I. —— DIAGNOSTIC POSITIF
Le diagnostic positif est impossible à la phase de formation de l’abcès. L’affection pulmonaire aiguë pneumonique ou bronchopneumonique ou bien l'affection subaiguë du type congestion pulmonaire n’ont pas de signes particuliers permettant de soupçonner ou même d'envisager la formation de l’abcès. Ni la fièvre, ni le chiffre de la leucocytose, ni la gravité de l’état général, ni la septicémie concomitante, ni la ponction précoce ne peuvent apporter d'éléments suffisants.
La possibilité de diagnostiquer l’abcès n'apparaît qu’au moment où l'affection en arrive à la phase d'ouverture bronchique. Il n’y a cependant pas forcément dans tous les cas de grandes vomiques purulentes. Les signes physiques cavitaires n'existent pas toujours et la radiographie ne montre pas dans tous les cas d'image hydroaérique nette.
Aussi devra-t-on souvent se contenter, pour faire le diagnostic, d'une symptomatologie minimum.
a) L'existence de vomiques nummulaires révélées par la mesure de l’expectoration quotidienne est le signe le plus important. Cette expectoration ne doit pas être bacillifère.
b) Une allure atypique au cours d’une pneumonie, d’une bronchopneumonie, d’un infarctus ou de toute autre affection pulmonaire classique, entre autres l’apparition d’une hémoptysie, l’absence de défervescence, une température à grandes oscillations, la persistance de signes stéthacoustiques, l’apparition de râles humides, la recherche positive d’une haleine malodorante à la fin d’une quinte de toux, doivent faire penser
à la suppuration et la faire rechercher. F*