‹ Abrege elementaire de geographie physiqueChapitre 95 sur 123 · VOI.CASS · texte numérisé non relu

VOI.CASS

appuis de la digue que la mer formera pour passer à pied sec d’une île à l’autre. ' »

Java, continuation évidente de Sumatra, renferme le volcan moderne de Panuracan, dont la première éruption date de 1 586. Après avoir culbuté le continent dont ces îles faisaient partie, le feu n’ayant plus trouvé sous ces débris, d’autres asyles que de petits intervalles entre les masses de roche vive qui |es soutiennent, n’a exercé que peu de ravages. L’Océan élève le nouveau sol qu’il organise : ceUr organisation lpite n’est pas plus tôjrendue à sa p^f^^ioo, com^e ^P^nuracan, que le feu vient avidement «Ht ^ c’est en

effet dans les terres nouyejW jqji’il tipuve plus à dévorer; c’est là qu’on trouve de préférence les volcans, tandis que les vieux continents n’offrent que des cratères éteints et des montagnes humiliées. ^

Les îles de Bornéo et de Célèbes n’ont point de volcan, du moins nous n’en connaissons pas , et nous no pouvons prononcer sur l’existence de leurs volcans antérieurs, parce que l’intérieur de l ile nous est trop peu connu.

Tout auprès de Célèbes nous trouvons les Moluques, patrie de ce gérofle, (Je cette muscade dont l'Europe est si avide, Toutes ces îles sont volcaniques, et le feu y exerce des ravages épouvantables; pous en verrons bientôt l’énumération. Ce fut là que l’ile Sorca fut engloutie en 1693.

L’île Machian ou Makian a été soumise aux plus violentes éruptions de son volcan ; Amboyne est sans cesse dévastée par les feux volcaniques, qui se sont

ouvert tant d’issues , qu’on peut la considérer comme

une répétition des champs Phlégréens.

Enfin Ternate renferme un volcan considérable, dont la hauteur excède 3oo toises. Argensola s’expliqué ainsi sur ce volcan : « On voit au Sommet l’ouverture d’une « profonde caverné qui semble pénétrer jusqu’au centre « du volcan, et si large en même temps, qu’on peut o à peine distinguer un homme placé au point corres- « pondant du diamètre du ératère, dont les flancs sont « mobiles à cause des feux qui sont renfermés dans « l’intérieur de là montagne. Ce volcan jette dans ses «éruptions beaucoup de' soufre mêlé avec de la terre* « et des pferr^ rongés , qui en sortent avec limpétuo- « site d’un boulet, lancé du calibre d’un canon. Il «s’échappe des flammes de ce cratère, vomissaut des « pierres èmbraséès qui vont porter l’alarme à vingt « lieues dq là. » Argedsola parle aussi d’une tentative faite pour mesurer la profondeur du cratère; uu alcade la trouva de a5oo pieds, mais nous n’ajoutons pas foi à cette mesure, parce qu’on se servit de cordes au bout desquelles on suspendit un poids, qui sans doute s’arrêta à a5oo pieds (ce qui fait l\ 16 toises;, sur quelque aspérité de l’intérieur, long-temps avant d’arriver au fend du volcan. Pour obtenir quelque apparence de probabilité dans cette expérience, il eût fallu faire partir la sonde d’uu point vertical au centre du cratère : ce qui était impossible, d’aprèjS la largeur de l’ouverture que décrit Argensola. D’ailleurs le volcan a 3oo toises, d’élévation; par conséquent la croûte qui recouvre la caverne incendiée aurait, d’après ce que

VULCA.ÜS.

nous avons dit à la page 91 , 3oo toises d’épaisseur; et si cette caverne y’a que i5o toises de profondeur, ce qui est bien peu, il resterait toujours au cratère une profondeur totale de ySo toises. D’où nous concluons, que, dans notre opinion, l’expérience de l’alcade n’a que peu dépassé la moitié de la profondeur du volcan

Il est vraisemblable que Bornéo et Célèbes sont les points d’appui d'uu continent renaissant, comme nous l’avons dit des Antilles Toutes ces îles que noys venons de voir, avec lçsMoluques,la Nouvelle-Guinée et autres adjacentes, réuniront un jour la Chine à la Nouvelle- Hollande, qui apparemment en fut jadis arrachée par quelque grande révolution volcanique, dont tous ces archipels portent témoignage.

