‹ Abrege elementaire de geographie physiqueChapitre 40 sur 123 · BARRES · texte numérisé non relu

BARRES

trois ou quatre I ieues (le Suez , abandonnant une immense plage de sable vaseux, au milieu de laquelle elle conserve un petit canal qui permet aux bâtimens légers d’arriver à Suez. Aussitôt que le vent passe au sud , la mer ressaisit son domaine en un clin d’œil, et submerge tout ce qui se trouve sur la plage.

Les barres qui ne sont pas produites par les marées se font sentir en pleine côte. Les rivages qui sont trèshachés de baies et d’enfoncements, s’opposent à l’amas des sables et autres matières que l'Océan entraîne: parce que les pointes saillantes, offrant aux flots des directions divergentes, en sont. choquées obliquement. Alors l’effort de la lame prolonge la côte ; et loin d’y rien déposer, la mer en emporte au contraire tout ce qu’elle peut: mais les côtes droites, frappées perpendiculairement par les vagues, servent de point d’appui à tout ce qu’elles veulent y déposer.

La vague, en se déployant sur le rivage, se retire aussitôt pour revenir immédiatement, et ces oscillations forment ce que les marins nomment ressac. lien résulte un banc à une petite distance, composé de ce que le ressac entraîne, et de ce que la laine apporte 1 ; ce banc se nomme barre ; il en est qu’on ne peut passer qu’avec un péril extrême: l’homme le plus intrépide ne passe cellede la côte d’Or qu’avec effroi. Celle de la côte de l’Inde est plus douce: des bateaux très-plats, flexibles, sans membrure, la passent impunément ; mais à la côte d’Or , ce sont des pirogues d’une vélocité égale à celle de la lame, sur le sommet de laquelle elles franchissent le danger.

1 Voy. l’article Retraite des mers.

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Telle est la furie de la vague sur cette côte , qu’on ne peut rien y débarquer que dans des futailles; on le» jette à la mer près de la barre, et la vague se charge dè lès pousser à terre.

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Après nous être occupés des marées, il est à propos de considérer un antre mouvement particulier de la mer. C'est celui qu’on nomme courant , c’est-à-dire un mouvement progressif et horizontal.

Ce mouvement est distinct et indépendant de celui du flux et du reflux. Nous avons vu plus haut commentée flux avait pour cause l’action combinée du soleil et de la lune: nous dirons ici que les courants sont le résultat du mouvement de rotation delà terre. Cette opinion est due à Daniel Bernottilîi ‘.La grande masse des courants qui se font sentir dans les mers, suit un cours d’orient en occident. Ces courants ont lieu dans l'océan Pacifique, dans l’océan Indien, dans l’Atlantique dti sud, depuis le tropique du Cancer jusque beaucoup au sud du cap Horu. Mais cette direction générale doit nécessairement subir et subit en effet de grandes variations, en raison des obstacles qui s’opposent au passage des eaux.

Les courants de l’océan Pacifique rencontrent dans leur cours les nombreux archipels dont cette mer est hérissée; ils se subordonnent là aux circonstances locales qui déterminent leur direction et letlr vitesse: je dis leur direction, car ils suivent nécessairement celle

1 Voy. page

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des canaux que la nature leur a creusés entre ces îles : j’ajoute leur vitesse; car plus le canal est resserré, plus il faut que le mouvement augmente de rapidité, puisqu'une quantité d’eau donnée doit y passer dans un temps donné. Ces courants, ainsi divisés, viennent se briser en des millions d’issues au travers de cette multitude d’archipels, situés au nord de la Nouvelle-Hollande, et connus sous les noms de Nouvelle-Bretagne, Nouvelle-Guinée, îles de la Sonde, etc. Mais au milieu de toutes ces modifications, la marche générale d’orient en occident a lieu ; et les eaux, parties des côtes de l’ouest de l’Amérique, arrivent à cette barrière d’îles, qui sépare la mer Pacifique de l’océan Indien.

Les eaux de l’océan Indien se portent assez uniformément de l’est à l’ouest dans la partie de l’hémisphère du sud : sauf les petites modifications quelles éprouvent dans ce qu’on nomme l’archipel du nord-est de nie de France, elles vont heurter la côte de Madagascar, où elles prennent un cours nouveau. Une partie remonte au nord, d’où ces eaux se dirigent vers le nord-ouest, pour se réunir à celles qui côtoient l’Afrique; l’autre partie se porte vers le sud, et rencontre celles qui coulent au midi de Madagascar : t'es dernières l’entraînent avec elles, et toutes ensemble vont frapper presque perpendiculairement la côte d’Afrique, sur laquelle elles se. divisent encore en deux parties: l’une suit la côte du sud et franchit le cap de Bonne- Espérance avec les eaux plus méridionales; nous allons les y laisser, pour les rejoindre après avoir vu ce que deviennent celles qui remontent vers le nord. Cette masse se jetant au nord de l’équateur, va soumettre son

