‹ Abscès Du Poumon Et Pathogénie EmboliqueChapitre 38 sur 58 · IE S · texte numérisé non relu

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phonie peu nette ; il n’y a pas de souffle pleurétique et le signe du sou est négatif. Dans l’aisselle droite, on entend quelques râles bulleux aux deux temps de la respiration et celle-ci est un peu ronflante à la partie antérieure du thorax.

L'examen du poumon gauche le montre à peu près normal. On entend cependant quelques râles sous-crépitants vers la partie moyenne du champ pulmonaire.

Les autres examens ne montrent rien d’anormal. Le cœur ne présente aucune lésion. La tension artérielle est 13-6 1/2 au Vaquez. Les réflexes sont normaux. Les urines de 24 heures sont émises en quantité suffisante, mais elles sont hautes en couleur. Elles ne contiennent ni sucre, ni albumine, ni pigments ou sels biliaires. Elles laissent un léger dépôt blanchâtre dans le fond du bocal.

Dans les antécédents, on ne note pas de crise douloureuse analogue. Le malade n’a jamais présenté de colique hépatique, ni d’ictère. On trouve par contre un passé pulmonaire chargé ; il aurait eu en effet trois congestions pulmonaires : une à l’âge de 10 ans, une autre à 18 ans, enfin la dernière au mois de mars 1933. Il n’eut jamais d’hémoptysie. Il a séjourné trois années au Maroc, mais n’aurait présenté aucune des malades sévissant dans ce pays. Par ailleurs, les dents sont en très mauvais état et le malade est atteint depuis longtemps d’une sinusite chronique.

Devant le syndrome pleurétique constaté, deux ponctions exploratrices successives sont pratiquées le 28 novembre à des niveaux différents. Elles sont toutes deux négatives.

Le 29 novembre, le malade présente dans la journée trois crises douloureuses paroxystiques dans l’hypocondre droit qui nécessitent l’usage de la morphine. Les signes pulmonaires ne sont pas différents de ceux des jours précédents, mais le malade qui, jusque-là n’expectorait pas, se met à cracher beaucoup pendant la nuit suivante. Les crachats, d’odeur désagréable très aigre mais pas fétide, se répartissent en trois couches superposées : l’inférieure purulente, la moyenne séreuse et la supérieure muqueuse. La recherche des bacilles de Koch s’y montre négative.

Le 30 novembre, le malade souffre moins et n’a pas de crise douloureuse intense. Mais examen pulmonaire montre un changement important. En effet, bien que l’on ait toujours une matité franche à la base droite avec abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire dans cette zone, on trouve au-dessus de la matité une région tympanique, dans laquelle on perçoit un souffle amphorique très net avec retentissement amphorique de la toux et de la voix. Le signe du sou est négatif et il n’y a pas de succusion hippocratique. Une nouvelle ponction de la base est négative.

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