En continuant au nord on trouve les Philippines, archipel qui renferme une quantité considérable de petites îles, parmi lesquelles la géographie ne prend en considération que celles qui ont quelque consistance, telles que Mindanao, Luçon que l’on nomyie souvent Manille du nom de sa capitale, ftjindoro, Paragua, Sébu, Leyre, Samar, Pana y, Babuyanes et Bashi. Nous prenons ces dernières en considération, parce que la position de leur groupe est essentielle à reconnaître, par ceux des vaisseaux destinés pour la Chine, qui sont forcés de passer entre, elles et pormose. (Voyez d’ Après de Marine Ailette.)

Cet archipel des Philippines «st très-volcanique, ses principales montagnes sont très-hautes, elles ont l e-

; *. Les Moluques sont Géra ru , Güolo, Méao, .\mboyiif , Têfhate, Timor, Tidor, Macbian ou Makiau, Bachian. I, J : *

'lad , GÉOGRAPHIE PHYSIQUE.

lévalion des montagnes primitives; mais le feu s’y est

ménagé des accès, et se manifeste par tous ses indices

accoutumés.

D’abord par des eaux thermales, qui quelquefois ont des propriétés remarquables ; il y a, non loin de Manille, un pic où l’on trouve de ces eaux thermales qui pétrifient les corps qu’on y jette, même les animaux. Ainsi la nature nous révèle ses secrets, et nous explique ici la cause volcanique de ces pétrifications que vont étudier dans nos cabinets, ceux qui ne peuvent aller sur les lieux observer les miracles qu’elle offre à nos médi- IStidniïibioü&ij »(î otilsq si r iHSëinbço» «lion ni »

Aux eaux thermtdës , l’iticéndie des Philippines ajoute des tremblements de terre fréquents , et enfin , il s’exhale par plusieurs soupiraux par lesquels il lance des laves et des rochers * et ces ouvertures ne suffisant pas à sa violence, il fend les montagnes, change le cours des rivières et les rivages de l’Océan.

Le volcan de Tarai près de Luoon , et celui de Mindanao, ont eu dés éruptions dont nous parlerons à leur place. Celui de Tarai est en pleine activité. La plaine à ses pieds est formée d’une voûte’ trop légère pour qu’on ose lui confier le poids d’un édifice; elle est saupoudrée des produits de diverses éruptions, comme sables et pierres baleinés.

Un peu au nord des Philippines se trouve l’île de Formose, qui a payé bien cher sa célébrité dans les archives du volcanisme. Le monde a retenti du bruit des désastres quelle éprouva en 1 782; et nous en parlerons, quand nous passerons en revue, ci-après, l’histoire des tremblements de terre. Elle n’a point de volcan ouvert.

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et le feu qui sape ses fondements, ne s’étant point ouvert d’issue pour exhaler ses efforts , l’agite de commotions convulsives; peut-être fut -elle originairement lancée du fond de la iner , et le feu menace de l?y rappeler. Nous verrons bientôt le détail succinct de l’épouvantable assaut qu’elle soutint contre lui et contre l’Océan. Les flots usurpèrent sa surface et la couvrirent toute entière; mais le feu, satisfait de l’avoir ébranlée jusque dans ses fondements, borna là ses> fureurs, et la mer rentra dans ses limbes. > zionidfidi zou Après avoir quitté Formose, les, trace* dfol’incendie interne nous conduisent à la petite île de Soufre * dont le nom et l’organisation déposcntldfltSOtl*

Enfin on arrive au Japon, pays tolcaniquftb souvent dévasté par des tremblements de terre, que les Japonais, dans leur supertitieusc ignorance, attribuentutux efforts d’une énorme baleine qui se traîne sous leur archipel, fable qui a un rapport sensible avec Encelade comprimé par l’Etna , et qui fait voir que dans tous les pays, l’esprit humain suivit toujours une marche à peu près égale, en reproduisant dans un climat les mêmes rêves qu’il avait enfantés dans un autre; vérité sur laquelle nous avons profondément réfléchi, et que nous avons consignée dans un ouvrage encore inédit, où nous avons fait le rapprochement de toutes les superstitions qui sont venues à notre connaissance.

