoxide s'obtient aisément en faisant chauffer une solution dé deutochlorure d'or avec un excès de magnésie ou d'oxide de zinc. Le deutoxide d'or qui provient de la décomposition du deutochlorure par l'oxidc métallique se précipite avec l'excès de celui-ci. Si après avoir bien lavé ce précipité , on le soumet à Faction de l'acide nitrique faible , l'excès de magnésie ou d'oxide de zinc est dissout, et on obtient le deutoxide d'or à l'état de pureté , qu'on peut ensuite dessécher à une très - douce chaleur.

Propriétés. Le deutoxide d'or, préparé comme nous l'avons indiqué , est d'une couleur jaune rougeâtre à l'état d'hydrate 5 lorsqu'il est sec , il est noir et pulvérulent. Soumis à une légère chaleur, il se réduit facilement en métal et en gaz oxigène. Cet oxide est également décomposé par les corps très-avides d'oxigène. Il est insoluble dans les acides avec lesquels il ne peut former des sels , mais il s'unit, au contraire, avec lesalcalis, et paraît jouer le rôle d'un véritable acide. Cet oxide forme avec la potasse, la soude, des combinaisons solubles , désignées sous le nom tfaurate.

Suivant les expériences de M. Berzélius , cet oxide est composé de :

Or ioo

Oxigène, . i2,o3o.

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M. Pelletier n admet dans cet oxide que io,o3d'oxi gène.

Or et chlore, (Chlorures d'or. )

On connaît deux composés de chlore et d'or, le protochlorure et le deutochlorure d'or.

Le protochlorure ne peut être obtenu que par la dé- . composition du deutochlorure à une douce chaleur. Si on chauffe légèrement ce dernier jusqu'à ce que tout dégagement de chlore ait cesse d'avoir lieu , il reste une masse d'un jaune pâle qui est le protochlorure d'or. Ce composé est insoluble dans l'eau froide 5 en le traitant par l'eau bouillante , on le transforme en deutochlorure d or et en or métallique. La chaleur le décompose entièrement. Son analyse n'a pas été déterminée , mais on peut la déduire de celle du protoxide d'or, puisqu'il correspond à celui-ci.

Deutochlorure d'or. Ce chlorure peut être formé directement en mettant de l'or en poudre fine dans une solution de chlore , ou mieux , en dissolvant ce métal dans un mélange d'acide nitrique et d'acide hydrochlorique (eau régale, acide chloro-nitreux).

Cette opération s'exécute en chauffant , dans un ballon de verre , une partie d'or laminé et coupé en morceaux et quatre parties d'acide chloro-nitreux. Lorsque la dissolution est opérée, on laisse reposer, pour séparer une* petite quantité de chlorure d'argent qui s'est formée par l'argent que renferme l'or du commerce , et on évapore la liqueur dans une capsule de porcelaine , jusqu'en consistance syrupeuse , pour volatiliser l'excès d'acide employé.

Le deutochlorure ainsi obtenu se présente en une masse cristallisée, d'un rouge brun très foncé, déliquescente, très-fusible, solublc dans l'eau, et communiqrant à celle-ci une couleur rouge jaunâtre lorsque la solution

Dfi CHIMIE. 5/>7

est concentrée , et jaune orangé pâle lorsqu'elle est trèsétendue.

Soumis à Faction de la chaleur , le deutochlorure perd d'abord une portion de chlore , et passe à l'état de protochlorure ensuite, par une chaleur plus élevée, il se décompose entièrement en gaz chlore qui se dégage , et en or métallique.

Le deutochlorure d'or est décomposé à la température ordinaire par la plupart des corps simples ou composés qui ont beaucoup d'affinité pour lo xi gène ou qu^ peuvent lui enlever son chlore. Le phosphore , l'hydrogène , certains métaux le décomposent en sem parant du chlore. Quelques acides minéraux non saturés d'oxigène le réduisent aussi à l'état métallique en déterminant concurremment avec le chlorure d'or la décomposition de l'eau, dont l'hydrogène s'unit alors au chlore et met l'or en liberté. C'est ainsi qu'agit le protosulfate de fer mis en contact avec la solution de chlorure d'or. Ce sel précipite l'or à l'état d'une poudre verte brunâtre, qui prend, soit par le frottement , soit par la chaleur , la couleur jaune brillante qui caractérise ce métal. On emploie ce moyen , dans les arts , pour obtenir l'or en poudre fine qui sert à la dorure sur la porcelaine.

