‹ Abscès Du Poumon Et Pathogénie EmboliqueChapitre 52 sur 58 · LAON · texte numérisé non relu

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fatale et que des indications et une technique rigoureuses ne peuvent malgré tout éviter, sont les arguments importants opposés par les nombreux adversaires du pneumothorax utilisé comme traitement des abcès du poumon. Au contraire Ascoli, Rist et Jacquelin, partisans convaincus du pneumothorax au cours des abcès du poumon, font valoir que la rareté des accidents entre des mains expérimentées est largement compensée par les beaux succès qu'ils ont obtenus. Jacquelin, Renault et Gorse ont publié en 1932 une statistique portant sur 16 cas avec 12 guérisons. È

Les conditions anatomiques et topographiques sont primordiales et l’on doit toujours les envisager si l’on songe au pneumothorax artificiel. L’abcès doit être strictement unilatéral et de dimensions restreintes, inférieures en général au quart du champ pulmonaire ; la plèvre doit être libre d’adhérences et assez distante de la zone abcédée pour obtenir un bon décollement et pour éviter la rupture de la poche purulente dans la cavité pleurale ; le médiastin ne doit pas être trop rapproché pour avoir une bonne rétraction de la cavité abcédée. Si ces conditions ne se trouvent pas réunies, il est préférable de s’abstenir de toute collapsothérapie. Dans ces conditions se trouvent exclus de cette thérapeutique, les suppurations diffuses et les abcès situés dans un parenchyme pulmonaire déjà lésé par des atteintes antérieures marquées. De plus, l’état général du malade, l’examen des différents viscères guideront également. Une expectoration très abondante ou des vomiques fréquentes feront craindre une rétention purulente ou l’inondation septique de l’autre poumon au cours de la collapsothérapie. La nature des germes microbiens en cause entre également en considération, les abcès gangréneux, surtout à forme extensive, donnant très souvent des échecs.

La durée du traitement est variable. En moyenne, le pneumothorax doit être entretenu pendant trois à six mois, mais la cicatrisation est plus rapide que dans la tuberculose et les récidives bien moins fréquentes. En cas d'échec, il faut savoir le reconnaître, ne pas s’obstiner dans cette voie et ne pas laisser passer l'heure chirurgicale. De plus, lorsque le pneumothorax a été réalisé, mais n’a pas donné les résultats espérés,

un délai assez long, retardant d'autant la date de l'intervention, sera encore nécessaire pour permettre au poumon de reprendre contact avec la paroi thoracique.

Enfin les cures thermales et climatiques pourront être utilement prescrites, soit à titre préventif chez les sujets à appareil respiratoire particulièrement sensible, soit à titre palliatif dans les phases chroniques invétérées où elles seront alors souvent utilisées avec profit pour soulager les malades et éviter le plus possible les rechutes. Suivant les cas, on aura recours soit aux cures climatiques qui diminuent les facteurs d’irritation et d’infections secondaires, soit aux cures sulfureuses ou arsénicales qui améliorent l’état des muqueuses des voies respiratoires inférieures.

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