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parties électriques , les développe par de grands frottements. Le lieu où ce phénomène se voit le plu» souvent , c’est le voisinage des Maldives ; c’est là que je l’ai vu une fois. Cet archipel est percé d’une multitude innombrée de canaux , propres à occasioner de grands frottements dans les eaux entraînées en cet endroit par des courants très-rapides, chargés d’une grande quantité de substance animale, résultante de la pêche abondante de ces îles, et de la putréfaction des cauris.
Sable.
Le bassin des mers offre un sol extrêmement varié. La sonde nous le fait connaître partout où elle peut atteindre : tantôt c’est un fond de rocher , tantôt un fond de vase; ici, des coquilles entières; là, des coquilles brisées; quelquefois de gros gravier , très-souvent du corail , plus souvent du sable. Cette dernière substance forme la presque totalité des plages où la mer déploie ses vagues; elle n’est pas moins répandue sur les continents, mais le sable n’est pas le même partout. Sur les continents , ce sont des débris du règne minéral; et dans la mer, il s’y mêle beaucoup de débris du règne animal. À terre comme dans la mer il y en a de métallique.
Ainsi sur la terre, les cailloux, les silex réduits en poudre, donnent un sable siliceux; le quartz donne du sable quartzeux : ces sables sont vitrifiables , et entrent dans la composition des verres, des glaces, etc. La décomposition du grès donne une grande quantité de sable; l’argile réduite en sable fait des moules pour les fondeurs.
Les coquilles, les coraux, les détriments des rochers calcaires, sans cesse roulés ; triturés par les vagues,
forment le sable des mers. Ce sable renferme beaucoup de mica et de scliorl dans les lieux où il se trouve des gneiss et des granits. Les sables formés des débris d’enveloppe ou de gangue métallique, contiennent plus ou moins de métal. Celui de Lorient, de Blavet en Bretagne, contient de l’étain; beaucoup d’autres sables de la Bretagne sont ferrugineux ; il y en a de cuivreux à Saint-Domingue; ceux des rivières de la côte d’Or sont aurifères. Tous les corps que la vague peut faire mouvoir sont par elle froissés , roulés , triturés, et ne tardent pas à se réduire en sable. Ses assauts, ses oscillations, ont, pour les pulvériser, plus de force que le pilon.
Plus le sable est nouveau, plus il est gros; plus il est ancien , plus il a de ténuité. Le sable très-fin est susceptible de compression; quand il est mouillé , on marche facilement dessus; mais dès qu’il est sec, il est d’une légèreté extrême , et cède très-aisément à l’action du vent, qui bientôt l’amoncelle contre tout ce qui lui fait obstacle , comblant, obstruant les ports, les rivières, ou envahissant les côtes. C’est ainsi qu’à Saint-Malo la ligne de circonvallation est comblée, quoiqu’elle soit à une très -grande élévation. C’est ainsi qu'à Cleder , près de Saint-Pol , sur la côte de ffretagne, la côte est envahie par le sable, qui menace «l’engloutir une paroisse. ( Voyez Carnbri. )
Lorsque le sable ne trouve pas un point d’appui sur lequel il puisse s’amonceler, ce qui arrive dans les grandes plaines, alors il forme un nuage souvent trèsépais , enfouissant tout ce qu’il rencontre. C’est ainsi que des nuages de sable, enlevés par une trombe, ou même seulement par le vent , rendent si dangereux le passage du grand Désert et partie de la côte d’Afrique
marées. gg
depuis Carthage jusqu'au Nil. Les pyramides d’Egypte ont leur base enfouie dans le sable; tout l'isthme de Suez est de sable. M. Barrow a trouvé d’immenses plaines de sable au midi de l’Afrique. Voyez plus loin l’article Dépérissement des montagnes.