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cours à l’influence des moussons ; elle subit les révolutions des saisons dans la mer Rouge, dans le golfe Persique , et dans la mer des Indes ; ensuite , se reportant vers l’est, par une marche inverse, dont le but est de rétablir l’équilibre parce qu’il n’y a pas de débouché, elle se fait sentir dans la baie de Bengale au gré de la mousson, et vient se réunir enfin aux eaux qui sortent des détroits, et qui, l’entraînant avec elles, viennent ensemble grossir la masse des eaux de l’océan Indien, qui les repousse de nouveau contre la côte d’Afrique, et cela perpétuellement.

La partie de ces eaux que nous avons laissée au cap de Bonne-Espérance, franchit ce promontoire avec toutes les eaux plus méridionales. Elles se dilatent ensuite dans l’Atlantique du sud; là elles se subordonnent à l’impulsion générale d’orient en occident. La dilatation que ces eaux éprouvent après avoir franchi le cap de Bonne-Espérance, occasionne sur la côte occidentale d’Afrique un courant qui la prolonge en divergeant jusque par les trois ou quatre degrés de latitude sud ; alors toute la masse de cette mer, jusque sous le tropique du Cancer, se porte vers la côte orientale d’Amérique ; elle y trouve deux issues : l’une est très-méridionale, et l’autre est au nord de l’équateur. La première est lé détroit de Magellan, entre la Terre de Feu et l’Amérique continentale. Pendant que les eaux les plus méridionales, doublant le cap Horn, se jettent dans l’océan Pacifique, pour y recommencer une nouvelle révolution autour du globe; celles qui ont trouvé la côte d’Amérique dans leur cours, se précipitent dans le détroit de Magellan avec une très-grande

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rapidité, qu’on pourrait comparer à une sorte de vortex, exerçant autour de lui une force d’attraction dont la sphère s'étend assez loin sur la côte de l’Amérique. Au-delà de cette sphère, les courants qui heurtent la côte se portent au nord.

On s’étonne que ces eaux donnent la préférence à la direction du nord : il nous «semble y voir deux raisons. La première nous paraît due aux eaux qui ont doublé le cap de Bonne-Espérance, et qui s y sont trouvées comprimées entre l’Afrique et les glaces du pôle. Elles se sont dilatées dans l’Atlantique, et cette dilatation ayant lieu du côté libre, leur a donné une tendance vers le nord, parce que les glaces australes leur opposent une digue qu’elles ne peuvent forcer. La seconde raison se trouve dans la continuité des vents de sud-est, qui soufflent presque perpétuellement dans ces parages, et invariablement entre le tropique du sud et l’équateur, et qui peuvent décider cette direction.

La seconde issue que trouvent les eaux ainsi portées vers le nord , c’est le golfe du Mexique , dans lequel elles vont se précipiter avec une rapidité étonnante. Elles y entrent par la multitude de canaux qui séparent les Antilles, et ne peuvent en sortir que par des débouchés étroits entre toutes les îles dont ce golfe est rempli. Le premier canal, par où les eaux se jettent dans le golfe du Mexique , est auprès de l’île de la Trinité, sur la côte de Terra Jîrma , vis-à-vis du golfe de Paria; le courant, resserré dans ce passage étroit, et forcé par la masse épouvantable des eaux qui le pressent, y acquiert une vitesse si effrayante qu’on nomme ce détroit la Gueule du Dragon.

Après avoir francia la mer des Caraïbes, et le golfe de Honduras, le courant se trouve resserré de nouveau entre l’île de Cuba et la pointe du Yueatau. Au-delà de ce passage , il entre dans le golfe du Mexique proprement dit, d’où il ne peut continuer son cours vers l'ouest; par conséquent il ne peut plus suivre sa marche d’orient en occident ^il est forcé de reprendre um cours déterminé par la direction des obstacles qui s’opposent à son passage; en conséquence, les eaux se jettent dans le détroit de la Floride et tdans le canal de Ëaliarn, avec une vitesse bien connue et justement redoutée des marins. La masse de toutes ces eaux se dilate ensuite dans l’Atlantique du nord , et tandis qu’une petite partie prolonge la côte de l’Amérique vers le nord , le reste se porte vers l’est par un mouvement inverse pour rétablir l’équilibre : cela ne peut pas être autrement ; et en effet , les courants de l’Atlantique du nord se font généralement ressentir de l’occident à l’orient, depuis le pôle jusqu’au tropique.