Le deutochlorure d'or, mis en contact avec la solution de protochlorure d'étain , est tout à coup décomposé , mais il en résulte des effets différens suivans l'état de concentration des solutions , le rapport des deux chlorures, et leur neutralité. On obtient, en employant ces chlorures en solution concentrée , un précipité brun , composé pour la plus grande partie d'or métallique ; si les liqueurs sont plus ou moins étendues d'eau, le pré- . cipité est viqlet, pourpre ou rose. Ce précipité, employé dans les arts , sous le nom de pourpre de Cassius , pour former les fonds roses ou pourpres sur la porcelaine, est peu connu dans sa composition. Quelques chimistes le

regardent comme formé d'oxide d'étain et d'un oxide particulier d'or 5 d'autres , comme contenant l'or à l'état métallique , mais dans un grand état de division. Cette dernière opinion paraît la plus vraisemblable , si l'on considère que tous les oxides d'or sont facilement réduits au feu, et que le précipité de Cassius supporte les plus hautes températures sans éprouver d'altération. D'ailleurs , lorsqu'on traite par l'acide nitrique des alliages où se trouvent de rétain et de l'or, le deutoxide d'étain qui se forme et qui se sépare , avec l'or qui n'est point attaqué ni oxidé , a une couleur plus ou moins pourprée par la présence de ce métal. Cette observation, faite il y a longtemps par Klaprotk , sur des alliages de cuivre , d'étain et d'or , a été confirmée , il y a plusieurs années , par M. Marcadieu , alors attaché à l'hôtel des monnaies de Paris.

Le deutochlorure d'or est susceptible de s'unir en proportions définies avec les chlorures de potassium et de sodium , et de former des combinaisons cristallisables. Le chlorure d'or et de sodium employé en médecine s'oh, tient en dissolvant parties égales de chlorure de sodium et de deutochlorure dans l'eau distillée et en évaporant jusqu'à siccité à une douce chaleur.

La plupart des matières organiques décomposent aussi plus ou moins promptement le deutochlorure dor cette altération a toujours lieu par l'affinité de l'hydrogène qu'elles contiennent pour le chlore. C'est ainsi qu'agit Tépidermequi, lorsqu'il a été mouillé avec une solution de chloruré d'or, acquiert une couleur brune foncée, violette ou pourprée , qui ne disparaît qu'avec la chute de cette membrane.

La composition du deutochlorure d'or n'est pas connue ; il est facile de la connaître par celle du deutoxide qui lui est correspondant.

Le deutochlorure d'or , connu autrefois sous le nom

de chimie. 5bg

de muriale d'pr9 a éié proposé et employé par les médecins pour combattre les affections syphilitiques à la place des préparations mercurielles.

Or et iode. ( Iodure d'or. )

L'iode n'exerce pas d'action sensible sur l'or , ni à froid ni à chaud. On obtient néanmoins un composé de ces deux corps en traitant à chaud For divisé par l'acide hydriodique auquel on ajoute peu à peu de l'acide nitrique pour le transformer en acide hydriodique ioduré. Si on filtre cette liqueur bouillante , elle laisse précipiter une poudre jaune citrine , brillante et cristallisée, qui est le protoiodure d'or, suivant M. Pelletier.

Cet iodure est insoluble dans l'eau froide et bouillante , les acides ne le décomposent pas à froid , mais en le faisant chauffer avec ceux-ci , l'iode est dégagé et l'or apparaît à l'état métallique. Dans ce cas , les acides n'agissent qu'en transmettant le calorique au composé, car il se décompose seul à une température de -f- i5o.

Cet iodure est formé, d'après l'analyse qu'en a faite M. Pelletier, de :

Iode ioo

Or 194,1176

Suivant ce chimiste, il existe un deutoiodure d'or qui serait correspondant au deutoxide dor j mais il n'a pu l'isoler, sans le décomposer, de la liqueur où s'était précipité le protoiodure.

Or et soufre. ( Sulfure d'or. )

Bien que l'or et le soufre aient une très-faible affinité l'un pour l'autre , puisqu'on ne peut les unir directement, on obtient leur combinaison en faisant agir le gaz hydrosulfurique ou la solution de protosulfure de potassium sur celle de deutochlorure d'or. U se précipite

Di

56*0 ÀttRÉCiK ÉLÉMENTAIRE

une poudre brunâtre que Ton considère comme un sulfure d'or. Ce précipité est décomposé par la chaleur au contact de l'air, en acide sulfureux et en or métallique; il e*t composé , suivant M. Obcrkauipf , de :

Or. . . . 100 Soufre. . ^4,4

D'après cette analyse , ce sulfure correspondrait au deutoxide du même métal.

Lorsqu'on traite l'or divisé par une solution de deu— tosulfure de potassium , ce métal est en partie dissout par suite de la formation de sulfure d'or solubledans le protosulfure de potassium.