On compte au Japon plusieurs volcans en activité. Les plus fameux sont : le pic d’Aso, celui d’fJnfen, et celui de Phési ou Fézi. Ce dernier est d’une hauteur que l’on compare àcelledupiçdeTénériffe; il y a, indépendamment de ces trois volcans , deux petites îles de rochers

qui ont aussi des. éruptions. Le volcan d’Unfen lance des tourbillons de fumée dont l’odeur sulfureuse est si vive , que nul oiseau ne l’approche à plusieurs milles de distance. Non loin d’Unfen , se voit le volcan éteint de Eigo; suo cratère est très- visible, et sa nature volcanique est incontestable.

Le Japon est peu éloigné des Kurdes, qui sont, ainsi que le Japon, une continuation du Kamtschatka. Les Kuriles sont peu couuues, et leur histoire naturelle attend des observations. Nous savons que leurs tremblements ont une correspondance marquée avec ceux du Kamtschatka. Le vaisseau le Caslricum qui les découvrit en i643, nous a fait connaître qu’elles renferment des volcaus , les uns éteints , les autres brûlants. Nous savons aussi que celui dq ces volcans que l’on nomme; Rachkoke , a eu une très - violente éruption en 1780.

Les Kuriles sont à peu près sous le même parallèle que lesAleutiennes,qui viennent d’avoir tout récemment le spectacle çle la formation d’un nouveau volcan dont l’éruption a été dq la plus grande violence. Nous en parlerons çi-après, aq chapitre des éruptions.

La galerie enflammée que nous venons de suivre, nous a écartés île, la mer Pacifique dont nous voulons voir les volcans : nous allons y jeter uu coup d’œil; inais>nous ne quittons pas sans retour les côtes prientalcs de l’Asie, et nous reviendrons au Kamtsçbatka, quand qous rechercherons les volcans des çpn- Mnents.

Partant des Aloutiennes , on descend aux îles Marian.es oq Larroncs; Urak, la plus septentrionale, est «à peu

VOLCANS

près $ous le yingt-unième parallèle nord, et Guahan, la plus méridionale , est entre : le treizième et le quatorzième. Leur nombre est très-considérable, les principales sqnt au nombre de quinze : Urak , Bata , Saucta- Rosp, Tinian , Agrigan* Anatajaa1, Pagan, Onang, Assonsong, Guguan, Saypan, Sarpan, Guahan, Saint- Baruabé* r:oi-"WJ

i G’est sur ces îles qüe Dampier trouva le fnrit à pain, si' fameux depuis par ieS relations du capitaine Cook, et l’unè «les plus admirables prodiiotions <jue la nature ait accordées - aux- besoins de> l’homme. Ce fruit sans pépins; sans nbyau'j*se «uit au four; il y acquiert la saVéu*; , l’odeur et la Consistance du pain. • ,

Nous savons queîj’archipel des Marianes est volcanique', mais la géographie manque des informations nécessaires pour en asseoir les détails.

Des îles Marianes, en se transportant vers l’est, on rencontre l’archipel que Cook a nommé lies Sandwich, et dans l’une desquelles, nommée Owhihi, il a été massacré. Cçttc île, la prihcipale de l’archipel, renferme up volcan, le Boa; nous avons déjà parlé de sa hauteur.. Cet énorme t volcan , qiie son élévation nous fait. croire adossé à une montagne de granit, a couvert db substances volcaniques tout l’intervalle compris entre lui et la mer. La petite province de Kaou (‘ que les Anglais écrivent Kaoo ), offre 1 aspect du bouleversement. Elle est couverte de ruisseaux de lave ancienne qui s’est étendue jusqu’à la mer. Le promontoire dü sud semble composé de scories, de roches brisées pleines de crevasses , amoncelées et terminées en - •• »• 1 • * 9