En arrivant sur les côtes occidentales de l’ancien monde, qu’elles viennent frapper presque perpendiculairement, une partie des eaux entraînées par le courant dont nom parlons se jette dans la. Méditerranée; une autre partie prend son cours vers le sud, en prolongeant la côte d’Afrique, fait le tour du golfe- de Guinée , et revient, par trois ou quatre degrés sud, se rejoindre aux eaux qui se dirigent vers la côte de l’Amériqile, où elles sont toutes ensemble reportées de nouveau.

Cependant le volume des eaux portées de l’Amérique vers l’Europe, par une haute latitude, rencontre, près des côtes, celles qui ont passé par le détroit de Behring,

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entre l’Asie et l’ Amérique, et qui ont fait le tour de l’Europe par le nord. Toutes ces eaux se réunissent pour se diriger vers le sud , où elles vont rejoindre cêlles qui entrent dans la Méditerranée, et celles qui, prolongeant l’Afrique , vont se jeter dans le golfe de Guinée.

Ainsi , en considérant le mouvement des eaux dans les deux Atlantiques, leur courant semble décrire une sorte de tourbillon, ou, si l’on veut, une espèce de révolution circulaire, dont le centre serait inerte, s’il n’obéissait pas ( lentement à la vérité ) à l’impulsiou générale d’orient en occident.

Mais, dira-t-on, si les eaux de la mer entrent toujours dans la Méditerranée, que deviennent-elles? et d’un autre côté , celles qui accourent sans cesse au sud du cap de bonne Espérance, et qui perpétuellement vont se jeter dans le golfe du Mexique pour grossir celles dont nous venons de parler, que deviennent-elles? L’objection est forte et très-fondée. La réponse est dans les contre-courants , dont nous parlerons bientôt.

Les géographes, les voyageurs, ont observé la marche des courants à la superficie des mers, telle que je viens de la tracer : c’est aussi le résultat de nos propres observations pendant une longue suite d’expériences dans les Atlantiques , dans l’océan Indien et dans les mers de l’Inde ; il appartenait aux physiciens d’en rechercher, d’en expliquer la cause, et aux géomètres d’en calculer les lois. Les sciences exactes se tiennent par la main, et ce qui échappe à l’une rentre dans l’empire d’une autre. Daniel Bernouilli , comme nous avons dit plus haut , attribue la marche générale des courants, d’orient en occident , au inouvemeut de rotation de la terre, d’occident en orient.

Pour le prouver, il suppose la terre parfaitement ronde , polie , sans montagnes , sans aspérités , etc. Il ne s*uppose point de bassin creusé par les mers; enfin, il suppose le globe tout-à-fait inondé. Passant ensuite de ces suppositions à la forme réelle de la terre , il adapte son système à cette forme, et démontre comment il s’y peut accorder : son opinion devient enfin très-probable ; voici son expérience.

Soit un cylindre placé au milieu d’un vase de même forme et rempli de fluide ; le cylindre est tout-à-fait et également enveloppé du fluide dans lequel il est plongé.

Si on fait tourner uniformément le cylindre autour de son axe, il entraînera bientôt avec lui le fluide qui , le touche, et lui imprimera un mouvement uniforme; et cela , à cause de la ténacité des eaux , en vertu de laquelle leurs particules ont une adhérence réciproque résultante de la gravité, et une autre adhérence aux corps qui les touchent , ce qui les rend susceptibles de frottement.

11 suit de là , que le fluide , touchant immédiatement le cylindre, tournera avec lui, et à peu près avec la même vitesse que sa surface; et qu’il communiquera son mouvement de proche en proche au fluide environnant jusqu’à ce que sa force soit épuisée. Donc ce mouvement allant toujours en s’épuisant , sa vitesse doit diminuer à mesure qu’il s’éloigne de la cause qui le produit , c’est-à-dire du cylindre. La force de rotation, imprimée au fluide par le cylindre , est donc déjà bien diminuée , lorsqu’elle arrive à la partie voisine des parois intérieures du vase cylindrique qui contient le tout et qui est immobile. Le fluide y éprouve une adhé-

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rence semblable à celle qui s’opère sur le cylindre; il y a donc un frottement , une résistance assez considérable pour amortir d’abord, ensuite détruire le mouvement, qui s’éteint enfin là où le fluide touche le vase, où il devient immobile. Maintenant, supposons un équateur au cylindre: il est clair que l’immobilité du fluide à la superficie sera comme rétrograde par rapport au cylindre, c’est-à-dire qu’une particule immobile du fluide répondra successivement à tous les points de l’équateur du cylindre, et cela en sens inverse du mouvement de rotation du cylindre. C’est une vérité palpable, même sans le secours de l’expérience.

