MERS
ral, qui en est séparé aujourd’hui. Celle d’Abulféda , en i3oo ou à peu près, sépare ces deux grands lacs. D’où il faut conclure que la mer Caspienne a subi cette diminution entre Ptolémée et Abuliéda. Voyez l'article Retraite des mers.
Quoique les lois de l’hydrostatique retiennent les fluidesdans leur niveau, cependant des observations hien faites ont prouvé que les courants changeaient considérablement le niveau des mers auprès des continents qui font obstacle à la marche générale de leur cours. Nous verrons, à l’article Courant , que le niveau de la mer est plus élevé sur la côte du Brésil que sur celle du Pérou.
L’eau de la mer a 576 fois plus de densité que l’air; au surplus, cette densité offre une résistance telle, qu’une surface plane d’un pied carré qui se meut perpendiculairement à sa surface avec une vitesse d’un pied par seconde, en éprouve un effort égal à 1 livre 7 onces. Partant de là et de la loi du carré des vitesses, on peut calculer tous les déplacements perpendiculaires par une surface plane ; et quant aux chocs obliques , on sait qu’ils sont par rapport aux chocs perpendiein laires comme le rayon au sinus d’incidence.
L’eau de la mer pèse plus que l’eau douce ; la différence est : : 36 : 35. Le pied cube d’eau de mer pèse à peu près 7a livres.
On attribue la différence de pesanteur entre l’eau douce et l’eau de mer au sel que contient cette dernière; et en effet, elle renferme du sel marin ou commun à base terreuse, du sel de Glauber et de la sélénite.
96 GÉOGRAPHIE PHYSIQÜE.
M. Macquer a démontré quelle ne contient point de bitume..
Cent livres d’eau de iner contiennent de trois à quatre livres de sel commun : je dis de trois à quatre livres, parce que la mer n’est pas également sa>lée partout; elle l’est beaucoup davantage sous la zone torride. On explique cette particularité en disant : la chaleur cause l’évaporation de l’eau; cette évaporation est plus considérable là où il fait plus chaud; et comme l’eau évaporée ne contient point de sel , cette substance doit rester en plus grande quantité là où il y a plus d’évaporation, par conséquent plus de chaleur.
D’un autre côté , il n’est pas naturel de penser que la mer renferme des dépôts de sel régulièrement et également répandus dans son immense bassin ; on doit croire que là où le sel se trouve réuni , la mer y est plus salée.
Mer lumineuse.
La mer parait quelquefois lumineuse, elle paraît tout en feu d’un bout à l’autre de l’horizon. Ce n’est point un prestige, elle paraît vraiment enflammée, et ce feu éclaire sensiblement; c’est le véritable tableau du Pldégéton, comme l’ont conçu les poètes mythologistes. Ce phénomène a long-temps excité la curiosité des géographes, on a publié sur ce sujet diverses opinions.Celle qui est reçue aujourd’hui est celle de M. Le Gentil : ja cause de la lumière que la mer semble vomir, est l’électricité. On voit rarement ce phénomène; et quand on le voit, c’est toujours dans un parage où les courants sont violents, et où la mer , chargée de