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aiguilles. L’histoire de ces îles que nous ne connaissons que depuis Cook, nous laisse ignorer les éruptions de ce volcan. . — <-r.-y • > ■ ... ••

Des îles Sandwich, on /regagne la côte d’Amérique, pour traverser la zone torride à l’aide des vents généraux; et au-delà du tropique- du sud, par 8' 3o", on trouve la petite île de Pâques , vraiment volcanique, quoiqu’elle n’ait pas de volcan brûlant; on peut en voir ,1» description daus. le voyage de Cook, a. Le rivage, de -cette . île est composé de-roobers brisés.1 « Leur a$ppç£ caiverneu^ ; . leur couleur noire ) ferrugi- « neuWKlàfiHOhÇfiftt vestiges nd’wn ileu/. souterrain.. « La fjurft^q dfMipays- est .hécissé«rde>rQ0h<«dans, le dés- « ordre du <ljB-,.’<îcaad|r«s^ hérissée

« de pitres, efcphéne 4e,niiaéça.vw volcaniques;

« on np spupuit attribuer qu’à l’action du feu un si pro- « digieux bouleversement. »

Lorsque nous avons dû parler de cette île dans notre ' Dictionnaire de Géographie Maritime, nous avons signalé des monumentsétonnants,des figures colossales, sur l’origine desquelles .l’imagination ne peut se faire aucune idéç; et comme les habitants actuels de cette petite île sont, d^ns un état. d’abrutissement complet, on a raison de croire <^u’ils neuf été capables ni de concevoir,.ni d’ébaucher dp pareilles sculptures ; des monuments semblables dpiyent être l’uu.vragc d’un grand peuple répandu sur un grand pays ;et nos lecteurs, désormais familiarisés avec les changements que le feu et l’eau peuvent produire sur le globe, ont lieu de donner ici carrière à leur imagination sur les événements qui ont relégué de semblables mouuinents sur un aussi pe-

VOLCANS

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tit théâtre. (Voyez la conclusion au dernier chapitre de cet ouvrage.) . > . . i • . • ' ,,

Les vents généraux nous entraînant dans leur cours de concert avec les courants, nous conduisent à l'archipel de la Société, si connu par la femeuseOtaïti, ou bien Otahiti , île trop célébrée par les voyageurs, et dont les détails ont été avidement saisis par les amis du merveilleux. Cet archipel de la Société est, semblable à tous ceux de la mer Pacifique, ju3<jn a laJfoUvelle-Calédonie. Ils sont tous Organisés) par te féw. ILèur or^tfie est la même; èt-eottlulè! '«hit fttttt dte géftntt-, 6n ne

peut juger aveé cettitude si ces des sont les débrht’d’uu continent péri1 datls 'bite^explosiorr velcÿftiqué , ou si elles ont été lancéesdn'ftmddeia notre

opinion pat tienbère;' nous pensons ^due ,

leur direction, sont une preuve qu'eHés Sont attachées par la base à une chaîne granittt[QëA? montagnes sousmarines, qui lie l'Amérkjuq è la NOuvCîte-Héliande; nous les considérons donctcothme IpS testés* d’un ancien naufrage ;eê,VèS*!aih$$,qaeinOHS expliquons leur population et leur langage (ypyékt le denWer cliapitre); ht mer repaie ici cotntSè pdrtout'dél'd&aslrcs du feu , et trous osotts: entrevoir qu «n jour h venir tous ces archipel» seront réunis. (.Kw ls épouvatltebléS’ ravages n’a donté flotre gîobè, puisque

nous voilà déjà capables» de signaler quatre principaux théâtres de ‘ses* fureurs; la Méditerranée, lit golfe du Mexique, l’océan Indien, et presque toute fermer Pacifique. Et nous devons le dire, notre malheureuse planète n’a pas encore parcouru toute la carrière de ses désastres; l’Olcéan réparera toutes ces blessures que le feu

Tiô GÉOGRAPHIE PHYSIQUE.

lui a faites; de nouveaux continents remplaceront ceux' qui se sont abîmés; mais le feu, y trouvant de nouveaux aliments , y viendra ‘déployer de nouveaux attentats, y livrer de nouveaux assauts, qui, détruisant tous les témoignages écrits , tlfe laisseront dans la mémoire des hommes que des traditions (infuses de chaos, de catastrophes. Ainsi, ignorant son origine; l’homme ne saurait d’où il vient, ni où il va, si la religion ne venait 1b ldi apprendre.

