‹ Absorption par les plantes de quelques sels solublesChapitre 36 sur 59 · Bot. zeitung., 1892, p · texte numérisé non relu

Bot. zeitung., 1892, p

2. Comptes rendus, t. CXXI (1895), p.834 et Ann. agron., t. XXII (1896), p. 5

férence de teneur en chlorure de potassium. Cette façon de voir est d'accord avec ce qu’a observé récemment M. van Rysselberghe*. D’après cet auteur, une cellule peut accroître sa pression osmotique, et cela de diverses façons, principalement en faisant passer à l’état soluble des substances primitivement insolublés.

Examinons maintenant la seconde portion des tiges située au-dessus de celle que nous venons de considérer.

Sauf pour l’expérience n° 5, que nous laisserons de côté pour le moment, le liquide cellulaire de cette région est moins riche en chlore que celui de la première ; les rapports des concentra-

tions sont :

Faut-il en déduire que les cellules de cette portion de la tige ont pour le sel un coefficient d'absorption plus petit que celui des cellules inférieures? Il me semble plus simple de regarder ce cogfficient comme étant le même pour les deux régions, et de voir là un effet de la diffusion : le liquide est moins chargé en sel que le précédent parce qu’il est plus éloigné du point où arrive ce sel. C'est ce qui ressort de l’ensemble des autres nombres et de l'allure générale des courbes 1, 2, 3 et 4.

A quoi tiennent les irrégularités observées? comment expliquer les paliers que présentent ces courbes? Il faut voir là un effet de l’'évaporation. Dans les expériences 4 et 4, la concentration est la même pour les deuxièmes et troisièmes portions analysées ; c’est dans cette région que les feuilles s’écartent de la tige; en ces points, la transpiration est bien supérieure à ce qu'elle est dans les régions inférieures, où les feuilles sont étroitement appliquées les unes sur les autres de façon à former un cylindre régulier. La concentration tend à s’accroître par suite de ce défaut d’eau.

Pour l'expérience n° 2, cet effet est moins sensible que pour les autres, cependant la courbe s’infléchit nettement en passant de la deuxième à la troisième portion et devient horizontale de la troisième à la quatrième.

Après ces paliers, les courbes reprennent leur allure descendante, parce que les feuilles étant bien écartées l’évaporation

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