Or et phosphore. ( Phosphure d'or. )

L'union du pbospbore et de l'or peut être produite directement, suivant Pelletier père, en projetant de petits morceaux de phosphore dans de l'or en fusion, ou en calcinant ce métal avec deux fois son poids d'acide phosphorique vitrifié et du charbon. Le phosphore ainsi obtenu egt cassant, plus blanc que l'or et d'une apparence cristalline^ exposé à une chaleur rouge blanche, il abandonne tout sou phosphore. Il est formé d'une grande quantité d'or par rapport au phosphore , ce qui ne permet pas de croire que c'est un phosphure à proportions définies.

Les usages de l'or sont lés mêmes que ceux de l'argent. On l'allie toujours avec une certaine quantité de cuivre pour le rendre plus dur et propre à conserver les formes qu'on peut lui donner.

Les alliages de ce métal les plus intéressans à connaître sont ceux qu'il forme avec le cuivre, l'argent et le mercure.

Alliage oVor et de cuivre.

Composé en différentes proportions, cet alliage

DE CHIMIE. 56l

stitue la base de la monnaie d'or et de tous les ustensiles, ^vases et bijoux d'orfèvrerie. Son analyse se fait, comme celle de l'argent, par la coupellation.

L'alliage employé pour la confection des pièces d'or est formé en France de 900 parties d'or et 100 parties de cuivre; par conséquent son titre est de -—-^ celui qui sert â fabriquer la vaisselle est au titre de les bijoux d'or sont à deux titres au-dessous de celui-ci, ou à

nu à — °-

L'or du commerce contenant toujours une petite quantité d'argent qui ne pourrait lui être enlevée par l'acide nitrique, on a recours à une autre opération pour la détermination précise du titre de l'alliage. On fond ordinairement l'alliage avec trois fois son poids d'argent fin, et après l'avoir coupelle, on réduit cet alliage en unis lame mince d'un sixième de ligne d'épaisseur. Après avoir recuit cette lame, on la roule sur elle-même comme un petit cornet, puis on la soumet plusieurs foi» à l'action de l'acide nitrique bouillant en excès qui dissout entièrement l'argent. L'or insoluble, resté pur après ce traitement, est lavé, séché et pesé. Cette opération est connue sous le nom de départ.

La coupellation et le départ pour les essais des alliages d'or et de cuivre ne peuvent être pratiqués que sur les vases et ustensiles fabriqués. Il existe une autre méthode qu'on emploie seulement pour essayer les bijoux d'or de petite dimension : tels que bagues , épingles , boucles, etc. Cette détermination qui n'est qu'approximative , consiste à frotter le bijou à essayer, sur une pierre noire, naturelle très-dure ( nommée pierre de touche ) , de manière à y laisser une trace d'or , longue de six à sept lignes sur une ligne environ de largeur], et à passer dessus une couche d'acide nitrique faible. Lorsque l'alliage est au titre de la couleur ne change pas *, dans le cas contraire elle brunit , s'efface en grande partie et d'autant plus

que le titre est plus bas. À6n de mieux observer les teintes et juger, on établit sur la pierre ^même des traces formées avec des alliages dont le titre est bien connu d'avance.

Alliage d'or et d'argent.

Cet alliage s obtient aisément par la fusion des' deux métaux. Il est plus dur que l'un et l'autre composans, plus fusible que For et d'une couleur variable. Formé dans les proportions de deux ou quatre parties d'argent contre une d'or, il est blanc ; sa couleur est verdâtre lorsqu'il résulte de la combinaison de sept parties d'or contre une d'argent. Ce dernier alliage est désigné , en raison de sa couleur , sous le nom d'or vert. Il est employé pour souder ensemble les pièces de ce métal.

Amalgame dyor.

L'or a tant d'affinité pour le mercure , qu'il s'y combine à la température ordinaire, avec la plus grande facilité et s'y, dissout. Le contact des vapeurs mercurielles suffit même pour blanchir ce métal par 9uite de la formation d'un amalgame. Le moyen le plus * prompt pour obtenir cet amalgame est celui que nous avons décrit pour préparer celui d'argent. Lorsqu'il est fbrmé de deux parties d'or et d'une partie de mercure, il est blanc , mou , susceptible de se solidifier peu à peu. On l'emploie pour dorer le cuivre et l'argent par les mêmes procédés que ceux que nous avons indiqués pour argenter. L'argent doré est connu dans le commerce sous le nom de vermeil,

La dorure de certains objets en bois , en plâtre , etc. , se fait ordinairement en appliquant à leur surface une feuille mince d'or.

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