Daniel Bernouilli, faisant l’application de cette expérience à sa théorie sur les courants, envisage la terre comme le cylindre de son expérience; le fluide qui l’environne, comme la mer et l’atmosphère; et le vase cylindrique, comme l’espace infini au-delà de l’atmosphère. C’est aux confins de cette atmosphère qu’il fait expirer la force de rotation imprimée par le noyau. En conséquence, les eaux du fond delà mer suivent le noyau de la terre, qui les entraîne dans son mouvement ; celles de la superficie des mers, se meuvent bien plus lentement; et cette lenteur est rétrograde par rapport au noyau, quoique le mouvement soit dans le même sens.

L’atmosphère, qui suit les mêmes lois, participe au même mouvement : d’où il suit que dans le fluide et dans l’atmosphère il y a, par rapport au noyau et au solide du globe, un mouvement contraire à celui de rotation delà terre; et comme ce mouvement contraire n’est autre chose qu’une diminution de celui donné par la rotation de la terre, et que cette diminution va en augmentant jusqu’à l’immobilité que l’on suppose aux

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confins de l’atmosphère, il en résulte que le mouvement donné par le globe aux fluides qui l’environnent diminue de vitesse à mesure qü’il s’éloigne du noyau; il est de plus en plus contraire par rapport au mouvement delà terre, c’est-à-dire que ce mouvement rétrograde est plus vif par rapport à celui de la terre , à mesure qu’il s’en éloigne.

Si on supposait la mer immobile à sa surface , et indépendante du mouvement de rotation de la terre, les courants seraient, par rapport au globe, semblables au mouvement diurne du soleil, et leur vitesse serait, en sens inverse, égale à la vitesse delà rotation du globe. Mais le fluide est entraîné par le mouvement de la terre: son mouvement, conforme à celui de la terre, n’est point détruit, il n’est que ralenti;etsa vitesse, au lieu d’être en sens inverse égale à celle de la rotation du globe, n’est égale qu’à l'excès de la vitesse de la rotation sur celle qu’il conserve lui-même; c’est-à-dire que sa vitesse est égale à celle de la rotation du globe, moins le ralentissement qu’il éprouve par son éloignement de l’axe de rotationqui est commelecylindredel expérience.

Telle est la théorie de Daniel Bprnouilli, et l’on ne peut se refuser à lui reconnaître tous les caractères de probabilité; mais le globe n’est pas un cylindre, c’est un sphéroïde. Cette considération ne nuit point à la théorie que nous venons de citer, parce que, entre les tropiques, la forme du globe n’est pas très-éloignée d’être cylindrique : tout ce qu’on peut inférer de sa forme sphérique en deliors des tropiques, c’est que le courant y diminue , et cesse enfin d’être sensible vers les pôles, sauf les localités qui régissent sa direction et sa violence.

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C’est ainsi que la physique explique la marche générale des courants , d’orient en occident . Mais cette marche générale est soumise a bien des variations, occasionées non-seulement par les obstacles que les courants rencontrent, mais encore par la chaleur du soleil, par le froid, par la fonte des glaces, et par la pression des vents réglés, et même des vents variables quoique de courte durée, et qui influent sur leur direction à cause de l’adhérence des fluides entre eux.

Il est hors de doute que la direction des courants serait parfaitement connue dans tous les cas, si on avait une géographie sous-marine, c’est-à dire si on connaissait Je fond de la mer ; car les montagnes submergées, les bancs, tous les corps solides enfin que l’Océan renferme dans son sein , s’opposent au cours des eaux, les forcent à se jeter dans les intervalles qui les séparent* et dont elles suivent nécessairement la direction. Ce sont donc ces espèces de vallées qu’il faudrait connaître, et il n’est peut-être pas impossible d’y parvenir, fidée de sonder l’Océan n’est*pas une extravagance^ comme on pourrait le croire au premier exposé de cettç idée: ij /ne faut qu’un instrument plus parfait que la ligne et le plomb de sonde dont on se sert habituellement, qui ne réussit pas bien au-delà de 80 brasses, qui réussit très-mal à i5o brasses, et qui par 200 ou 220 brasses ne donne qu’un résultat incertain , à moins d’une immobilité parfaite delà part du vaisseau sondeur. Quoi qu’il en soit, nous savons qu’abstraction faite de la marche générale que nous avons tracée , les courants suivent la direction des grands canaux, des détroits, des côtes et des continents. Nous savons aussi qu’après

un cours général , les mêmes eaux en ont un inverse si elles n’ont pas de débouché; ainsi l’Atlantique du sud se porte vers l’ouest par son mouvement général, jusque sur les côtes de l’Amérique méridionale; et tout ce qui se jette vers le nord prend dans l’Atlantique du nord un cours inverse pour rétablir son équilibre.

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