L’archipel de la Société ne brûle pluï“ mais Otahiti , la mieux cortnife; porte tous les indices dû fén qui l!ù brûléei Les laves, les pierres ponCéS, l’aRgilfe dès collines, tout annonce Son ahèieilnè conflagration.

Au nord des îles de la Société , sont les Marquises de Mindana. La principale de ce groupe est ta Dominique. C’est une île volcanique , liérisséè de rochers escarpés et de pics excavés qui s’élèvent SuCSOh centre. Les bouleversements dont elle a été le théiltre , s’annoncent em core par des parties 'perpendicidaires déchiquetées eri obélisque?.

A IfoueSt de Ces deux archipels, Cri rencontré' les îles des Amis. LC feu qtû: s?est éteint dîthS! les îles dë lé Société a conservé ici sOn empire:’ Les îles des Ainis sont fort nombreuses', les naturels CH comptent1! 5<)'et plus. Parmi les 'principales' qtiiOûtU'été visitées ; otl compte Anamrnkü, dont lé cratère est reconnaissable; Toufoa , dont le pic est im VolcttW existant et exhalafit de la fumée et des flammes. Celle dé Tonga tabou, porté dans su structuré, dans ses excavations , dans ses maSses perpendiculaires, tOUs les vestiges d’un bouleversement violent. Celle d’ArHataffoa n’est qiiilh rocher volcanique

VOLCANS. la^

de cinq lieues de tour. Les rochers de Son contour sont brûlés , le sol est couvert d’un sable noir brûlé; Le pic du milieu de l’île vomit des tourbillons de fo-* tnée. Cook y ayant essuyé un orage , s’aperçut que les gouttes de pluie étaient imprégnées de soufre , produit: des éruptions du volfcan. ‘A

En quittant les îles des Amis; les vents, les courant portent aux Nouvelles-Hébrides. Parmi ces îles , il V éh a -quatre dont les volcans sont en pleine activité : ce sont les îles de la Pentecôte, Mallicolo, Ambrym, fà Tanna. La Nouvelle-Calédonie termine ce groupe vers l’ouest. Cette dernière est primordiale, et c est sur ses fondements que s’appuient les derniers effort! dü feu dont tout l’archipel que nous venons de passer eiü revue attestera préifeneeJe dis l’archipel ; car en voyant la géographie en grand , tous ces archipels n’en (lotit qü’un; et si l’on observe que les volcans- les plus vôisins de l’Amérique sont éteints , tandis qûe les plus Violents sont vers l’ouest, on reconnaîtra avec nods qUÔ l’incendie est parti de l’Amérique, et que les masse! primordiales des terres 'Australes l’ont arrêté - dairi sâ marche. Il ùe s’en est pas morns frayé un passage dans l’enveloppe calcaire de la Nouvelle- Calédonie. Le! basaltes répandus vers le cap Queen-Chaflote, annoncent sa présénee antérieure et son travail. Tanna est l’île du groupe dorit le volcân a été-lfemieO* Observé: C’est une colline conique avec un cratère à 36W centre! Cette colline est revêtue d’une enveloppe composée d’un amas de pierres brûlées. Le volcan a fréquemment des éruptions. Il y a autour de cette montagne, des vOlcanS secondaires comme la .Solfatare: leur sol est infiniment

I a8 GÉOGRAPHIE PHYSIQUE,

chaud , sulfureux ; il exhale des vapeurs qui sont plus abondantes et plus épaisses quand le volcan travaille , ce qui indique une communication souterraine; communication que je crois d’ailleurs indispensable dans un aussi petit espace.

Au sud de la Nouvelle-Calédonie, on trouve la pe* tite île Norfolk. Le feu se creusant une galerie pour se rendre sous la Nouvelle-Zélande , a trouvé dans l’île Norfolk un foyer d’incendie assez énergique pour se former un soupirai); mais ce volcan est épuisé. Son existence est démontrée par les substances qu’il a vomies et les rochers rompus qu’il a culbutés. On y trouve de la lave, indice infaillible de sa conflagration antérieure.

Après l’île Norfolk, on rencontre la Nouvelle-Zélande et la, Nouvelle-Hollande, terres en apparence primordiales, et sur lesquelles la géographie en est encore aux recherches. Le contour d« la deruière n’est pas encore bien eoqnu , et l’histoire naturelle attend des renseignements pour prononcer sur la géologie de ce nouveau continent; mais si nous ne connaissons point son volcanisme avec certitude , nous en avons déjà des indices certains. Plusieurs montagnes fument , il en est même sur la côte de l’est qui ont reçu le nom de montagnes des fumées. La nature a organisé ce vaste pays par ses deux agents fidèles, le feu et l’eau: jusqu’à présent, nous l’avons vue constante et uniforme dans sa marche; sans doute elle ne varie point ici. Déjà nous avons reçu des basaltes de la terre de Diemen , et recueillies par l’expédition de 3VJ., Baudin. D||où nous concluons que ce vaste

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pays a été soumis au feu. Nous aurons sans doute des renseignements cer^tins sur cet objet par ia publication du voyage de M. Freycinet , qui ne nous est pas connu au moment où nous écrivons. • . r

Revenant à l’ouest, vers le cap.de Bonne»Espérance , on trouve la petite île de Kerguelen, que Cook a nommée (le de la Désolation, lies glaces- de cet hémisphère n’ont pas plus arrêté le feu que celles de l’iceland. L’île de Kerguelen, a brûlé;: i*on soi composé de laves, de roches noires., sans.- oaughet<végéfc»d^j -soa( terrain couvert de rocliere.esearpés, fendus dans lftur hauteur, déchirés, posés eUfflWÇiéhi éq*t»l»bro* lufcû»*- sur les autres; tout offre te.*psct3pleî<i’une mine nouvellement sautée. L’île ne produit pas la moindre végétation ; tout est pierre et rocher. Comme cette, îte n’a été vue que rarement, il se peut que; son volcan ait été calme lors du passage des .voyageurs .qui l’ont visitée; ainsi, nous ne pouvons savoir si elle brûle encore ou si elle est éteinte. . ;.;1 «*, -vil eiio-‘.ti * i i t .

Nous n’ayons pas cité, parmi Je* îles de la mer Pacifique, six petites îles de peu doLeoueéquence, qui portent le nom d 'lies Volcans r mW autre nom. L’exactitude veut que nous les indiquions à nos lecteurs.

Ile .Volcan, dans l’archipel des îles Salomon., par io° a 5' sud, et i63° ad' à ^Vutttude .Paris ; qn en a vu les éruptions en 1797. . r J» ».-4 fi »«?->.. ,.

Ile Volcan, mir la côte 4li .nord-e$t de la Nouvelle- Guinée, au sud des Anachorètes, par 4 sud, et i4a° 1 5' à l’est de Paris. .1 , • . , * ,,

Ile Volcan, sur la même côte, par 3°a5' sud, et i4o° 5a' à l’est de Paris.

seco*OK hitii, Q

j3o géographie physique.

Ile Volcan, au nord de 111e de Soufre, entre Malabrigo et Grampus, dans la mer Pacifiqu|du nord, par *6° 3o' nord, et 146° i8' à lest de Paris.

Ile Volcan, au sud-est du Japon, et au sud des îles de i664, par 33° J# nord, et i4i° a3' à l’est de Paris.

Ile Volcan, au sud-est de l’île de Niphon au Japon, par 34° nord, et i37° 20' à l’est de Paris.

Et enfin, Gebel-Tor dans la mer Rouge; la montagne de cette île est un cône qui fume presque continuellement.

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